GRAINE. CRASSES PARASITAIRES
de simple exhalation sanguine combinée à des mucosilés bronchiques, il n'en est plus de même des crachats visqueux, de couleur rouillée, abricot, sucre d'orge, safranée, verdâtre, qui sont bien propres à la pneumonie, et avec lesquels il ne faut pas confondre les crachats gelée de groseille signalés par Stockes dans certains cas de cancer du poumon. M. Grisolle indique comme devant être distinguée de la couleur verdâtre des crachats pneumoniques celle que les crachoirs de cuivre peuvent donner à des crachats non pneumoniques. Il rappelle aussi que les crachais jus de pruneaux, considérés par MM. Andral et Chomel comme palhognomuniques d'une pneumonie, ne sont pas jugés ainsi par Laennec, et que MM. Boussct {Thèse, 1827) et Mériadec Laennec admettent que l'apoplexie pulmonaire coïncide alors, à un certam degré, avec la pneumonie; lui-même ne se prononce qu'avec réserve sur leur valeur {Traité de la pneum., 1841). Le docteur Remak, de Berlin (1 845), a vu dans les crachats des pneumoniques de petites concrétions bronchiques ramifiées, quelquefois visibles à œil nu, mais surtout en étalant les crachats sur une plaque de verre nœr, après les avoir fait séjourner dans l'eau.
Je n'irai pas plus loin dans cette étude séméiologique des matières expectorées, pour ne pas m'exposer à des redites inutiles, laissant le lecteur se reporler aux articles qu'il sera naturellement entraîne à consulter en présence des particularités sur lesquelles je ne me suis pas appesanti. CRACHOTEMENT. — F. Rage.
CRAMPES. — F. Convulsions (p. •231), et Contractures. CRANE. — Les parois osseuses du crâne empêchent que son volume varie dans la plupart des lésions des parties qui y sont contenues. Si l'on excepte les tumeurs partielles qui sont du domaine de la chirurgie, l'hydrocéphalie seule peut être signalée comme origine d'une ampliation générale et parfois énorme des parois crâniennes, se produisant dans l'enfance avant 1 ossification des sutures, et pouvant persister jusqu'à l'âge adulte (F. Hydrocéphalie) .
^ Parmi les symptômes qui siègent au niveau du crâne et qui intéressent le médecin, je dois signaler : les différentes douleurs, dont le siège au niveau des téguments, des parois osseuses ou des organes intra-crâniens, doit être recherché avec soin {V. Cepualalgie); la tuméfaction œdémateuse et inflammatoire qui survient par suite de 1 extension au cuir chevelu de l'érysipèle de la face; les diverses autres lésions qne 1 on rencontre sur le cuir chevelu avec une marche aiguë ou chronique, comme les abcès symptomatiques, les pustules impétigineuses, les différentes éruptions qm attectent de préférence cette partie de la surface cutanée, et que l'on a particulièrement désignées sons le nom de teignes.
U palpation, et surtout ïinspection des parties à l'œil nu, celle des produits .patliologiques et des cheveux au microscope, sont les moyens mis en usaoe i.our recueillir les éléments directs du diagnostic.
CRAQUEMENT. — F. Râles, et Frottement (bruit de) CRASSES PARASITAIRES. - M. Razin réunit sous ce titre plusieurs affections cutanées dont il attribue le développement à un végétal parasite vivant aux dépens de 1 epiderme : le microsporon-furfur d'Eiclistedt. C'est en se basant sur 1 existence de ce champignon qu'il a groupé ici des affections aui sont difiérentes pour les auteurs qui l'ont précédé (F. Parasitaires - affections). Ce sont le pity riasis versicolor, le chloasma ou manda gravidarum, les taches hépatiques, les
CRÉP1TAT10>\ CRI.
éphéltdes lenticulaires, qui se montrent principalement sur le tronc et le visage. Il a été question de ces affections aux articles Pityriasis et Macules. CRÉPITANT (Rale). — V. Râles.
CRÉPITATION. — La succession de bruits secs et ré]3élés que l'on a nommée crépitation et que l'on perçoit à l'auscultation de la poitrine, se passe dans les vésicules pulmonaires, où elle constitue des râles particuliers (F. Râles). Une sensation tactile de crépitation se constate au niveau d'un emphysème sous-cutané, de calculs biliaires accumulés dans la vésicule, de noyaux de cerises agglomérés dans l'intestin, ou des fragments d'une fracture.
CRÉTINISME. — Le diagnostic du crétinisme est trop simple pour nous' arrêter longtemps. C'est celui de l'idiotie extrême se montrant dans des conditions d'endémicité particulières, dans certaines vallées profondes et humides des Alpes et des Pyrénées. Cependant l'idiotie complète et l'endémicité ne sont pas des conditions absolues. On sait que la plupart des crétins, mais non tous, ont un goitre plus ou moins volumineux.
CRI. — Le cri n'a de valeur symptomatique que chez les enfants à la mamelle, qui n'ont pas, ainsi que les individus plus âgés, la voix articulée comme moyeu d'expression. RilJard et, après lui, Valleix et les observateurs qui se sont occupés à décrire les maladies des enfants nouveau-nés, ont décrit ce signe, qui n'a réellement d'importance que dans un nombre limité de conditions.
Après avoir rappelé les causes accidentelles qui provoquent le cri chez l'enfant nouveau-né, Billard l'a considéré suivant sa forme, son timbre et sa durée; mais on peut négliger cette dernière considération comme trop peu importante. Bdlard a insisté avec raison sur la distinction du cri dans l'expiration et de celui de la reprise qui a lieu dans Tinspiration. Quand le timbre du cri est altéré, il faut observer avec attention si c'est la reprise ou le cri proprement dit qui offre l'altération.
Lorsque la reprise seule se fait entendre, et que le cri est étouffé, l'air ne pénètre pas ou pénètre peu dans les poumons; on doit avoir alors dans le cri la preuve trèsprobable d'un engouement ou d'une inflammation des poumons, ou bien le signe possible de l'inflammation de la glotte ou des bronches (Billard). Le cri aigu de la reprise se manifeste exclusivement chez l'enfant en proie aux douleurs d'une a7îgine intense, d'une strangulation imminente produite parla présence d'un corps étranger dans le larynx, ou du croup, dans lequel le cri aigu a été comparé au chant du coq, sans être cependant pathognomonique.
Le cri expulsif est remarquable par son acuité et son intensité dans la méningite, suivant Coindet, qui l'a Q\énon\mé hydrencéplialique, et qui le croyait à tort propre à l'inflammation des méninges. M . Rilliet a observé des cas de maladies catarrhales s accompagnant dans l'enfance de somnolence et de cris identiques à ceux de la méningite, mais qu'il est disposé, avec M. Barthez, à rapporter à des douleurs névralgiques violentes (M«/ft(L rf^^s f^wf., t. l, p. 467).
Valleix (Clin, des malad. des nouv.-nés, 1858) a fait remarquer que le cri est aigu, entrecoupé, faible, souvent étouffé et voilé dans tous les cas graves, et que dans le sclérème, ces caractères sont loin d'annoncer toujours l'œdème de la glotte, comme on l'a avancé avant lui. Enfin, suivant Billard, le cri proprement dit serait souvent voilé seul dans les affections catanhalcs des bronches ou du larynx, et le cri chevrotant serait ]ieut-être un indice de l'œdème de la glotte.