‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 72 sur 245 · ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

ENCÉPHALE

attentifs du malade que l'ou pourra seulement décider si les accidents cérébraux sont réellement primitifs.

Quant aux encéphalopalhies secondaires se montrant manifestement dans le cours d'une maladie préexistante, il me faudrait rappeler un si grand nombre d'affections que cette énumération perdrait par cela même tout intérêt. 11 est clair que le premier but du praticien, en pareille circonstance, est de constater la maladie principale, dont les phénomènes encéphaliques n'existent qu'à titre de complications. Or, ces complications sont signalées à propos de chacune des maladies qui en sont le point de départ.

Mais il y a une autre question, tout aussi importante que la nature primitive ou secondaire des accidents encéphaliques, à élucider au lit des malades ; c'est celle-ci : existe-t-il ou noîi une lésion cérébrale ?

Il y a certains groupes de symptômes qui, apparaissant dans des conditions particulières, doivent faire soupçonner l'existence d'une lésion matérielle de l'encéphale. Ce sont une perte subite de connaissance immédiatement suivie d'hémiplégie persistante plus ou moins complète chez l'homme, ou une céphalalgie opiniâtre avec paralysies partielles et contractures à progrès lents, mais croissants. 11 en est de même d'accès épileptiformes de plus en plus fréquents avec altéi ation croissante de l'intelligence et des sens. Cependant ces règles générales n'ont rien d'absolu, et si un grand nombre d'observations autorise ce diagnostic, il faut que l'on sache qu'il y a des faits exceptionnels dans lesquels l'absence de toute lésion à l'autopsie vient de temps à autre dérouter le praticien.

D'un autre côté, il y a un certain nombre de conditions pathologiques qui doivent faire rejeter la probabilité d'une lésion encéphalique. Telles sont les hémiplégies qui surviennent après une perte de conmksmce die:i les jeunes femmes^ et qui sont presque toujours de nature hystérique. J'ai observé récemment un fait qui démontre ici encore combien est épineuse à résoudre la question des lésions cérébrales pendant la vie. 11 s'agit d'une jeune fdle hystérique, atteinte depuis plusieurs mois d'une hémiplégie droite incomplète, rattachée d'abord à la névrose, et qui, ayant succombé rapidement dans une attaque épileptiforme, piésenta un kyste volumineux qui comprimait le lobe moyen gauche du cerveau. Une seule circonstance m'avait fait soupçonner une lésion des centres nerveux, c'est une chorée partielle (des muscles du liant de la face). La chorée limitée a été, en effet, indiquée comme un signe distinctif des convulsions choréiques avec lésion (V. Cuorée). Les encéphalopathies par intoxications doivent encore cire considérées comme indé[)endantes de toute altération saisissable des centres nerveux, qui subissent pourtant l'influence delà substance intoxicante; mais, ici encore, rien d'absolu ne saurait être exprimé. Toutefois, suivant M. Duchenne (de Boulogne) ou aurait, dans la faradisation localisée, une sorte de pierre de touche qui, dans certains cas embarrassants, trancherait la queslion; mais Félectrisation est surtout utile pour la distinction des diverses espèces de paralysies partielles. Pour la solution du problème pratique qui m'occupe (la distinction des phénomènes cérébraux avec ou sans lésion encéphalique) l'électrisation n'est pas une source de données distinctives suffisantes, puisque le même résultat, c'est-à-dire la conservation de la contraclilité électro-musculaire des parties paralysées, se rencontre à la fois dans les paralysies avec lésion cérébrale et dans les paralysies hystéiiques ou rhumatismales, dans lesquelles ces lésions manquent

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