II. Entérite chronique
A l'état chronique, l'inflammation intestinale est très-rarement spontanée à l'âge
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aduUe. Le plus souvent elle est symplomatique, et, dans les deux cas, la diarrliéc prolongée est presque le seul symptôme de l'entéiite.
Dans le jeime âge, l'entérite chronique primitive est au contraire fréquente, tandis que l'entérite symptoniatique est rare. Elle survient le plus ordinairement chez des enfants âgés de moins de six ans, soumis à un mauvais régime, et jiresque toujours à l'époque de la dentition ou du sevrage. Elle est caractérisée par la diarrhée, les douleurs de ventre, par des selles plus ou moins abondantes de couleur diverse, contenant parfois des aliments à moitié dij^éiés, rarement du sang clair, sanieux, mêlé à des mucosités ou à du [)us, par un pouls petit et fréquent et un dépérissement graduel ]\\^i[\rd. la mort.
On ne rencontre, suivant MM. Barthez et Rilliet, une détérioration générale et un aspect cachectique aussi prononcé, chez les enfants, qne dans l'entérite chronique et dans la tidjcrculisation. A part l'affection tuberculeuse, toutes les fois donc qu'on verra un enfant ])résenter du dépérissement avec dévoiement continu, ou rarement intermittent, douleurs de ventre, etc., le foie et la rate étant sains, ou pourra croire, presque sans certitude de se tromper, qu'il est atteint d'une maladie <les intestins. Le diagnostic serait complet si l'on déterminait : i° quelle est la lésion intestinale; S'' s'il existe des complications.
La détermination de la lésion intestinale, inflammation simple, ramollissement, ulcérations, est d'autant plus difficile que les mêmes symptômes peuvent se constater avec les lésions les plus profondes ou les plus légères, et même, dans des cas exceptionnels, sans lésion intestinale sensible; toutefois on n'oubliera pas que c'est presque toujours le côlon qui est le siège de l'entérite chronique. Une seule lésion me semble pouvoir être diagnostiquée ; ce sont les ulcérations^ lorsque du pus strié de sang se trouve dans les matières excrétées. — Les complications résultent de la débilitation où se trouve l'enfant. Ce sont l'auasarque, la broncho-pneumonie et les fièvres exanthéniatiques, qui, le plus souvent, viennent hâter la mort.
ENTÉROLITHES. — V. Calculs (intestinaux).
ENTÉRORRHAGIE. — F. Hémorriiagies (par l'anus).
ENTOZOAIRES. — Tous les entozoaires de l'homme qui ont été décrits n'intéressent pas également le médecin praticien ; aussi ne sera-t-il question dans cet article que de ceux dont la présence peut être reconnue pendant la vie, soit à des signes caractéristiques, soit par leur expulsion au dehors de l'organisme, où ils sont constatés à l'œil nu ou aidé du microscope. Je renvoie le lecteur qui désirerait étudier complètement la question des entozoaires, surtout au point de vue de l'histoire naturelle, à la Zoologie médicale de M. Moquin Tandon, et surtout à l'ouvrage spécial tout récent de M. Da vaine [Traité des Entozoaires et des maladies vermineuses, 1 860), qui me fournira les principaux matériaux de cet article.
Les entozoaires de l'homme sont très-variés et très-nombreux, quoi(pie les recherches modernes en aient simplifié la nomenclature en éliminant un grand nombre d'espèces fictives, et en groupant, dans certaines tribus (cestoïdes et trématodes), beaucoup d'autres espèces considérées comme distinctes par les anciens observateurs, et qui ne sont que des transformations d'une même animalité, en vertu de leur génération alternante. Mais je n'ai pas tant à insister sur les distinctions zoologiques des entozoaires que le praticien doit connaître, que sur leur SiV{/^^ ana-
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tomique dans tel ou tel organe. Les accidents qu'ils provoquent étant différents suivant leur habitat, cette distinction est naturellement la base la plus pratique du diagnostic.
Je vais principalement traiter du diagnostic des entozoaires des voies digestives, cil il est le plus ordinaire de les rencontrer ; j'exposerai ensuite le petit nombre de données pratiques qui ressortent des faits connus relativement aux entozoaires des autres organes, en faisant remarquer que j'ai traité à part des hydatides dans un article particulier, et que j'ai reporté au mot Parasites (animaux) la question des épiwaires. Je négligerai complètement les entozoaires dont l'existence n'est rien moins que démontrée, ou qui, n'ayant donné lieu à aucun phénomène apparent pendant la vie, n'ont été constatés qu'après la mort. Tels sont les vers des voies )'esfiratoires, les vers microscopiques du système sanguin^ les tubercules vermineux de \ estomac et des ganglions bronchiques, le distome du [oie, etc.