‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 77 sur 245 · I. Entozoaires des voies digestives · texte numérisé non relu

I. Entozoaires des voies digestives

Les entozoaires de l'intestin, observés chez l'homme, qui donnent lieu à des pliénomènes symptomatiques communs, sont compris dans les nématoîdes et les cestoïdes. Les ascarides et les oxyures se rapportent au premier type, et les ténias au second. Mais, en outre de ces entozoaires, il en est qui paraissent donner lieu à d'aulres accidents particuliers (l'anchylostome duodénal), ou bien qui se montrent simplement dans les évacuations intestinales examinées à l'aide du microscope, et qui se rattachent au type des 'protozoaires.

Lorsque les vers intestinaux donnent lieu à des phénomènes appréciables, ce qui n'a pas toujours heu, c'est dans le dérangement des fonctions intestinales ou dans des troubles sympathiques des autres organes que ces phénomènes se manifestent.

Du côté des organes digestifs^ on a noté : des douleurs abdominales très- variées, quelquefois déchirantes, des coliques, picotements , d'autres ibis des sensations de reptation ou de contraction, soit dans l'abdomen, soit dans le pharynx ou dans l'œsophage, une haleine acide ou fade, de la salivation, la tuméfaction du ventre, de la soif, de Y anorexie ou une faim exagérée^ des nausées ou des vomissements., rarement des selles sanglantes^ souvent des démangeaisons à l'anus. — Du côté des autres organes, on a constaté de nombreux phénomènes sympathiques : une ^m<ic sèche, un irrégulier, des palpitations^ à^?, défaillances, la dilatation des pupilles, du strabisme, des troubles de la vue, l'amaurose, la cécité, la surdité ou l'exaltation de Vouïe^ la perversion du goût ou de X odorat, de vives démangeaisons au nez, des hémorrhagies nasales, du prurit et des fourmillements à la peau, des sueurs abondantes, de la céphalalgie, des vertiges, des douleurs vagues, surtout aux articulations, de Vagitaiion, des grincements de dents, de la somnolence ou du coma, des convulsions.

Ceci n'est ])as un tableau de la maladie, mais une simple énumération de phénomènes qui, groupés en certain nombre ou isolés, constituent autant de manifestations symptornatiipies. Cette multiplicité de phénomènes fliit immédiatement prévoir la facihté des erreurs ])lus ou moins graves de diagnostic qui doivent se conmaettre, jusqu'à ce que l expulsion des helminthes vienne faire cesser les accidents et démontrer ainsi leur nature. En l'absence de cette expulsion au dehors, en effet, on ne peut que soupçonner la nature de la maladie, et on la méconnaît nécessairement si les phénomènes se groupent de numière à caractériser une autre affection. On a vu

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des lésions intellectuelles (manies diverses)^ Vliijstérie, la catalepsie, le tétanos, les convulsions épileptiformes, la chorée, les tremblements, même des paralijsies diverses, et jusqu'à Vhydrophohie non rabique, être sous la dépendance d'entozoaires intestinaux, ainsi que le démontrait la guérison immédiate de ces états nerveux après le rejet complet des helminthes hors de V organisme.

Une donnée précieuse de diagnostic, puisqu'elle peut faire soupçonner les cntozoaires intestinaux en l'absence de leur expulsion, c'est la connaissance du pays habité par le malade. Rien de mieux démoniré, en effet, que l'endémicité des affections vermineuses ; il est donc essentiel d'en tenir compte non-seulement dans le pays même, mais encore au dehors, lorsqu'un malade provient de contrées où cette endémicité a été notoirement constatée. C'est surtout à Paris, oii l'on observe principalement des faits de ce dernier genre, qu'il est nécessaire de les rappeler.

Voyons maintenant, en dehors de ces généralités, ce qui est particulier aux différents entozoaires des organes digestifs.

A. LoMBuics ou ASCARIDES LOMBRicoÏDEs. — Ces hclminthos, dont je crois inutile de rappeler les caractères, se rencontrent principalement chez les enfants au-dessus d'un an, lorsqu'ils sont faibles, lymphatiques, scrofuleux, soumis à un régime insuffisant. Ils sont endémiques dans de certaines contrées, et le plus souvent ils ne , produisent pas d'effets sensibles, tandis que parfois ils se manifestent par des accidents remarquables, ainsi que j'ai eu occasion de le constater en Picardie.

C'est surtout aux enfants affectés de iondjrics que sont applicables les signes signalés du côté de la face : pâleur, teint plombé, yeux cernés d'un cercle bleuâtre, parfois brillants ou d'un aspect particulier par suite de la dilatation des pupilles, ainsi que je l'ai observé plusieurs fois. Les lombrics, accumidés souvent en grand nombre dans Fintestin grêle, peuvent d'ailleurs provoquer la plupart des autres manifestations symptomatiques que j'ai rappelées précédemment. De plus, leur expulsion hors (les voies digestives vient souvent éclairer le diagnostic; mais il faut éviter alors d'attribuer les phénomènes observés à la présence des parasites dans les cas oi^i il n'y a que simple coïncidence. L'expulsion des helminthes se fait par l'anus, par la bouche, parle née et même à travers les parois des intestins et de l'abdomen, où ils forment des abcès particuliers. M. Da vaine rejette avec raison la théorie de Mondière relative à ces dernières pénétrations par écartement des fibres ; mais il ne croit pas non plus que les lombrics agissent comme corps étrangers irritants, se fondant sur ce fait que les abcès vermiiîeux s'observent à l'ombilic chez les enfants, à l'aine chez les adultes, et sur ce que la sortie des lombrics à travers les parois abdominales est ainsi en rapport avec le siège des hernies, plus fréquentes à l'ombilic chez les enfants, dans l'aine chez les adultes [ouv. cité, p. 192). Je ne saurais admettre l'interprétation de mon savant confrère, la formation des abcès viscéraux de l'abdomen ayant généralement une tendance à s'ouvrir justement au voisinage de l'ombilic de préférence à toute autre région (F. Abcès, p. 5). On a encore signalé hi pénétration des lombrics dans les canaux bihaires, dans la vésicule et même dans le foie (F. Coliques, p. i97).

Suivant M. Davaine, dans les cas douteux de lombrics dans l'intestin, la présence (au microscope) de leurs œufs dans les déjections est un signe certain de la présence de ces entozoaires du tube digestif [loc. cit., p. 51); mais d est clan- qu'il faut déjô soupçonner l'existence des entozoaires pour faire une pareille recherche.

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L'expulsion des lombrics et leur migration hors de l'inlestin gièle, qu'ils occupent habituellement, donne lieu, du reste, à des sym[»tômes ou à des accidents particuhers qu il faut connuitre. — Lorsque le lombric gagne les voies digestives siipérieures, il peut produire dans l'estomac des sensations semblables à celles dont l'intestin est le siège ; il survient parfois même des vomissements avec rejet du lombric. Dans l'œsophage, l'ascaride provof[ue la sensation d'un corps étranger qui remonte par moments vers le pharynx ; il donne lieu à un chatouillement pénible dans la gorge, à des nausées avec ou sans efforts de vomissements, à un sentiment de constriction ou de spasme œsophagien, à une aphonie accidentelle, ou seulement à une toux sèche, incessante. J'ai rencontré différents cas de cette espèce chez des enfants, qui rendaient ensuite un lombric vivant par la bouche ou par les narines. Dans un cas de toux opiniâtre survenue brusquement chez une femme adulte, cette toux ne pouvant nullement s'expliquer avec l'état normal apparent des organes respiratoires, et cette femme ayant, quelques années auparavant, rendu par l'anus une grande quantité de lombrics, je prescrivis un anlhelmintique qui détermina une évacuation abondante d'ascarides, et la disparition jmmédiate de la toux. — Arrivés dans le pharynx, ces entozoaires peuvent aussi pénétrer dans les fosses nasales et sortir par le nez, dans la trompe d'Eustache (Wnislow; et sortir ensuite par le conduit auditif (Bruneau), ou enfin pénétrer dans le larynx et la trachée, d'où résulte une suffocation mortelle, à moins que le ver ne soit expulsé par la toux dans un temps très-court, comme l'a noté M. Davaine dans un des quatorze faits réunis par M. Âronssohn (Arch. de méd., 1856, t. X) et par luimême [loc. cit. , p. 445). M. Davaine fait observer que l'œdème de la glotle, le croup, la laryngite spasmodique, les corps étrangers venus du dehors, déterminent des accidents analogues, et que l'apparition inopinée des phénomènes, sans alfeclion préalable des organes respiratoires ni pénétration possible d'un coips étranger, devra faire soupçonner la pénéti-ation d'un ascaride, qui deviendra certaine si l'exploration du pharynx par la vue et le toucher fait découvrir le ver resté en partie dans le pharynx; cela arrive dans presque la moitié des cas. — Enfin, par exception, l'on a vu la sortie des lombrics s'effectuer par l'urètre, par suite d'une communication anomale de rintestin avec la vessie.

On doit considérer comme des complications : les abcès vennineux des parois abdominales, la colique hépatique, et même la mort précédée de convulsions (Guersant) qui pourraient être dues à la pénétration des lombrics dans les voies biliaires, Y étranglement intestinal (?), Vhémorrliagie et ï inflmimation de l'intestin, la péritonile par suite de la pénétration de l'helminthe dans le péritoine.

J'ai signalé plus haut la fréquence des erreurs de diagnostic qui peuvent être commises à propos des entozoaires; elles sont souvent motivées par des lombrics, dont la fréquence est connue. Les erreurs ont lieu soit parce que l'on méconnaît leur présence, soit parce que, dans les jiays où leur existence est fréquente, on leur attribue à tort des phénomènes qui en sont complètement indépendants. Dans les deux cas, la confusion est surtout commise à propos des symptômes nerveux cérébraux ou convulsifs, et j'avoue pour ma part ne l'avoir pas évitée chez un enfant pi is de coma, de convulsions avec grincements de dents et strabisme, et cà propos duquel mon erreur a persisté (comme c'est l'ordinaire) jusqu'à l'expulsion de nombreux lombrics par l'anus, ce qui a rapidement tout fait disparaître. C'est prin^ ipalcmcut dans les faits

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qualifiés amaiirose, catalepsie, convulsions épilepliformes ou choréiques, înénin- (jite, etc., que le diagnostic présente de nonfibreiîses incertitudes.

B. Oxyures vermiculaires. — Les mêmes symplômes nerveux peuvent-ils se rattacher à la présence des oxyures dans le rectum et au pourtour de Tanus, leur sié^e ordinaire? C'est ce qu'il me paraît impossible de décider dans l'état actuel delà science, malgré l'opinion de quelques auteurs.

Gomme symptômes particuliers, les oxyures occasionnent le plus souvent des phénomènes locaux. Ce sont d'abord des démangeaisons considérables, surtout la nuit, à la région anale, parfois même des douleurs très-vives. Dans certains cas, chez les jeunes fdles, l'envahissement par les vers des parties génitales occasionne une leucorrhée abondante, ou provoque des habitudes de masturbation. L'excitation sympathique des organes génitaux peut suffire seule pour provoquer la masturbation chez les deux sexes, même chez l'homme adulte (Davaine). M. Marchand (Gaz. des hôp., 1847) a signalé comme une conséquence des oxyures la contracture du sphincter, et M. Hervieux a communiqué à la Société des hôpitaux, en mars 1859, un fait très-remarquable dans lequel un spasme anal très-douloureux s'accompagnait d'éructations fréquentes, de borborygmes, de flatuosités, de dysurie, et enfin d'évacuations dyssentériques présentant cette coïncidence particulière, que chaque vingt-quatre heures il y avait en même temps une selle naturelle de matières comme passées à la filière. On crut successivement, dans ce fait, à une fissure à l'anus, à une dyssenterie, et même à une dégénérescence organique, que fit rejeter la constitution, l'âge du malade (55 à 40 ans) et ses antécédents. L'expulsion des oxyures par l'ingestion d'un purgatif (huile de ricin) vint seule éclairer sur la nature de la maladie.

Ici donc, comme pour les lombrics, l'apparition des entozoaires au dehors est le seul signe qui puisse donner la certitude au diagnostic; mais heureusement il suffit assez souvent d'écarter les plis rayonnés de l'anus pour y constater la présence des oxyures, que leur couleur blanche, leur aspect filiforme et leurs mouvements décèlent aussitôt. Certains enfants rendent des myriades de ces entozoaires dans des garde-robes semi-liquides, et parfois sans rien ressentir de particulier que quelques coliques avant l'évacuation.

M. Davaine a vainement cherché les ovules des oxyures dans les selles des individus affectés de cet entozoaire. L'examen microscopique ne peut donc, en pareil cas, être utile au diagnostic, qui, dans les faits douteux, se base principalement sur les phénomènes insolites constatés vers le rectum, et principalement le soir. M Cruveilhier a observé un enfant chez lequel des douleurs intolérables à la réc^ion de anus, se montrant chaque nuit, firent croire d'abord à des accidents intermittents • la découverte des oxyures mit fin à la méprise (Dict. en 15 voL, art. Entozoaires)!

C. lENiAS. — On sait qu'il existe trois espèces de ténias, qui occupent la partie supérieure de l'intesthi grêle : le ténia solium, le bothriocéphale et le ténia nana (observe seulement en Egypte). Or, les données symptomatiques, qui sont les mêmes pour les trois espèces, offrent la plus grande ressemblance avec celles qui sont dues aux lombrics, ainsi que l'a fait observer M. Louis. Seulement, lorsque l'existence des helminthes est soupçonnée, on doit plutôt penser qu'il s'agit d'un ténia si l'on a affaire a un adulte, et de lombrics si c'est un enfant. Pour le ténia, comme pour les autres entozoaires, son expulsion (ordinairement parfragments) est seule pathognomonique.

EiNl'OZOMKES.

Le'-eBdre qui a étudié, d'après trente-trois observations, les symptômes nerveux que cfétermine le ténia, insiste sur la nécessité de s'assurer s'il y a eu précédemment «pulsion de ses fragments, toutes les fois qu'une personne, un liomme surtout, éprouve des phénomènes nerveux insolites et variés, comme ceux que j ai i-appeles plus haut II recommande non-seulement de s'en informer auprès du malade et de lui décrire les caractères physiques auxquels on reconnaît les fragments de ténia, mais encore de faire administrer du calomel ou de l'huile de ricin, comme moyen de diagnostic, pour provoquer leur expulsion (Arch. de viéd. , 1 850, t. XXIII) .

On s'expliquerait difficilement la longueur considérable du ver, représentée par les frai?ments nombreux expulsés par certains malades, si l'on ne tenait pas comple du développement du ténia. Les travaux modernes ont établi, en effet, trois individualités distinctes pour Yembryon, la tëte et les anneaux. Chaque anneau ou article, c'est là le fait principal à rappeler ici, constitue un individu parfait. Chacun de ces anneaux, qui sont produits successivement par gemmation par latete ou scolex présentées deux sexes et produit les ovules. Ces ovules, circulaires pour le tenia solium, et ovoïdes pour le bolhriocéphale, peuvent-ils être constatés au microscope dans es selles'' Cela paraît encore douteux si le ver est intact, suivant M. Davaine Les ovulcs ne peuvent donc servir, dans la plupart des cas, comme les fragments du tema a reconnaître l'espèce. Les anneaux du ténia solium s'isolent fréquemment et constituent alors des fragments qui ont été considérés jadis comme des vers particuliers (cucurbitins) ; ils ont leurs organes génitaux sur leurs bords. Les anneaux du bothriocéphale, quadrilatères et bien plus larges, ne sont jamais isoles (a 1 elat de cucurbitins), et ils ont les ouvertures génitales vers leur centre. Je dois rappeler que le ténia solium est bien plus répandu que le bothriocéphale, qui n est bien connu qu'en Europe (dans les contrées voisines de la mer, des lacs ou de certains fleuves), tandis que le ténia solium a été observé dans les quatre parties du monde.

D Teicockph.lk. - Cette espèce de ver, qui est fdiforme et d'une tenuite qui le rend peu visible, quoiqu'il ait 37-""" à 50°'" de longueur, occupe principalement le cœcum, moins souvent le côlon, quelquefois l'intestin grêle ; il se propage comme l'ascaride. Suivant M. Davaine, on ignore complètement les phénomènes symptomatiquesqu'ildétermine. Cependant Félix Pascal (Chovart, Mal. desvoies unn.),a^e par M. Davaine, a signalé des accidents cérébraux qu'on a cru devoir attribuer a cet helminthe, et M. Barth a observé un fait dans lequel il y eut des symptômes de méningite suivis de mort, et sans autre lésion qu'un amas considérable de tricocephales dans l'intestin. Cet entozoaire pourrait donc donner heu à des desordres nerveux graves comme les lombrics et le ténia. Mais dans les cas d'ailleurs exceptionnels de ce genre, c'est encore l'examen du ver expulsé qui peut trancher la question Cette expulsion n'a lieu que chez les malades atteints de diarrhés grave ou de dmsenlerie. L'examen microscopique des matières fécales rend le diagnostic facile et certain, dit M. Davaine, les œufs de ces vers se trouvant en grand nombre dans les matières évacuées (Traité des Ento%oaires, p. 209). Ces œufs sont ovoïdes, renflés à leurs extrémités et de 0""". 055 de longueur.

E AiiCHïLOSTOME DUODÉNAL. - Observé à Milan (Dubiiii) et en Egypte (Pruner, Bilharz et Griesinger), cet entozoaire n'a que 6 à 9""" de longueur. Il occupe le duodénum et surtout le jéjunum, où il s'attache profondément a la muqueuse . d'où de petites et fréquentes saignées qui, suivant M. Griesinger, determi-

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lieraient l'anémie grave que l'on a dénommée chlorose d'Egypte. Mais une seule autopsie, avec épanchement sanguin et des milliers d'ancliylostomcs fixés chacun au centre d'une petite ecchymose, sert de base à cette manière de voir (Davaine, loc. cit., p. 118).

F. Protozoaires. — Des infusoires qui ne se rencontrent pas dans les fèces dans l'état sain peuvent y être constatés dans les flux de ventre. Des vibrions ont été trouvés dans les selles des cholériques par MM. Poucliet (1849), Rayney et Ilassall. M. Davaine en a rencontré aussi dans les garde-robes des phthisiques, et de plus il a signalé des cercomonades dans les selles des individus atteints du choléra (1853). Enfin M. Malmsten a attribué la diarrhée et la henterie, dont deux de ses malades étaient atteints, à de nombreux protozoaires j^arameczews qu'il a le premier observés dans cette condition. Ces différents protozoaires, qui périssent dès que les matières fécales sont refroidies, n'ont jusqu'à présent qu'une valeur diagnostique trèssecondaire.

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