‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 78 sur 245 · II. Entozoaires dans d'autres organes · texte numérisé non relu

II. Entozoaires dans d'autres organes

J'ai peu de choses à dire de la présence des entozoaires dans d'autres organes internes que les organes digestifs. Je n'ai qu'à signaler ceux des voies urinaires et des muscles.

A. Voies urinaires. — Les voies urinaires chez l'homme sont très-rarement atteintes par les entozoaires ; un seul, le strongle géant, paraît spécial à l'appareil urinaire. Suivant la remarque de M. Davaine, en effet, on n'y a trouvé en dehors des strongles que des protozoaires (vibrions et monades), des corps vermiformes ou des vers d'espèces indéterminées ou mal déterminées, des vers intestinaux ou des hydatides erratiques, des concrétions sanguines, et des insectes ou des larves d'insectes tombées accidentellement dans l'urine. Le spiroptère et le dactijlius aciileatus ne seraient que des entozoaires tictifs. ,

Le strongle géant, chez l'homme, autant qu'on en peut juger par le petit nombre d'observations que nous possédons, occasionne de violentes douleurs, des hématuries et des phénomènes graves semblables à ceux des calculs rénaux; mais le diagnostic ne saurait être étabh par la seule considération des symptômes, quoique dans un cas exceptionnel il y ait eu, suivant M. Aubinais {Revue méd., 1846), un sentiment de reptation au niveau du rein affecté, avec ondulation visible à travers les parois abdominales. Dans les cas oii l'uretère est perméable. M; Davaine pense que la constatation avec le microscope des œufs rendus avec Furine, et les symptômes de la présence d'un corps étranger dans les reins ou la vessie, peuvent donner la certitude de l'existence d'un strongle dans ces parties. Les œufs du strongle sont en très-grand nombre, brunâtres et volumineux (longueur, O^^'^.O? à 0™"\08; largeur, 0"°'.04).

B. MuscLES; — Tout técemmeut, M. Zencker, de Dresde a signalé à FAcadémie des sciences le trichina spiralis comme ayant produit des accidents généraux graves (typhoïdes?) chez des sujets qui avaient ingéré du jambon provenant d'un porc renfermant des trichines. Ces entozoaires furent trouvés en quantité innombrable dans les muscles, chez la malade qui succomba. La gué^îison ayant eu lieu chez leê autres malades, on se demande naturellement si les symptômes observés n'ont pas été des accidents analogues à ceux que l'on a attribués déjà à l'usage des viandes fumées ou avariées (F. Empoisonnements, p. 324).

540 ÉPAULE. — ÉPHÉMÈBE (fIÈVBE) .

Il n'a élé question dans cet article ni des vers vésiculaires (cysticerques ecchinocoqne) dont j'.i traité au mot Hoatides, ni de la fitaire de JlMd/i. (Dragonneau ve s de Guinée), erUozoaire némaloïde qui habite les rcg>o..s superflcelles du corps, et dont il a été question à propos des parasites (animaux). Il en est de même du ver protozoaire appelé trichomonas vaginal par M. Donne.

ÉPAULES.— La position normale des épaules peut être irrégulièrepar suitede

différentes conditions pathologiques qu'il ne faut pas perdre de vue. Le rachitisme, et principalement les déviations supérieures de la colonne vertébrale pcuven modifier leur symétrie, l'épaule q*.i correspond à la convexité de la scoliose etan plus élevée et plus saillante en anière que celle du côté opposé. Le rétrécissement d un cks cotés de la poitrine produit habituellement un abaissement mauifes e de 1 épaule correspondante par rapport à l'opposée (F. Pleobés.e) Enfin une des épaules ou toutes les deux éprouvent des déplacements par smte de la contracture, de hpma- Insie ou de \' atrophie des muscles qui s'insèrent au scapulum.

Ces déformations de l'épaule méritent une sérieuse attention. Les dernières surtout iointes à l'impossibilité d'exercer certains mouvements, sont, en effet, des signes d'autant plus importants des contractures ou des paralysies que je viens de rappeler, qu'elles constituent des données diagnostiques qui sont souvent immédiatement constatées par le médecin et qui peuvent par conséquent le mettre sur la voie du diagnostic. C'est ainsi que l'épaule peut être maintenue soulevée, ou au contraire complètement abaissée, ou portée fortement en avant; le scapulum peut faire saillie sous la peau par son bord spinal en forme d'aile lorsque le bras est porlc en avant; son angle inférieur peut en s'élevant se rapprocher de l'épine vertébrale, etc. Ou trouvera aux articles Co.TKACTimES (p. 226) et Paralysies les detads nécessaires sur la valeur de ces différents signes. On y verra que ces affections, localisées dans des muscles de l'épaule, peuvent expliquer certaines lésions des mouvements apparents de la main ou plutôt de l'aî)a«i-brfl«.

Les antécédents, les conditions dans lesquelles les phénomènes observes sont apparus, et, comme mode d'investigation, l'impossibdité de certains monvemnits , réalisation de certains autres, Xhispection h pa patwnei

de ïélectrisation localisée : tels sont ks moyens a 1 a,de desquels ou arrive a constater les signes dont l'épaule est le siège. ,

ÉPHÉMÈRE (Fièvre). - Cette affection légère, appelée aussi coîirtoe, 'est une fièvre qui survient brusquement et qui cesse ordinairement après vingt-quatre heures ; rarement elle se prolonge deux ou trois jours. • u ^„;,o

On la rencontre principalement chez les enfants et les jeunes gens, a la oUite de violents exercices, d'écarts de régime, d'émotions vives, de 1 insolation a un sotol ardent. Elle débute par une sensibilité au froid, nu sentiment de fatigue de piostration, du bnsemciit dans les membres et dans les lombes et de la seus.b.Ue a ^> pression des diverses parties du corps. La face est naturelle ; .1 y a d 1 ex e une soif plus ou moins vive ; la langue est blanchâtre, le pouls f'^^q^-^"'' 1' .uher la peau chaude ; il y a une céphalalgie parfois intense, propen ion au sommeil qui plut s'accompagner dcrêvasserics et même de délire, puis ^^^-^^^ l'ordre; quelquefois, après une moiteur on une sueur assez aboiidaiite,n .e .p«(«.« ou l'apparition d'un herpès aux lèvres et plus rarement a Ui vulve, a 1 anus ou an prépuce. Un état passager de fatigue peut succéder à cette fièvre.

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