‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 8 sur 245 · INTERMITTENTS · texte numérisé non relu

INTERMITTENTS

Je ne signalerai pas tous les genres d'accès réguliers ou irn'gulicrs (luel'on peut observer dans la pratique, car il faudrait énumérer presque tous les phénomènes séméiologiques, ce qui serait sans profit pour le diagnoslic. Le diagnostic des accès se fonde toujours sur des signes i)articulieis (pii allirent au premier abord rattcnlion; ces signes sont, plutôt que Taccès lui-même, le [)oint de départ des inductions du médecin, à moins que cet accès, observé au complet, ne soit francbement intermittent, et surtout s'il s'est manifesté par des frissons, de la clialeui-, et des sueurs caractéristiques.

J'ai à peine besoin de rappeler que l'accès diffère de l'attaque en ce que celle-ci se compose d'une série d'accès plus ou moins multipliés.

ACCOUCHÉE. — Ce mot indique par lui-même le sens de cet article. Je n'ai pas à m'occuperde raccoucbement en lui-même qui est l'objet de traités spéciaux, mais des suites de l'accoucliement qui peuvent être diversement interprétées ou bien être attribuées à d'autres causes. Le i)oint capital, en pareille circonstancee, est la connaissance de raccoucbement comme l'ait antérieur. C'est en le prenant comme point de départ du diagnostic, en effet, que l'on peut arriver à bien juger les phénomènes observés. Or, deux cas peuvent se présenter : ou bien la femme, ayant intérêt à dissimuler le fait de l'accoucliement, cberclie à en détourner l'attention du médecin; ou bien celui-ci est instruit d'une façon ou d"iine autre de la partui ilion qui a eu lieu.

A. — Lorsque Ion sait que l'on a affaire à une femme nouvellement accouchée, ce qui est le cas le plus ordinaire, on s'explique dès lors ficilemeul les accidents variés qui s'observent assez fréquemment à la suite de racconchcment. Les tranchées utérines viol entes, qui peuvent dépendre de l'obstruclion du col utérin par uncadlot adhérent (que le toucher fait facilement reconnaître), et qui cessent après son extraction; la rétention partielle du placenta; h rétention (Cnri)ie;^ tontes les inflammations qui peuvent atteindre l'utérus, ses annexes ou le péritoine; \ \ phlébite utérine.hphlegmatia alba dolens, Yéclampsie; uw frisson violent bientôt suivi des accidents généraux et locaux plus ou moins graves de la fièvre puerpérale, que l'on voit ordinairement survenir dans les deux premiers jours qui suivent la délivrance, et principalement chez les primipares : tels sont les accidents qui peuvent le plus ordinairement survenir dans les premiers jours. On voit phis rarement apparaître la néphrorrhagie suite de contractions abdominales considérables, la névrite par contusion du plexus sciatique (au moment de l'accouchemcul), les paralysies sans lésions des centres nerveux, avec ou sans convulsion, décrites par le docteur F. Churchill, et enfin la mort subite, dont il faut admettre la possibilité.

A une époque plus avancée, on peut rattacher à l'accouchement : certaines inflammations chroniques des organes du bas-ventre, si les symptômes observes datent de l'époque de la parturition ; des déviations utérines, et principalement la rétroversion, sdius oublier que, chez certaines femmes, raccoucbement fait au contraire disparaître des déviations préexistantes; l'incontinence d'urine par le vagni, qui fait immédiatement soupçonner l'existence d'une fistule vésico-vaginale, facile à reconnaître par l'examen des organes, et qui se trouve oïdinairement expliquée par le séjour trop prolongé de la tête de l'enfant dans l'excavalion du bassin, au

A! IDITK, AL'iALIMTK. — AC.MÔ.

iiioiiicnt (le raccoucliemciil. Des nccoiu Ik^iiciiIs ic|H'lrs oiiL (|iicl(iiiefoi,s au<si c\\Au\\\c k dqjlacement d'un rein, ircomiai.ssiMe à une limiciir niullo et mioImL dans le coté eoiTes|)(,ii,l;ii,t ,|e l';il„]()„i(>ii ; ciiliii, stiivanl, (|iicl(ii)cs oJ)servaleiirs, certaines maladies clironiijnes, connue It; ( arc inoinc nit'rin, sont -énéralenicnt arcclérces dans leur niardie après raccoucliemcnt .

B. — Lorsque la lemine se refuse à avon. r .inVIl,- ,'Lé in.^re, et (jiic Ton sounronne un acroneluMuent aiUcricnr plus ou moins ancien, le simple cxann^n des parois abdominales vient ordinairement lever tous les doutes. Ces parois sont le plns'sou- ^. lit relàehées, ridées et le siège de cicatrices, d erailinres sons forme de linnes l'Ianrliàlres, résultant de l'ancienne extension iorcée de la pean du vciilrc I c col utérin présenfe aussi, au (onclier et à l'examen du spéc^ulnm, des sii^iks manifeslcs d'une parliiiilion anléricinv, <pn consistenten éeliancrures plus on moins profondes. (1 . l TKnus.) Le va^in est mon, lar-e, peu l idé.

Quoique rélude des si-nes d'un acconcliem.iil plus récent soille plus souvent du domaine de la médecine légale, il me paraît mile de les rappeler snccincicment Ce sont : réeoulement locliial, sanguin, séreux, puriformc ou minpieux s„,v,nt. M>n ancienneté; la tuméfaclion cl la contusion de la vulve ; une déelnrurè pinson' moins prolondedc la Ibnrchclte ou du périnée ; le glohe utérin, douloureux ù l-i ju-ession, ia.sant sadhe à l'I.ypogaslrc; le col de l'utérus volumineux et son orifice bcant ; et enlm la tuméfaction des mamelles, d'où Ton peut faire écouler du colostium on du lait, même lorsque la tuméfaction a disparu ACÉPHALOCYSTES. - V. IUdatides.

AGHORION. — r. Pahasites (vé^^étaiix)

ACIDITÉ, ALCALINITÉ. - Les réactions acide ou alcaline que présentent le> liquides de 1 économie ne sont pas sensiblement modifiées par les ma- I^ubes, comme I a fait observer M. Andral. {Acad. des se; 1848. ) Toulefoi. le. -innés, au heu d'être acides, sont alcalines au moment de leur émission d u,. | , >r l'hnte chronique, la gravelle phosphatique, la myélite. La salive ot acde dans

muguet (peut-être après sa sécrétion), danscertains glycosuries, dans la diisnepsie > lté acide; tandis que les matières vomies peuvent être alcalines ou annuou.acales dans la vialadie de Uright avancée.

Le médecin utilise l'acidité ou l'alcalinité de certains réactifs comme moven. d'in veshgalion diagnostique. C'est ainsi ^^n,V acide ...^/^^.^ sert à précipiter lAinniiNr de 1 urme ou d'autres liquides de l'économie ; que Vacide oxalique lait précipiter les sels nrinaires; que lanmouiaque. en formant avec les "lobules pvoïdes une masse gélatineuse, décèle la présence du pus, et que la potasse caustique cl employée, soit comme réactif de la glycose, soit comme moven de déceler la préseï ce lie 1 ammoniaque dans la matière des vomissements. (V. LnÉiiiE.)

ACNÉ. — En comprenant sous le nom d'acné des aflèctions, manifestement très- (iiilerenles, des lolhenles sébacés, on en a compliqué beaucoup le d.agno.iic Pou, I exposer aussi Mmplement que possible, il faut avoir principalement en vue Carné ' f^'r; '' '"'T'"^ ht plus comnume, et en rapprocher les antres formes.

1 ^/^'m.,./. du diagnostic- L'acné simple présente à considérer : des petites ?)î/.s/^//r. rouges, dures, acuminées, discrètes, occupant principalement le visage et e dos, et pariois mélangées de tannes ou de follicules acuminês, dont la pression lait .^orlir la matière sébacée; des croûtes, parfois à peine visibles, adhérentes

14 ACISÉ.

au sommet des pustules et qui tombent sans laisser de cicatrices après elles; des taches d'un rouge violacé, plus ou moins persistantes, et succédant aux pustules. Ces différents éléments peuvent se trouver l éimis chez le même individu.

2» Inductions diagnostiques. - Lorsque l'acné se présente avec ces signes locaux occupant le front, le visage ou la parlie supérieure du dos, et qu'elle se remarque chez des jeunes gens ou chez des jeunes filles, il n'est pas possible de la méconnaître, ni de la confondre avec une autre affection cutanée. Il en est de même de l'acné rosacée ou couperose. On rencontre cette dernière forme à ïâge adulte; elle a pour caractère local différentiel de l'acné simple d'occuper exclusivement la partie cen traie du visage, ou le ne% seulement, et d'offrir des pustules implantées sur un fond rouge plus ou moins enflammé, parfois variqueux; cette rougeur, à certains moments, peut constituer presque le seul signe apparent de la maladie.

Parmi les autres formes d'acné, les variétés dites indurée, ponctuée, hypertrophique cornée, ne diffèrent de la forme simple que par des caractères secondaires; mais il'n'en est plus de même des acnésdites sébacée (Biett), varioliforme (Bazin), atrophique (Chausit). On reconnaît l'acné sébacée : soit à une couche huileuse de liquide «sébacé enduisant la peau du visage ou d'une de ses parties, le cuir chevelu ou toute l'étendue du tégument; soit à une couche squameuse on croûte lamelleuse molle, d'abord peu adhérente, qui n'est que le produit sébacé solidifié, et sous laquelle la peau, rouge, animée, comme huileuse, montre à la loupe les ouvertures des canaux foUiculeux dilatés et parfois obstrués. Ces croûtes lamelleiises deviennent noirâtres si elles sont anciennes, ce qui entraîne à des erreurs singuheres de diaonostic — On a donné le nom d'acné varioliforme (Bazin), molluscoide (Cadlaux), "deyriolluscum contagiosum (Bateman), iVélevurcs folliculeuses (Rayer), à'ecdermoptosis (Huguier), à des petites tumeurs contagieuses, globuleuses, du volume d^un -rain de millet à celui d'un pois, distendues ou ridées, sessiles ou pediculees, sans changement de couleur à la peau, ou rouges, ou comme demi-transparentes, et présentant comme caractère essentiel, un point noir ou blanc, toujours visible a la loupe et d'où la pression fait sortir, sous forme vermiculaire, la matière sébacée, qui montre au microscope des globules graisseux, des cellules d'épilhelmmet presque constamment, suivant M. Hardy {Leçons), des tubes ramifiés et des spores de cryptogame. Ces tumeurs sont isolées ou confluentes, et se remarquent principalement au f/mf, au visage et ^nx parties génitales, on leur ombilic empêche de les confondre avec des tubercules syphilitiques. (Hardy.) - Enfin Vacné atrophique, que M Chausit a décrite, est une affection cutanée dont la plupart des signes se retrouvent dans le lupus érythémateux [scrofulide) , et dont elle ne me paraît pas suffisamment se distinguer par Y état gras de la surface cutanée, par la présence des pertuis infundibuliformes des follicules sébacés, par l'aspect piqueté, comme ponctué, des surfaces malades; car ces signes peuvent être une simple coïncidence. [Arch. deméd., t. XI, 1858.)

11 résulte de ce qui précède que les acnés ont pour caractère commun la lésion des follicules, et pour caractères dislinclifs les différences qui résultent de cette lésion elle-même, de l'état des orifices folliculeux, de l'excrétion de la matière sébacée et de son aspect sous forme de liquide huileux ou de croûtes lamelleuses ou ponctuées. On peut tirer aussi parti pour le diagnostic de quelqjies données etiologiques : l'acné rosacée est assez souvent la conséquence excès alcooliques, d une

ACKODYiME. |5

prédisposition héréditaire, ainsi que j'en ai constalc plusieurs exemples, et peutêtre aussi de l'exposilion habituelle du visage à des foyers incandescents ; Biett a observé plusieurs lois l'acné sébacée à la suite de couches. Mais ce sont là des éléments secondaires de diagnostic auprès des signes locaux, les seuls caracléristicpies. Les acnés sont des affections cbroniqucs. On rencontre rarement des faits d'ncné simple aiguë, avec fièvre initiale intense, comme j'en ai observé un cas à l 'Hôtel-Dieu ; dans cette condition, comme dans toutes les autres, les caractères de l'éruption peuvent seules permettre de reconnaître la maladie.

3^ Pronostic. — Le pronostic de l'acné varie suivant son espèce, suivant son ancienneté et aussi suivant la constitution de l'individu. L'acné rosacée est la plus rebelle et fait souvent le désespoir des persotmes du sexe; elle ne guérit (juc rarement. Les autres fornîcs peuvent se guérir assez rapidement ou persister pendant un temps plus moins long ; mais jamais ce n'est une affection grave.

AGOUMÈTRE. — F. Ouïe.

ACRODYNIE. — Cette maladie singulière, qui se montra épidémiquementà Pans de 1828 à 1832, et qui resta inconnue dans sa nature et dans sa cause, malgré les nombreux travaux dont elle fut l'objet, n'offre .uijourd bui qu'un intérêt de cui'iosilé. Toutefois je ne pourrais la passer sous silence, cette affeclion pouvant se montrer de nouveau.

Les phénomènes symptomatiques de l'acrodynie, qui était une affection apyrétique, se remarquaient du côté de la peau, du tissu cellulaire sous-cutané, de l'appareil locomoteur ou vers les organes digestifs. L'altération variable des sensations tactiles exagérées, diminuées ou abolies; des contractures, des crampes, et l'affaiblissement paralytique des momemenis; la rougeur érytluhnateuse des pieds et des mains, des éruptions papuleuses, pustuleuses, et quelquefois une éruption vésiculeuse ressemblant au zona, des furoncles, des phlyctènes, des taches ecchymotiques de couleur cuivrée, ou une desquamation ^Xns ou moins répétée produisant un amincissement extrême de l'épiderme ; des aux extrémités avec œdème constaté dans les deux tiers des faits par M.Genest, {Arch. de méd., t. XIX, 1829.) œdème le plus souvent partiel, mais quelquefois général, de plus la cobration brune et même noirâtre de la peau dans diverses parties du corps, et notamment à l'abdomen, au cou, à la poitrine et au niveau des plis des articulations; enfin une conjonctivite fréquente et des troubles digestifs assez ordinaires pour avoir été considérés comme fondamentaux : tel était l'ensemble des données symptomatiques du diagnostic. Si j\ajoute que l'évolution de ces phénomènes a été trop variable pour qu'on en pût tracer un tableau régulier, en raison de l'irrégularité de leur succession et de la prédominance de tel symptôme plutôt que de tel autre, on concevra combien il serait difficile, hors le cas d'une épidémie avérée, de ne pas méconnaître la maladie.

Chaque signe prédominant, en effet, peut être interprété dans la supposition d mie autre maladie. Les fourmillements, l'anesthésie ou l'hvpéresthésie, et la paralysie musculan-e incomplète des membres pourraient faire croire à une lésion de la moelle épiniève; et, s'il s'y joignait accessoirement de la contracture ou des crampes, cette coïncidence ne serait pas faite pour éloigner cette idée. La prédominance des contractions spasmodiques ferait penser à la contracture idiopathique; les éruptions érythémateuses avec desquamalion des extrémités supérieures, à la

ADÉNITE, ADÉN0PATH1E5.

pellagre; les phénomènes nerveux et paralytiques avec la diarrliée, à Yergotisme convulsif, avec lequel l'acrodynie a beaucoup de ressemblance; l'anasarque, à une maladie de Bright; et enfin la coloration noirâtre de la peau du cou et des articulations, à une maladie d'Addison (?).

Je n'insiste pas davantage sur le diagnostic de l'acrodynie qui, d'ailleurs, n'eut pas de gravité, et qui n'a été fâcheuse que par sa longue durée et par l'intensité des accidents digestifs, qui s'expliquaient peut-être par l'influence épidémique du choléra qui régnait en même temps.

ADDISON (Maladie d'). — V. Bronzée ( Peau ou maladie). ADÉNITE, ADÉNOPATHIES. — Appliquée aux affections que l'on constate au niveau des ganglions lymphatiques, l'expression iVadênopathies est préférable à celle d'adénites, qui exprime seulement les lésions inflammatoires. Caractérisées toujours par le développement des ganglions, les adénopathies sont des tumeurs aiguës ou chroniques que l'on peut seulement constater dans les régions où les ganglions lymphatiques sont ou deviennent accessibles à l'exploration : principalement à la tête, au cou, aux aisselles, aux régions inguino-crurales et, plus rarement, sur les autres parties du tronc ou sur les membres. Or, comme les ganglions, dans ces régions diverses, sont les aboutissants des lymphatiques de parties du corps bien déterminées, il est nécessaire d'avoir bien présentes à l'esprit ces connexions anatomiques, afin de pouvoir facilement, un ganglion étant donné, explorer les parties d^où partent ses lymphatiques d'origine, ou bien aller au contraire d'une région aux ganglions qui lui correspondent.

Caractères. — Les adém^diûùes, aiguës ou chroniques, constituent des enaov^emexûs plus ou moins volumineux d'un ou de plusieurs ganglions lymphatiques, qui''sont indolents, ou le siège d'une douleur sensible, surtout à la pression, et qui forment des tumeurs dures, superficielles ou profondes, tantôt mobiles et isolées et tantôt en masses inégales, bosselées, offrant dans les deux cas des saillies arrondies sur lesquelles glisse ordinairement la peau, à moins que l'inflammation, devenue péri-glandulaire n'en ait provoqué l'adhérence à la tumeur. Parfois, il survient de la suppuration dans le tissu cellulaire péri- glandulaire, ou dans la glande lymphatique elle-même. On sait que les plaies qui succèdent à ces abcès sont très lentes à se cicatriser.

Les adénopathies forment des tumeurs visibles à l'extérieur, et parlois même d'un excessif volume au niveau des aisselles ou des aines, où l'on a vu les ganglions hypertrophiés acquérir le volume de la tête d'un enfant, dans des conditions dont il sera question tout à l'heure. Le plus souvent le volume des ganglions est bien moindre, et, quelquefois même, il faut une certaine attention pour constater à la palpationdes engorgements ganghonnaires multiples qui pourraient échapper à l'exploration en raison de leur petit volume. Il y a plus : ce n'est que par des accidents indirects que l'on peut quelquefois soupçonner l'existence des tumeurs ganglionnaires qui ne peuvent être directement explorées. C'est ce qui arrive lorsque des -anglions profonds, intriqués dans les nerfs qu'ils compriment en se développant produisent des paralysies, comme celle de la portion extra-crànienne du nert facial dans la syphilis constitutionnelle. D'autres accidents plus communs, surtout chez les enfants, sont ceux que détermine le développement des ganglions bronchiques produit par l'affection tuberculeuse ou par toute autre cause.

ADÉ.MTE, ADÉNOPATHIES. |7

Les tumeurs ganglionnaires ont donné lieu à des erreurs de diagnostic contre lesquelles il faut être en garde. L'on a pris pour des exostoses de simples adénopathies sous-occipitales, à cause de leur position immédiate sur l'os. Une tumeur glandulaire de l'aine, un peu élastique en raison d'un foyer purulent qui existait à son centre, €t avec laquelle coïncidaient une constipation opiniâtre et des vomissements de matières stercorales dus sans doute à un engouement stercoral, fut prise pour une hernie étranglée. {lldid\yidim, Surgical ohserv.,i%'^{).]

2° Conditions pathologiques. — A l'exception des causes traumatiques agissant sur les ganglions eux-mêmes, comme le froissement du col d'uniforme chez les soldats (Larrey, Mém. del'Acad. de méd., t. XVI), les lésions locales qui donnent lieu à la production des adénopathies sont, suivant M. Velpeau, à qui l'on doit d'avoir insisté sur l'importance des lésions locales comme causes d'adénite, les angioleucites et toute inflammation superficielle de la peau, toute plaie ou excoriation, toute éruption locale, et même les luxations et les fractures, dans la zone anatomique des lymphatiques qui aboutissent aux ganglions engorgés. (Arch., de méd 1856 tome X.) ' ^

Certaines maladies générales ou constitutionnelles déterminent des adénites ou des adénopathies qui tantôt dépendent de lésions localisées de ces maladies générales comme des lésions cancéreuses, scrofuleuses, diphtl.éritiques, et qui tantôt sont sous îa dépendance de la maladie générale elle-même. Parmi ces dernières, je dois citer : la tuherculisation (carreau, adénopathie tuberculeuse des ganglions bronchiques) Usyphilis constitutionnelle (adénopathies syphilitiques indolentes des aines, de l'aisselle, et surtout celles en chapelet à la partie postérieure et latérale du cou), le cancer, se généralisant dans les ganglions eux-mêmes (BouiUaud, Arch. de méd., 1 824; Broca, Soc. anat., 1850), enfin la cachexie appelée improprement leucocythémie lymphatique, donnant lieu à une hypertrophie spéciale parfois monstrueuse de la généralité des ganglions lymphatiques. (Bonfils, Rec. de la Soc. d'ohserv., t. I.)

3-^ Signijication. ~ Les adénites ou les adénopathies sont assez souvent des données séméiologiques qui servent de point de départ au diagnostic, lorsqu'on les €onstate de prime abord, à la simple vue ou à la palpation. D'autres fois, elles .ont recherchées comme données complémentaires du diagnostic déjà établi ou encoi-e mcertain; c'est ce qui arrive, par exemple, s'il existe une des lésions extérieures qui peuvent donner lieu à l'adénite, s'il existe une angioleucite, si l'on constate une mamfestation scrofuleuse d une autre esjièce que l'engorgement ganglionnaire .i «nfin l'on soupçonne l'existence d'un syphilis constitutionnelle. '

Quelle que soit la voie par laquelle on est arrivé à constater l'adénopathie, le point capital est de remonter à son origine, c'est-à-dire d'établir si elle a pourpoint de départ une lésion simplement locale ou l'une des affections générales précédemment rappelées. M. Velpeau a fait observer que l'origine locale de l'adénopathie n'était pas toujours facile à déterminer ; il arrive, en effet, que la tuméfaction ganglionnaire persiste après la disparition de la lésion qui en a élérorigine. Si l'on songe alors à remonter aux commémora tifs, on arrive le plus souvent à déterminer cette cause a moins que la lésion ait été trop légère pour attirer l'attention ou qu'un Ion- un tres-long intervalle se soit écoulé enlre le début et le moment de l'observation Lorsque le dérangement morbide existe encore, son siège dans l'épaisseur ou la profondeur des tissus ou son peu d'importance empêchent aussi quelquefois de le trouwo:llez, d. d. 2

AT)HÉUE>'CES.

1 rnip l'nn T admis des adénites idiopalhiqiies,

àuiiBUDOiN. . . 1 r î..^ v/.aIIp dp'; ndéiioDatliies pcut présciiler

des diflicuUes. Oi , en païui uis, o d'exploration est nne condi-

non produne de. adénites ebi tel i , , donnent jamais lien a

dilïereuuel ''--"''f '''f ^"^I™ J^^^ reczéu.a, la gale, runpéligo, le prur.go et avee so.n d^^* "^//^^P'^^^^^^^ d'adénile., el que I on

le lichen aigvi donnent heu V'^s so» dia-noslic Pour lui, ui. eczéma des

parties go""^' ' f ' " e considéré comn,e vnlgane si les ganghons de 1 au.e pour une syplnhde, devia eire co Lor squ'il existe en même

sont engorgés, ^^'Ï d ùt^^

temps une éruption cutanée "^-^^f J„„ et là manifestement engorgés,

férentdes ganglions correspmidan ci ^^^^^ „aure dilférente des denx servirait, smvant le même <^^^^ ^^"f^,^,,, ,„e le principe distinctif fût éruptions. Cependant,pourquil n fia u J ^^^^^^ j,,,, les cas

absolu de part et d'autre ; , ^ ^ „ J „e le fussent jamais, ce qui ne

accompagnéescradénopathies e q e 5

meparaîtpas suffisamment e ab Mi. ™» ''^J^^^ adhérences des séreuses pré- ADHÉBENCES. - L etnde f'^f^^'^J^^^^^^ en effet, une attention sente assez d'intérêt pour motiver ^^^^^ "^^^^^P,,, .^n^Us s„m..

:^e:::t^^^^ ponr^L

membranes séreuses dont elles sont to.,on. ^1^^^-;^,,,^^,, et'.ant.U leur formation an bniit de r.o k ^m ' ; \ ' ,„ea,e, par suite d'une

^ts I..ences latentes impi.nent ^^t:7J^:::;:t:Ù n,alaa,es thoraciques on f^T^^^-^^, ^lettelt à des collections pnri... i„,..,i.e«ses toiqonrs 1.^ vlie naturelle, - delà des^.^çs

lentes ou à deskystes d;»!!.-'-;;; II;:;.! devient m.signe des adhérenconliguës. Dans cedcrnic, cas a ui ordinairement heureux, a

ces, s, la lésion qtn est le VO^'^^^^^^^^,, été d'abord diagnostiquée. (V. Accls, ^ommi

ALIlÉRErVCES. ^ ^

B - Les effets consécutifs des adhérences séreuses doivent être ex-.miné- I ' les plèvres, le péricarde ou le péritoine ex.munes dans

des efforts de contraction aue Ion ■> ^nnn^-ô- -, \ '; ""'P''' "^'c-)» en raison

ana.omi,ne. Mais Skoda eZlZl^ ^^^Juy, 'T"" "^^"^

plutôt la conséquence de ces adh et es De côté l" , T ^'»'>'

Win, a publié récemment des reci er ,es in éiTs ' Kennedy, de Dn-

«^f^, 1859 1. „.) En ™ettanrdt:ô.'rL:s ;;rL;i^^

valvulaires, i a pu réunir miafrp vir.^» r ^ , itisquejs n y avait des lésions P^ncarde a'vec le^uSr eS^^^^ Z^^^r:^'^: If] Cinquan,e-six. Ces derniers comprenaient cinquante et unThvo Hrn . sans dilatation des cavités, et cinq atrophies. - En S„e T^^^^^^ question est-elle jugée? Non assurément car il est imlX d^ I a relation de cause à effet entre les adi, l ence les En j!;'^™"""-- q" y gnesde l'adhérence, M. Kennedv fait nwJ! «^l'vement aux si-

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