ESTOMAC
des symptômes est complètement caractéristique, mais lorsqu'elles sont anomales ou irrégulières, et (jue l'éruption est fugace, comme on le voit dans certaines épidémies. L'existence même de ces épidémies est un fait dont on devra d'ailleurs grandement tenir compte dans les cas difficiles de cette espèce.
L'important du diagnostic, lorsque l'éryllième est bien constaté en même temps que sa forme, c'est d'établir sa cause.
Souvent cette cause est accidentelle, comme ï insolation, l'action du froid, le contact de liquides irritants (flueurs blanches, flux blennliorrhagique ou dvssentérique, urines, matières fécales, fluide âcre du coryza). Certains médicaments internes, comme le copahu, le cubèbe, l'iode, on externes comme le sublimé administré en bain chez les enfants (Oiday), doivent aussi être signalés. Mais, à propos des causes accidentelles, je dois attirer l'attention sur lorigine des érythèmes peu étendus, et de forme ordinairement arrondie, observés principalement à la face et aux mains, érythèmes qui, pour M. Bazin, sont le premier effet de parasites végétaux microscopiques (F. Teignes). — A délaut de cause accidentelle, on recherchera si l'érythème n'est pas un signe ou une complication d'une maladie préexistante. Il peut apparaître, en effet, dans le cours des maladies aiguës iébriles les plus variées, où son apparition est éphémère et n'est souvent liée à aucun autre symptôme nouveau. M. Gubler pense que l'éruption non scarlatineuse, signalée par M. Sée comme spéciale à la suite de la trachéotomie, dans les cas de croup, rentre dans les faits d'érythèmes symptomatiques dont il est question.
Parmi les érythèmes aigus dont la cause est le plus difficile à déterminer se place en première ligne l'érythème noueux, attribué au rhumatisme par certains auteurs, qui se fondent sur la coïncidence de douleurs articulaires observées chez quelques sujets. Mais cette coïncidence est bien'Join d'être la règle, et je l'ai vue manquer notamment dans un fait d'érythème noueux généralisé à tout le corps, même à la face, et dont la cause n'a pu être déterminée.
Certains érythèmes, non plus éphémères, mais au contraire très-persistants, sont dus à des affections chroniques fréquemment observées. Je veux parler de la vérole et de la scrofule, qui se manifestent par des syphilides et des scrofulides érythémateuses, dont les caractères spéciaux, la marche extrêmement lente, et souvent les symptômes concomitants, ne permettent pas de méconnaître l'origine. L'érythème tuberculeux de Willan me paraît devoir être rangé dans la classe des scrofulides.
S'' Pronostic. — Quoique annonçant quelquefois un état grave de l'économie, les diverses espèces d'érythème n'ont jamais rien de fâcheux par elles-mêmes.
ESGHARE. — V. Gangrène.
ESSOUFFLEMENT. — F. Dyspnée.
ESTOMAC. — Si l'estomac, qui occupe chez l'homme sain la plus grande partie de Thypochoudre gauche et de l'épigastre, varie suivant son état de réplétion ou de vacuité physiologiques, ces variations sont bien autrement considérables chez l'homme malade. On a vu dans ce dernier cas l'estomac se développer au point d'atteindre inférieurement à droite l'épine iliaque antérieure et supérieure, et par conséquent on peut rencontrer tous les degrés intermédiaires de son expansion pathologique. Les diverses parties de l'organe peuvent éprouver, indépendamment de son volume, des déplacements d'autant i)lus étendus qu'on se rapproche davantage de l'extrémité pylorique. Ces déplacements consistent ordinairement en une sorte de