FIÈVRES. FISTULES
fébriles prolongées est une nouvelle raison, parmi tant d'autres, pour explorer fréquemment les organes le plus souvent affectés en pareils cas, et notamment les organes intra-thoraciques.
Par suite des différentes allures qu'affecte la marche de la fièvre, il faut s'enquérir avec soin des antécédents fébriles pour savoir d'abord s'ils sont intermittents, et si l'on n'a affaire qu'à un accès passager analogue à un ou plusieurs accès antérieurs. Si, au contraire, on interroge un malade sans fièvre, mais qui dit avoir éprouvé récemment des frissons suivis de chaleur, puis de sueurs, en donnant des détails qui ne peuvent faire soupçonner sa véracité, on jugera par ce commémoratif que l'apyrexie existante n'est qu'une trêve après un accès déjà passé. On arrivera ainsi à établir l'existence d'une fièvre intermittente. On ne saurait trop insister en toute occasion sur la nécessité de bien reconnaître l'intermittence fébrile lorsqu'elle existe.
Si la fièvre que l'on observe est continue, le temps depuis lequel elle persiste peut mettre aussi sur la voie du diagnostic; si, par exemple, on soupçonne Texistence d'une fièvre éruptive, et que le temps des prodromes fébriles de l'éruption soit écoulé, on doit rejeter l'existence de ces maladies, et songer à d'autres affections fébriles.
FIÈVRES. — Je n'ai pas à m occuper dans cet ouvrage de la doctrine des maladies qui forment le groupe des fièvres proprement dites ou pyrexies. Au lit du malade, les questions de diagnostic qu'elles soulèvent se réduisent en définitive à établir par voie d'exclusion qu'il existe une de ces fièvres (F. Fièvre), puis à en rechercher l'espèce.
Pour résoudre cette dernière question, il faut avoir présente à l'esprit la nomenclature de ces affections, bien moins nombreuses que ne Fadmettaient les anciens, grâce aux recherches modernes, et principalement à celles de M. Louis, qui a fait rentrer la plupart de leurs espèces dans la fièvre dite typhoïde. On peut juger de la simplification apportée dans le groupe des fièvres des anciens par l'énoncé de celles qui sont généralement adoptées de nos jours, et qui comprennent les trois groupes suivants :
1° Les fièvres éphémères, qui durent un ou plusieurs jours, et qui comprennent la simple courbature, la fièvre éphémère proprement dile, et la synoque ;
2° Les fièvres continues, comprenant les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde, le TYPHUS, la fièvre jaune, la bilieuse des pays chauds, la peste, la fièvre puerpérale;
5° Les fièvres intermittentes, simples, rémittentes ou pseudo-continues.
Pour le diagnostic de ces différentes pyrexies, je n'ai qu'à renvoyer aux articles particuliers qui leur sont consacrés.
FILAIRE ou DRAGONNEAU. — V. Parasites animaux.
FISTULES. — A la suite des ab cès comme des ponctions faites comme moyens de traitement, il persiste quelquefois des fistules qui ont une certaine valeur diagnostique dans les maladies internes. Outre celles qui résultent de l'ouverture des abcès scrofuleux ou par congestion, on en rencontre qui communiquent avec des lésions des organes splanchniques. Dans cette dernière circonstance, il est important pour le diagnostic de pouvoir reconnaître le point de départ du trajet fistuleux dans tel ou tel organe. Or, cette constatation est aisée lorsque la plaie extérieure donne issue à des produits organiques ou à des produits de sécrétion qui révèlent par euxmêmes les organes d'où ils proviennent, comme xle l'urine, des parcelles osseuses, delà lymphe, des matières contenues dans le tube digestif, gaz, bile ou calculs biliaires, matières fécales, etc.