‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 89 sur 245 · FLANCS. FLUCTUATION · texte numérisé non relu

FLANCS. FLUCTUATION

La difficulté du diagnostic anatomique des fistules n'existe que lorsque les matières excrétées, comme le pus, n'indiquent aucune source organique particulière; lorsqu'un stylet ne peut pas parcourir le trajet fistuleux pour arriver jusqu'à l'organe lésé, et lorsque enfin aucun des commémoratifs ne peut éclairer sur la cause première de l'affection. Les fistules pulmonaires cutanées présentent en particulier des difficultés de diagnostic sur lesquelles M. Bouchut a insisté (Acad. de méd.y 1853). L'injection d'un liquide, l'iode, par exemple, qui se montre ensuite dans les crachats, comme cela est arrivé à M. Perrin (Soc. de cliir., 4 850), est la meilleure' preuve de k communication du trajet fistuleux avec le poumon, lorsque la plaie ne fournit pas un liquide mélangé d'air ou semblable à celui des crachats expectorés.

FLANCS. — On sait que les flancs sont compris, sur les côtés du ventre, entre la crête iliaque et les fausses côtes. Comme les autres régions de cette cavité, leut volume ou leur saillie est variable, mais ce n'est pas seulement par suite du développement de l'organe principal qui leur correspond : le côlon ascendant à droite et le côlon descendant à gauche. Les organes qui occupent les hypochondres, c'est-à-dire le foie et la rate, les reins situés sur les côtés de la colonne vertébrale, les ovaires, chez la femme, envaliissent assez souvent le flanc qui leur correspond, lorsqu'ils prennent un volume considérable, ou lorsqu'ils sont le point de départ de tumeurs volumineuses, ou enfin lorsqu'ils se déplacent (le rein, le foie, par exemple). Les épanchements ascitiques et les phlegmons de la fosse iliaque ou même périutérins peuvent aussi envahir les flancs.

Les signes que fournissent ces régions se tirent : de leur aspect plus ou moins développé, soit par rapport aux parties voisines, soit par la comparaison des deux côtés; de la palpation et de la percussion, qui ont surtout pour but de constater l'absence ou la présence de tumeurs plus ou moins étendues. La seule remarque à faire lorsqu'il existe une tumeur, c'est que l'on doit toujours se demander s'il n'y a pas un amas de matières stercorales dans le côlon.

FLATULENCE, FLATUOSITÉS. — V. Météorisme.

FLOT (Bruit de). — V. Succussion.

FLUCTUATION. — Sans parler de la fluctuation des abcès extérieurs, qui est spécialement étudiée par le chirurgien, et dont je n'ai pas à m'occuper, je rappellerai que la fluctuation est importante aussi à constater par le médecin, soit qu'elle se manifeste au niveau d'abcès d'organes splanchniques (F. Abcès), soit, ce qui arrive le plus souvent, qu'elle révèle la présence d'un liquide épanché.

On perçoit la fluctuation (sensation du déplacement d'un liquide), soit à la palpation simple, comme lorsqu'on pratique le toucher dans le pharynx, le vagin ou le rectum, soit en refoulant successivement le liquide avec les doigts des deux mains, soit enfin en frappant au niveau de la collection liquide d'une main, tandis que l'autre, appliquée à une certaine distance, perçoit le choc du liquide refoulé.

A la tête, on peut percevoir la fluctuation au niveau des sutures dans l'hydrocéphalie chronique, mais elle ne saurait démontrer si le liquide est intra-arachnoïdien, ou bien intra-ventriculaire avec amincissement du tissu cérébral. — On a aussi obtenu la fluctuation au niveau des espaces intercostaux, comme signe d'épanchemeiit pleurétique; mais elle y est difficile à produire et ne peut être perçue que dans des conditions exceplionnelles (V. Poitrine). Corvisart l'a donnée comme un signe d'hydro-péricarde. — Mais c'est surtout au niveau de l'abdomen, dont les parois

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