FLUX. — FOIE
molles se prêtent plus facilement à ce mode d'exploration, que la fluctuation est fréquemment constatée. On peut l'y produire dans Vascite, dans la péritonite chronique, dans Yhydropisie de la vésicule biliaire, dans la rétention d'urine dans ia vessie, ou dans l'hydropisie rénale (V. Rétentions), dans certains kystes de l'ovaire. La fluctuation est le plus souvent obscure au niveau des kystes hydatiques.
FLUX. — L'écoulement plus abondant que dans l'état normal des liquides, des sécrétions ou des excrétions a été désigné sous le nom générique de flux par les anciens, qui en ont fait le caractère principal d'une classe nombreuse de maladies particulières. Mais l'anatomie pathologique nous a montré que, le plus souvent, les flux sont des signes de maladies, plutôt que des affections spéciales, et que le nombre des flux proprement dits, c'est-à-dire indépendants de toute lésion locale appréciable de l'organe qui le fournit, doit être considérablement restreint. On ne saurait, en effet, «considérer comme de simples flux les hémorrhagies, le vomissement, le choléra, la •dyssenterie.
On admet de nos jours comme flux non symptoraatiques, lorsque par exclusion l'on a pu écarter toute condition organique appréciable comme point de départ de î'excès d'excrétion, la salivatioii ou sialorrhée, la bronchorrée, la gastrorrhée, la diarrhée et certains flux bilieux, la polijurie, la blennorrhée, la leucorrhée, la galactirrhée et Véphidrose ou sueur morbide.
Les flux symptomatiques sont quelquefois salutaires, lorsque, par exemple, ils constituent des crises heureuses, ce qui est infiniment plus rare qu'on ne le pensait autrefois. Les flux idiopathiques abondants dus à des émotions, à l'action du froid et à d'autres causes mal déterminées, sont habituellement suivis de troubles de la santé et en particulier d'une faiblesse générale plus ou moins prolongée. C'est ce qui a été constaté par M. N. Guéneau de Mussy, chez une femme atteinte d'un flux laiteux (galactirrhée) dont il a publié l'observation (Arc/i. de méd., 1856, t. VII) et à propos de laquelle il a fait remarquer que l'on ne peut admettre qu'il y a flux morbides qu'à la condition qu'ils aient pour conséquences des désordres dans la santé.
FLUXIONS. — V. Congestions.
FOIE. — La situation du foie dans l'hypochondre droit, chez l'homme sain, est essentielle à bien connaître, attendu que ses déplacements et les variations pathologiques de son volume fournissent des données diagnostiques d'une grande valeur.
Ses limites inférieures, dans l'état physiologique, sont le rebord inférieur des fausses côtes droites, sauf au niveau de l'épigastre, dont la partie supérieure est occupée par le lobe gauche du foie. Mais ses limites supérieures ne sauraient être «déterminées sur le vivant que d'une manière approximative par la percussion, le niveau de la convexité supérieure du foie étant éloigné des parois costales. On est donc réduit à tenir compte de la matité réelle que donnent les parties du foie les plus voisines des parois thoraciques, pour juger de ses limites supérieures, que l'on pourra supposer toujours plus élevées en réalité; or, d'après les recherches de M. Monneret [Arch, de méd., 1852, t. XXIX), chez un homme sain couché sur un plan horizontal, la matité hépatique commence à quatre centimètres au-dessous du mamelon droit, et la ligne qu'elle forme descend rapidement de ce lieu vers la pointe du sternum, et au contraire s'abaisse à peine en se portant en dehors et en arrière. M. Monneret propose aussi, pour apprécier la limite supérieure du foie, d'utiliser la ligne inférieure où cesse la vibration thoracique du poumon droit au niveau de la