GARGOUILLEMENT. — GASTRALGIE
tride et fétide, et la chute de l'eschare laisse une excavation en forme d'entonnoir qui diminue bientôt en étendue et en profondeur. Il ne faut pas oublier que les tissus détruits sont réparés avec une étonnante rapidité, et que la cicatrisation a lieu ordinairement sans difformité considérable ni adhérence des parois de Torifice du vagin (Richter, V Expérience, 1858).
GARDE-ROBES. — V. Fécales (Déjections).
GARGOUILLEMENT (Bruit de). — Toutes les fois qu'un liquide et un gaz sont agités plus ou moins vivement dans une cavité, il se produit un bruit de gargouillement. Ce phénomène se produit chez l'homme dans les voies aériennes et dans les voies digestives, là précisément où ces conditions se trouvent réunies.
A. Voies digestives. — Le gargouillement que produit dans le pharynx le liquide d'un gargarisme agité par l'air expiré donne une bonne idée du bruit de gargouillement qui peut se manifester dans l'œsophage, dans Testomac et dans le reste du tube digestif. Il est tantôt spontané et tantôt provoqué, et il ne doit attirer l'attention du praticien que dans un petit nombre de circonstances. — Le gargouillement qui accompagne la déglutition et qui se produit rapidement le long de Yœsophage jusqu'à l'estomac est quelquefois un signe de la paralysie de ce conduit. — Dans les intestins, les gargouillements spontanés constituent les borborygmes. Provoqués par la pression de l'abdomen, ils indiquent simplenient la présence simultanée de gaz et de liquides dans le tube digestif, dans le point sous-jacent. Ils s'observent plus particuhèrement au niveau de la fosse ihaque droite, oi\ l'on fait franchir avec bruit le léger obstacle opposé par la valvule iléo-cœcale. On a beaucoup exagéré la valeur de ce gargouillement iléo-cœcal dans la fièvre typhoïde, puisqu'il existe toutes les fois qu'il y a simultanément des liquides et des gaz intestinaux quelconques dans le cœcum ou dans son voisinage, aussi fréquemment dans l'embarras gastro-intestinal que dans l'affection typhoïde.
Indépendamment de ces différents gargouillements, qui se perçoivent sans avoir recours à l'auscultation, il en est qui, se passant dans la profondeur des organes digestifs voisins de la cavité thoracique, ne sont perçus que lorsque l'oreille est appliquée sur les parois de la poitrine. Tels sont certains gargouillements passagers de l'œsophage, de l'estomac ou du côlon transverse, qui viennent compliquer les résultats de l'auscultation thoracique; mais l'on s'habitue bien vite à saisir le véritable caractère de ces bruits insignifiants, qui sont surtout entendus en arrière, dans le voisinage de la colonne vertébrale.
B. Voies respiratoires. — Les bruits de gargouillement qui se passent dans les voies respiratoires sont quelquefois entendus directement par les assistants, lorsque ces bruits se produisent dans le larynx ou dans la trachée; ils sont alors ordinairement passagers, et la toux les fait cesser, à moins toutefois que la cause de l'obstruction des voies respiratoires supérieures par des Hquides ne soit persistante et ne constitue l'asphyxie. Ce gargouillement laryngien est presque constant dans l'agonie. D'autres fois, le gargouillement ne s'entend qu'à l'auscultation médiate ou immédiate de la poitrine, et constitue les râles humides caverneux et amphorique, dont il a été question ailleurs.
GASTRALGIE. — Longtemps on a désigné cette maladie sous le nom de cardialgie, en la confondant avec les affections les plus disparates ; on a entendu ensuite par gastralgie un trouble nerveux plus ou moins considérable de l'estomac