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DILATATIONS

Mais on a été plus loin : on a considéré comme des dialhèses la plupart des causes internes et peu connues des maladies. C'est ainsi que l'on a admis des dialhèses catarrhale, séreuse, venteuse, vermineuse, calculeuse, anévrysmale, osseuse, névrosique, scorbutique. C'est aussi, selon moi, par un abus de langage que le mot diathèse, dont on abuse tant, a été appliqué à des maladies aiguës dans ces dernières années. Pour Castan (de Montpellier) {Traité élément, des diathèses, 4807), la vraie diathèse est une affection morbide, constitutionnelle, par conséquent chronique et persistante. Cette diversité d'opinions démontre la difficulté de limiter le sens réel du mot diathèse.

Ce que dit Baumès du diagnostic des diathèses, sur lesquelles il a publié un ouvrage étendu (1853), réduit d'ailleurs la question clinique à ses justes limites. « Évidemment, dit-il, une diathèse ne peut être diagnostiquée que lorsqu'elle a effectué quelque manifestation; sans cette condition, la considération des diathèses, des états diathésiques qui ont existé chez des parents, ne suffirait pas pour affirmer que des états morbides semblables existent chez un de leurs descendants qui n'en offrirait encore aucun signe. On ne peut pas dire qu'une diathèse est à l'état latent tant qu'elle n'a donné aucun signe de son existence, et si, pendant la vie d'un individu, aucun signe de ce genre ne s'était montré, quelles que fussent les conditions diathésiques présentées par ses ascendants et ses descendants, on ne pourrait pas affirmer que, chez lui, aucune diathèse ait existé. » Les diathèses ne se reconnaissent donc qu'à leurs manifestations anatomiques ou sy Diplomatiques, et dès lors l'étude de leur diagnostic rentre simplement dans celle des maladies auxquelles elles se rapportent ( Voy. Cancer, Goutte, Rhumatisme, Scrofules, Syphilis, Tubercules, etc., maladies pour lesquelles le mot diathèse exprime un principe étiologique bien défini par ses effets, principe qui serait l'acide urique pour la goutte [diathèse urique de

DIGESTIF (Appareil). — Nous pourrions, à propos du diagnostic, entrer ici dans des considérations générales qui ne manqueraient certainement pas d'intérêt, si ce n'était pas répéter ce que nous avons dit à propos de chacun des organes qui composent l'appareil digestif : bouche, pharynx, œsophage, estomac, etc. Deux questions pourraient cependant paraître utiles à discuter : 1° celle de la localisation anatomique d'une maladie dans un des organes digestifs ou dans leurs annexes (foie, pancréas, péritoine, ganglions intestinaux); 2° la question de méthode pour l'exploration de l'appareil digestif. Mais la première question est soulevée et discutée à propos d'un certain nombre de phénomènes particuliers qui sont des points de départ pour le diagnostic et dont il a été traité ailleurs; et quant à l'exploration des organes digestifs, il en est suffisamment question à propos de chaque organe et de I'examen des

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