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DOULEUR

principales suivantes : 1° Elle est le seul signe observé, Elle constitue seulement un des principaux symptômes de la maladie.

C'est principalement lorsque la douleur se présente comme symptôme unique que le diagnostic est parfois difficile à formuler. Pour le faciliter, on devra d'abord rechercher si la douleur siège dans un des tissus ou des organes communs à toutes les régions extérieures (peau, muscles, vaisseaux, nerfs, tissu osseux), ou bien dans les organes splanchniques. Cette distinction anatomique du siège de la douleur est toujours extrêmement importante.

Il est facile de reconnaître d'abord que la douleur occupe la peau, sans qu'il y ait de lésion apparente, aux sensations douloureuses qu'augmentent le frôlement, le toucher et le pincement du tégument (dermalcie). — Les douleurs qui occupent les filets nerveux qui rampent au-dessous de la peau (névralgies) sont remarquables par leur direction dans le sens des branches nerveuses, par les exacerbations comme fulgurantes qui y surviennent spontanément, et par celles que la pression développe au niveau des points limités sous la pulpe du doigt et qui sont connus comme des foyers de douleur bien déterminés. — Lorsque les vaisseaux veineux ou lymphatiques sous-cutanés sont le siège de la douleur, elle est augmentée par une pression superficielle, qui fait percevoir, dans le premier cas, un cordon résistant au niveau de la veine (coagulation du sang dans le vaisseau), tandis qu'il existe une rougeur rubanée caractéristique qui dessine le trajet des lymphatiques {lymphangite)^ si ces vaisseaux sont atteints. — Les douleurs musculaires présentent cette particularité remarquable qu'elles augmentent ou se manifestent dès que le malade veut faire exécuter aux muscles les mouvements dont ils sont chargés, mouvements parfois rendus impossibles par le fait de la sensation douloureuse ainsi provoquée. Je dois faire observer que les névralgies donnent quelquefois lieu à des douleurs musculaires, mais que la prédominance des caractères de la névralgie fait facilement reconnaître leur origine. — Ces douleurs par les mouvements pourraient aussi être attribuées aux muscles, lorsqu'elles se passent dans les articulations; mais il suffit, dans ce dernier cas, que le médecin réveille la douleur en imprimant un léger mouvement de flexion ou d'extension, tout en recommandant au malade de s'abandonner à Lui-même, pour que le siège articulaire de la douleur ne soit pas méconnu. — Quant aux os, leurs douleurs se font principalement remarquer dans les affections chirurgicales, sauf dans Vostéomalacie, la syphilis constitutionnelle, où le retour nocturne des douleurs dites ostéocopes et parfois très-vives leur donne un cachet particulier.

Ces différentes douleurs sont généralisées ou erratiques, ou bien partielles. Lorsqu'elles sont généralisées ou erratiques, elles peuvent être un des premiers signes de Vostéomalacie, du scorbut, ou mettre sur la voie du diagnostic de Yintoxication saturnine, de la syphilis (douleurs rhumatoïdes), de la névralgie générale, du rhumatisme chronique. — Localisée à la tête comme seul signe apparent, une douleur atroce avec rachialgie marque le début de la méningite cérébro-spinale épidémique et de beaucoup d'autres affections intra-crâniennes (Voy. Céphalalgie). — Très-bornée au rachis, la douleur est souvent un signe de névralgie, de lésion de la moelle, ou de mal de Pott. Elle est persistante au début du mal de Pott, à l'épigastre, suivant Taylor et Lee (Amer. med. Times, 18G4). — Limitée au niveau du cœur, une douleur excessive révèle un accès d' angine de poitrine, etquelquefois elle est le signe caractéristique d'une fièvre pernicieuse cardialgique. — A la région lombaire, la douleur est souvent le signe du rhumatisme musculaire des lombes (lombago) ; elle peut, sous le nom de coup de barre, être le premier symptôme de la fièvre jaune; elle est

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quelquefois violente comme début de la variole; enfin elle se montre subitement pendant un effort dans le tour de reins. — On sait qu'au niveau du ventre se montrent les coliques, dont le siège a été diversement interprété, et dont les douleurs s'accompagnent rapidement d'autres symptômes dans la plupart des cas.

Les caractères que présentent les douleurs des différents viscères ne diffèrent pas, dans tous les cas, d'une manière assez sensible des douleurs superficielles névralgiques ou musculaires, pour que l'on puisse par elles seules avoir une idée nette de leur origine anatomique. C'est par des signes concomitants, par les troubles fonctionnels, et surtout par les changements sensibles à l'exploration physique, survenus au niveau d'un organe intérieur, que l'on peut, reconnaître la véritable origine de la douleur. Ce qui démontre l'importance des phénomènes concomitants en pareilles circonstances, c'est l'obscurité qui règne dans la science au sujet des viscéralgies ou névralgies des viscères, dans lesquelles la douleur est le seul signe produit. Combien de fois n'a-t-on pas pris pour des viscéralgies des névralgies externes mal accusées ou mal recherchées, et qui siégeaient dans les parois de la région du viscère que l'on croyait atteint? Une mention spéciale doit être faite des douleurs très-intenses que les anévrysmes de l'aorte abdominale produisent parfois en l'absence de tout autre signe.

Je pourrais longuement m'étendre sur la signification des douleurs qui se rencontrent dans les maladies combinées à d'autres symptômes; mais comme, en pareil cas, la douleur accusée par le malade ou constatée par l'exploration du médecin occupe une partie plus ou moins étendue, son siège est un indice précieux pour le diagnostic. A la région qu'elle occupe, en effet, correspondent certains organes ; or, comme j'ai indiqué pour chacun d'eux les maladies qui peuvent s'y montrer, on pourra rechercher à quelle affection on devra rapporter la sensation douloureuse observée. Je n'ai donc qu'à renvoyer le lecteur à ces différents articles et à ceux qui sont spécialement consacrés à certaines douleurs, comme la céphalalgie, I'arthralgie, la pleurodynte, etc. (Voy. de plus : Abdomen, Poitrine, Névralgies, Rhumatisme).

DYNAMOMÈTRE. — Voy. Ataxie locomotrice progressive, p. 10-i.

DYNAMOSCOPIE. — Suivant Collongues, les actes intimes de la vie moléculaire se manifesteraient par des signes particuliers perçus par l'auscultation pratiquée au moyen du dynamoscope. C'est une lige de 10 à 15 centimètres, construite en liège ou en acier, dont une extrémité est destinée à l'oreille de l'observateur, et l'autre, creusée en forme de dé à coudre, pour recevoir le bout du doigt de la personne à examiner. On perçoit deux sortes de bruits à l'aide de cet instrument : un bruit continu dit bourdonnement, et des crépitations survenant par intervalles irréguliers et appelées par l'auteur pétillements ou grésillements. Le bourdonnement est un phénomène général ; les pétillements n'existent qu'à l'extrémité des mains et des pieds.

Les données fournies par l'étude de ces bruits, étudiés avec beaucoup de soin par Collongues, ne me paraissent pas assez importantes pour être utilisées dans la pratique, si ce n'est peut-être pour la constatation de la mort réelle, le bourdonnement disparaissant graduellement des extrémités vers la région précordiale et l'épigaslre, où il ne cesserait que quatorze à seize heures après la mort.

Le bourdonnement parait être dû à la contraction fibrillaire des muscles (Barth et Roger, Traité d'auscult., 18G0), ou plutôt à la contraction musculaire tonique. Ce n'est donc que le bruit rotatoire de Laennec. Quant aux pétille-

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ments, qui, de l'aveu même de Collongues, ne s'observent qu'aux mains et et aux pieds, cela s'explique aisément : selon moi, ces pétillements sont produits par les tendons qui occupent principalement ces régions. Il m'est facile de démontrer, en effet, qu'ils résultent du glissement saccadé des tendons dans leurs gaines. Car, si l'on s'applique la main à plat sur le côté de la tête, de manière à en faire correspondre la paume au conduit auditif, on entend le bruit rotatoire ou bourdonnement continu, et, à de rares intervalles, les pétillements ou grésillements de Collongues. Or, que l'on soulève lentement les doigts seulement pour les porter graduellement dans une extension forcée, et l'on produira des pétillements de plus en plus nombreux et confluents, qui se passent manifestement sous l'oreille dans les gaines tendineuses, et qui deviennent rares dès que les doigts restent appuyés sur la tète. Les pétillements, dans cette dernière circonstance, sont dus sans doute à l'action tonique des muscles agissant sur les tendons.

Les phénomènes dynamoscopiques sont donc simplement des phénomènes de contraction musculaire, non de celle qui produit les mouvements volontaires, mais de cette contraction tonique continue des muscles qui sert principalement à équilibrer ces mouvements, comme l'a démontré Duchenne. On conçoit dès lors parfaitement que l'absence des phénomènes dont il vient d'être question puisse être un signe de mort réelle ou de paralysie, mais un signe beaucoup trop secondaire, dans ce dernier cas du moins, pour être réellement utile au diagnostic.

DYSENTERIE. — La dysenterie est une affection fréquente dont la nature est encore indéterminée, et qu'on ne peut, avec certains auteurs, considérer comme une simple inflammation du côlon, où siègent les manifestations anatomiques. C'est, dans presque tous les cas, une maladie aiguë; très-rarement elle est chronique.

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