‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 105 sur 355 · I. Dysenterie aiguë · texte numérisé non relu

I. Dysenterie aiguë

1° Éléments du diagnostic. — Lorsqu'on a affaire à une dysenterie aiguë bénigne, on constate qu'il y a eu des coliques au début, puis des pressants besoins de défécation, de plus en plus fréquents, avec ténesme provoquant des efforts infructueux ou suivis de l'expulsion d'un peu de mucus sanguinolent, visqueux, spumeux, parfois mélangé d'aliments non digérés, et (dans des cas très-rares dans cette forme bénigne) de lambeaux de fausses membranes. Le pouls est normal ou même ralenti dans cette forme de la maladie ; mais il n'en est pas de même dans la dysenterie grave.

La dysenterie grave, en effet, est constamment fébrile, et presque toujours épidémique. Son début par la fièvre, rarement par les symptômes locaux, est parfois tellement subit, que les symptômes locaux et généraux atteignent tout «à coup une très-grande intensité. Les coliques sont bien plus intenses que dans la forme bénigne, le ténesme est presque incessant, les selles liquides sont plus fréquentes, se montrent plus rapidement mucoso-soiguinolentes et plus fortement imbibées de sang; elles exhalent une odeur très- fétide; quelquefois elles sont brunes, noires, ou séreuses et analogues à du frai de grenouille ou à de la lavure de chair, mélangées assez fréquemment de pus si la maladie se prolonge, et de ces débris membraneu.v pris trop souvent parles malades pour des fragments d'intestin. Ces débris sont presque toujours de fausses membranes détachées des ulcérations, et, seulement dans des circonstances rares, de véritables fragments de muqueuse intestinale ( Cambay). En même temps, il y a altération profonde des traits, défaillit nce, prostration, pouls de plus en plus faible et fréquent, sensibilité au froid, embarras progressif de la circidation

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