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II. Entozoaires dans d'autres organes

J'ai peu de chose à dire de la présence des entozoaires dans d'autres organes internes que les organes digestifs. Je n'ai qu'à signaler ceux des voies urinaires et des muscles.

A. Voies urinaires. - Les voies urinaires chez l'homme sont-elles atteintes par les entozoaires? Suivant la remarque de Davaine, on n'y a trouvé, en dehors du slrongle géant, que des protozoaires (vibrions et monades), des corps vermiformes ou desvers d'espèces indéterminées ou mal déterminées, des versintes-

Fig. Ai. — Ovule du dislome hépatique grossi 107 fois et traité par la potasse caus tiqua pour séparer l'opercule.

Fig. 47. — Distome hépatique (non encore adulte) grossi huit fois. Il provientd'un

ENTOZOAIRES. — entozoaires dans d'autres organes.

l-'ig. Su. — llistome kanUftlobie maie el femelle fortement grossi». — a, b, c, femelle SU jiarlie conlonuo dans le canal gyr.tr.

rophtirr. d, le corp* vu jmr Iran»

linaux ou des hydatides erratiques . des concrétions sanguines, el des insectes ou des larves d'insectes tombées (accidentellement dans l'urine. Le spiroplère

el le dactylîus aculeatus ne seraient que des entozoaires fictifs. Cependant Harley a constaté au Cap de Bonne- Espérance , dans l'urine d'un malade atteint d hématurie, des œufs d'un entozoaire appartenant à un distomum lumiatohinm , fig. 50, el même un embryon parfait. L'hématurie en serait ici le principal symptôme, comme pour le strongle.

Le strongle géant , dont il n'existe qu'un petit nombre d'exemples chez l'homme, occasionne aussi, en effet, des hématuries, de violentes douleurs, et des phénomènes graves semblables à ceux des calculs rénaux; mais le diagnostic ne saurait être établi par la seule considération des symptômes, quoique dans un cas exceptionnel il y ait eu, suivant Aubinais (Jievue méd., 1840), un sentiment de reptation au niveau du rein affecté , avec ondulation visible à travers les parois abdominales. Dans les cas où l'uretère est perméable, Davaine pense que la constatation avec le microscope des œufs rendus avec l'urine, et les symptômes de la présence d'un corps étranger dans les reins ou la vessie, pourrai, e, f, y, raje|U donner la certitude de l'existence d'un strongle

h, i, le maie. I, ventouse buccale. . , ■

A-.veniouw veniraie ; onire i ei A, dans ces parties. Les œufs du strongle soul en Ireste tronc-, en arrière <io la grand nombre, brunâtres et volumineux (longueur,

queue (d aprè» Bilhar,». ^ ^ , Qmm ^ . ()a. ^ j

B. Organes génitaux DE la FEMME. — Donné a signalé dans le mucus vaginal la trichomonade vaginale, fig. 51. Gluge, Valenlin, Siebold et Yogel ont cru que ce n'était que de l'épilhélium vibralile , cependant Kolliker a confirmé la découverte de Donné. Cette trichomonade ne se rencontre pas dans le mucus vaginal sain, mais seulement quand ce mucus renferme des bulles d'air qui lui donnent un aspect écumeux.

C. Muscles. — Depuis la découverte de la irichina spiralis par Hilton eu 1832, il en avait été peu parlé jusqu'à ces dernières années. Mais la question a pris de grandes proportions, et a dû être traitée à part dans cet ouvrage (Vog. Trichinose).

On a vu à l'Hôtel-Dieu de Lyon, en 1802, un vieillard de soixante-dix-sept ans qui présentait une foule de petites tumeurs sous-cutanées de la grosseur d'un haricot, et qui furent prises pendant la vie pour des tumeurs fibroplasliques. C'étaient des cgstirerques, fig. 52, dont plusieurs centaines purent être retirés des muscles; un beaucoup plus grand nombre occupait le tissu conjonctif des autres organes {Soc. de biologie, 3e série, t. V, 1803. Paris, 1801). On a trouvé aussi des cysticerques dans l'encéphale.

Il n'a été question dans cet artiele ni des vers vésiculaires, dénommés ecchinocoques, dont j'ai traité au mot Hydatidks, ni de la filaire de Médine (Dragonneau, vers de Guinée), entozoaire nématoïde qui habile les régions superfi-

f iy. 51. — Triclmmonade vaginale.

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