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FISTULES

Mais il y a deux maladies qui ont de telles analogies avec la fièvre jaune que, dans beaucoup de cas, on est fort embarrassé d'eu formuler les caractères distinclifs. Ce sont, dans nos contrées, l'ictère grave fébrile, qui a été considéré comme une forme endémique de la lièvre jaune propre à notre climat, et la fièvre bilieuse des pays intertropicaux dans sa forme continue. J'ai traité ailleurs de ce diagnostic différentiel ( Voy. Bilieuse [FièvreJ et Ictère).

Je n'ai rien à ajouter à ce qui précède, relativement aux degrés ou aux formes variables de la fièvre jaune, formes qui dépendent, et du degré d'intensité lui-même, et de la prédominance ou de l'absence de certains symptômes. — Quant aux complication s , elles sont rares.

On a noté des parotides ou des abcès multiples des membres comme des accidents survenant dans la convalescence; les abcès paraissent dus à la suppuration de foyers hémorrhagiques qui se font dans l'épaisseur des membres.

3° Pronostic. — Le pronostic à porter sur l'issue de la maladie doit toujours être extrêmement réservé dans le cours de la fièvre jaune, sa gravité n'étant nullement proportionnée à l'intensité des symptômes. La mort a lieu dans environ la cinquième partie des cas. Elle survient le plus souvent à la suite d'un ensemble de phénomènes très-graves : agitation extrême, abattement profond, déjections et vomissements noirs, hémorrhagies diverses, ictère plus ou moins généralisé, suppression des urines, quelquefois respiration anxieuse, convulsions générales et écume à la bouche (Dutroulau). Mais d'autres fois la mort arrive inopinément à la suite de symptômes légers et très-peu caractéristiques : fièvre et douleurs peu intenses, diminution peu marquée des forces, absence d'agitation , de vomissements et même d'ictère. Cependant, lorsque l'ictère se montre dans ces conditions et dans le premier septénaire, il annoncerait une mort prochaine; son apparition serait donc alors un signe de la plus haute gravité.

La guérison a lieu, selon Dutroulau, lorsque les vomissements et les déjections noires n'ont pas paru, lorsque les hémorrhagies passives n'ont pas été trop abondantes. Vers le sixième ou septième jour, quelquefois avant, l'agitation cesse, la peau devient moite et tiède, l'ictère se dissipe, ou, dans quelques cas, au contraire, devient très-prononcé et comme critique; les urines coulent avec facilité, la langue s'humecte et se nettoie, mais elle peut rester rouge pendant longtemps et laisser suinter un peu de sang; les vomissements et les déjections changent de nature et finissent par se supprimer; la convalescence commence. Cette convalescence est toujours très-longue, même à la suite des cas légers, ainsi que Louis l'a fait remarquer, et les récidives de la maladie sont tout à fait exceptionnelles. Une atteinte de lièvre jaune préserve donc d'atteintes ultérieures.

FIL AIRE ou DRAGONNE AU. — Voy. Parasites (Animaux).

FISTULES. — A la suite des abcès comme des ponctions faites comme moyens de traitement, il persiste quelquefois des listules qui ont une certaine valeur diagnostique dans les maladies internes. Outre celles qui résultent de l'ouverture des abcès scrofuleux ou par congestion, on en rencontre qui communiquent avec des lésions des organes splanchniques. Dans celte dernière circonstance, il est important pour le diagnostic de pouvoir reconnaître le point de départ du trajet fistuleux dans tel ou tel organe. Or, cette constatation est aisée lorsque la plaie extérieure donne issue à des produits organiques ou à des produits de sécrétion qui révèlent par eiix-inèmes les organes d'où ils proviennent, comme de l'urine, des parcelles osseuses, de la lymphe, des matières contenues dans le tube digestif, gaz, bile ou calculs biliaires, matières fécales, etc.

La difficulté du diagnostic anatomique des fistules n'existe que lorsque les

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