I. Anévrysmes partiels du cœur
Ces anévrysmes ont été étudiés par Cruveilhier, Rokitansky, Thurnam, Hartmann (de Strasbourg), mais principalement sous le rapport anatorno-pathologique. Quoique ces anévrysmes forment parfois à l'extérieur du cœur une saillie égale à celle du cuuir lui-môme, et qu'on ail pu rassembler jusqu'à 8i observations pour en étudier les particularités (Thurnam)4 on n'a constaté aucun symptôme autre que ceux des maladies du cœur considérées d'une manière générale [ Voy. Cœur [Maladies du) ; en sorte que le diagnostic de celte affection était considéré comme impossible lorsque, en 1857, Aran lut à la Société médicale des hôpitaux son intéressante observation d anévrysme vrai partiel du ventricule gauche du ueur (Union mêd., 185"). Jusque-là, le début de ranévrysme partiel du cœur était seulement signalé comme étant parfois subit, et caractérisé
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par les signes qui font soupçonner la rupture du cœur lorsqu'elle n'est pas immédiatement suivie de mort ; mais on voit que cette particularité ne peut jeter aucune lumière sur la question. Aran, dans le fait qu'il a si bien observé, signalait des particularités séméiologiques importantes que l'on pourrait rencontrer dans des cas analogues, et qui, par conséquent, méritent d'être rappelées, quoique l'auteur lui-même ait pensé qu'on ne devait pas les observer dans tous les cas d'anévrysme vrai du cœur. Ce sont :
1° Une matitê d'une forme allongée dans le sens transversal, ne remontant pas ou remontant très-peu supérieurement, différente par conséquent de la mutité de l'hypertrophie avec dilatation, et de celle de la péricardite ;
4° Une impulsion dont la force varie aux divers points de la matité : plus faible à l'extrémité gauche (simple soulèvement), plus forte aux environs de la partie moyenne du cœur (véritable choc), et contrastant avec la faiblesse extrême des bruits du cœur et le caractère filiforme du pouls ;
3° Un ralentissement dans les contractions du cœur, présentant cette particularité de diminuer et de disparaître par le repos, mesurant, en quelque sorte, l'aggravation des accidents ;
4° Des bruits anomaux ou murmures, dans le point où l'impulsion est à son maximum de force.