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FORCES (ÉTAT DES

constances heureuses pour la guérison de la folie la persistance de dérangements notables dans les fonctions de la vie de nutrition, et l'action passagère des causes morales. Il signale, au contraire, comme conditions défavorables expliquant l'incurabilité : l'intégrité des fonctions assimilatrices sans diminution du délire, l'action prolongée des causes morales, les excès d'étude surtout avec des écarts de régime, la prédominance des idées religieuses ou d'orgueil et des hallucinations, la conscience de l'existence de la folie, l'obtusion prononcée de la sensibilité, qui permet à l'aliéné de fixer le soleil, etc., et le plus souvent l'existence de la démence, qui ne guérit presque jamais, surtout lorsqu'elle est chronique. L'épilepsie et la paralysie générale sont des coïncidences qui rendent la folie fatalement mortelle, sauf dans des cas très-exceptionnels, du moins pour l'épilepsie, comme j'en ai rappelé un exemple (p. 376), dans lequel une démence ancienne a guéri sous l'influence de la disparition des accès épileptiques. La folie héréditaire expose principalement aux récidives. FOLLICULITE. — Voy. Acné et VuLVITE.

FONCTIONNELS (Symptômes). — Voy. Examen des malades. FORCES (État des). — Envisagé d'une manière générale, l'état des forces est subordonné aux causes qui peuvent influer sur l'action musculaire, soit en l'excitant outre mesure, soit, au contraire, en la déprimant, soit enfin en donnant lieu à une perversion manifeste de cette action.

L'état général des forces est exagéré dans l'agitation ou la fureur délirantes, et dans des affections convulsives généralisées. On sait combien il est souvent difficile, en pareil cas, de maintenir les patients, et combien le degré de résistance qu'ils opposent est parfois extraordinaire relativement à l'état habituel de leur force musculaire. Cette énergie excessive des mouvements n'a d'ailleurs par elle-même qu'une signification secondaire, vis-à-vis du délire et des convulsions.

La diminution générale des forces est beaucoup plus commune que leur exagération. Elle est habituelle chez les vieillards {Voy âges, p. 23). L'affaiblissement, l'abattement, la prostration, l'adynamie, le collapsus,en constituent autant de degrés différents, «qui sont maintes fois la première donnée du diagnostic. L'attitude seule du malade révèle son degré de prostration.

La perversion des forces musculaires en a imposé longtemps pour un affaiblissement paralytique; mais de nos jours, on se rend mieux compte de cette perversion, et l'on sait que certaines lésions du cervelet, un assez grand nombre d'affections dites paralysies générales, et la maladie, encore obscure dans sa nature, que Duchenne (de Boulogne) a appelée ataxie locomotrice, présentent cette perversion des forces musculaires générales.

L'état des forces est un des éléments des phénomènes généraux des maladies. On peut donc établir que, dans les maladies aiguës, l'état des forces est influencé principalement par la fièvre. L'intensité de la fièvre produit, en effet, par elle-même, ou un accroissement insolite, ou une dépression plus ou moins notable des forces ; mais ce sont surtout les fièvres proprement dites, constituant des maladies générales graves, qui ont une influence marquée sur l'état des forces. Elles les dépriment souvent dès le début d'une manière tellement notable, que la prostration est alors d'une valeur séméiologique très-grande. C'est, par exemple, ce qui arrive au début de la fièvre typhoïde, du typhus, de la peste, etc., dont les premiers symptômes ne sont nullement en rapport avec le degré d'abattement et de faiblesse que présente ordinairement le malade. Il serait oiseux du reste de chercher à faire une énumération particulière de toutes les maladies aiguës dans lesquelles les forces sont notablement altérées. La prostration adynamique est surtout fréquente chez les vieillards.

Woillk. — Dict. de Diagn. 2» édit 27

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