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GALE

son que les exemples de production de lait en dehors ! des conditions habituelles, et sans aucun trouble pour la santé, constituent des anomalies physiologiques plutôt que des maladies. La galactorrhée ne doit prendre place dans le cadre nosologique que lorsqu'il y a à la fois sécrétion anomale du lait et, comme conséquence de son abondance, désordres dans la santé , tels que l'amaigrissement, la décoloration des tissus, la faiblesse musculaire et l'alauguissemenl des fonctions digestives. Ainsi limitée, la galactorrhée, qui s'accompagne de tuméfaction douloureuse des seins, est une affection rare.

GALE. — Pour la plupart des observateurs, la gale est une affection contagieuse produite par un acare, et par conséquent une maladie essentiellement parasitaire. Pour d'autres, elle est, comme pour les anciens, une affection constitutionnelle qui peut être spontanée, quoiqu'elle soit transmissible par contagion. Je n'ai pas à discuter ces différentes doctrines. La première réunit en sa faveur les raisons les plus légitimes.

i° Ékhnents du diagnostic. — Parmi les signes locaux de la gale, les éruptions vésiculeuse, pustuleuse et populeuse étaient autrefois, avec le prurit, les seuls importants Les recherches modernes sur l'acare ont démontré qu'en l'absence de l'éruption, les démangeaisons, les sillons acariens et Y insecte luimême peuvent parfaitement suffire pour caractériser la maladie. Cette dernière manière de voir doit-elle faire rejeter les phénomènes généraux et l'existence des accidents attribués à la rétrocession de l'éruption lorsque cette éruption existe? C'est ce qui ne fait aucun doute si l'on admet que la maladie est essentiellement parasitaire.

2° Inductions diagnostiques. — Comprise ainsi que je viens de le dire, la gale est fort simplifiée dans son diagnostic, puisqu'il s'agit seulement de constater les sillons ou l'acare qui les a tracés. En supposant le cas le plus simple, on est porté à faire cette recherche si un individu se plaint de démangeaisons trèsvives au niveau des intervalles des doigts et dans les points de flexions articulaires, démangeaisons dont on ne découvre pas la cause au premier abord, aucune éruption cutanée n'étant apparente. Un examen plus attentif de la peau à l'œil nu ou aidé de la loupe fait découvrir des sillons tracés par des acares, et parfois, à l'extrémité de ces sillons, un petit point brillant que est l'insecte lui-même.

dure plusieurs mois. Quelquefois le sillon passe sur la vésicule parce que la vésicule est sous-dermique et le sillon sous-épidermique (Piogey, Lanquetin). — Dans la bosselure qui termine le sillon (éminenceacarienne de Bazin) se trouve blotti le sarcopte, fig. 71 et 72, dont on a méconnu longtemps l'existence.

Ces sillons, fig. 70, apparaissent cuiume des lignes blanchâtres, longues de - à 3 millimètres, et larges d'un demi. Ils ressemblent en général à la trace que produit une pointe d'épingle promenée légèrement sur la peau(Cazenave, Lanquelin). Sur le trajet du sillon ou dans le voisinage existent des vésicules de la grosseur d'un grain de petit millet,

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