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GRIPPE

constatation de la gravelle urique; l'usage d'aliments contenant de Y acide oxalique (oseille) et produisant la gravellc jaune; entin Yhérèdité (?). Nous devons rappeler que la gravelle dite oxalique n'est pas due exclusivement à

Fig. 92. — Paillettes, lamelles et prismes hexagonaux de cystine

(Robin et Verdcil, pl. xxxm).

Fig. 93.— minuta

en agglomération.

l'alimentation, comme on l'a cru d'abord, mais que l'acide oxalique a une origine complexe, et qu'il est un produit de déduublement des matières ter naires intermédiaire à leur transformation ultime en acide carbonique et en eau (Durand-Fardel, Bulletin de thérapeute 18fi5).

Quant à la marche de la gravelle, qui est ordinairement intermittente, mais prolongée, cette marche est rendue très-variable par le volume différent des concrétions, les variations du régime, les conditions hygiéniques, et surtout par la bénignité ou la gravité des accidents concomitants ou des complications cilcul euses que j'ai rappelées plus haut.

3° Pronostic. — Ces complications seules peuvent donner de la gravité au pronostic.

GRIPPE. — On désigne ainsi une maladie aiguë caractérisée par des symptômes fébriles plus ou moins intenses, avec des manifestations congestives ou inllammatoires vers les organes de la respiration, du système nerveux et des organes digestifs, sans qu'il y ait toujours concordance entre l'intensité de ces manifestations et celle de l'état fébrile. La grippe se montre épidémiquement et d une manière simultanée dans des contrées nombreuses et éloignées, sous l'influence d'une cause encore inconnue.

1° Éléments du diagnostic. — De la sensibilité au froid, du malaise, de Yanorexie, une céphalalgie plus ou moins gravative, un abattement prononcé, annoncent ordinairement l'invasion de la maladie, qui est caractérisée par les symptômes suivants : chaleur élevée assez souvent halitueuse, pouls accéléré régulier, parfois lipothymies, céphalalgie intense, vertiges, bourdonnements d'oreille, et même délire; brisemenl des membres cl prostration souvent ectrème; sommeil très-agité, face rouge, animée, anxieuse, yeux brillants et larmoyants, éternuinents et signes d'un coryza quelquefois trèsintense, épistaxis fréquentes; peu après le coryza, léger mal de gorge avec rougeur et gonflement plus ou moins prononcé de l'isthme du gosier et du WoiiXEZ. — Dict. de Dingn. 2« edit. 30

GROSSESSE. — GROSSESSE NORMALE

pharynx, toux, et bronchite plus ou moins intense qui offre ceci de remarquable que les signes sléthoscopiques sont à peine caractérisés, ou bien simple congestion pulmonaire qui peut s'accompagner d'une dyspnée considérable chez certains sujets; anorexie complète, bouche pâteuse, langue blanche, soif médiocre, constipation, rarement colique eldiarrhée, parfois aussi vomissements.

2° Inductions diagnostiques. — En présence de cet ensemble de symptômes, la constatation de l'existence de la grippe ne peut offrir de difficultés, même dès le début d'une épidémie, dont l'existence connue facilite nécessairement encore le diagnostic. L'intensité des symptômes généraux jointe aux accidents catarrhaux, et le peu d'importance des signes fournis par l'auscultation forment un contraste qui ne permet pas le doute. Il en est de même dans les faits contraires où les phénomènes respiratoires prennent une intensité trèsgrande, tandis que la fièvre du début disparaît rapidement. La maladie se rapproche alors de la congestion idiopathique du poumon que j'ai décrite. La prédominance d'autres symptômes pourrait détourner l'attention de l'observateur des signes principaux; c'est ainsi que les lipothymies, les douleurs des membres, les symptômes abdominaux, pourraient faire croire à une affection plus grave : à un rhumatisme, à une entérite, ou môme à une affection typhoïde. Celte prédominance a fait admettre par quelques auteurs des formes syncopale, rhumatismale, abdominale. Des complications dont la gravité est réelle peuvent d'ailleurs se montrer dans certaines épidémies. C'est ainsi qu'en 1837, l'épidémie qui régna à Paris se compliqua de pneumonies dont quelques-unes s'accompagnèrent de concrétions diphlhériques des bronches (Nonat, Arch. de môd., 1837, t. II).

3° Pronostic. — La grippe se termine ordinairement en quelques jours parla guérison; mais la convalescence en est ordinairement très-longue et les forces reviennent lentement. Les complications seules donnent de la gravité à la maladie.

GROSSESSE. — Les questions de diagnostic que soulève l'existence de la grossesse sont très-différentes lorsqu'elle est normale (intra-utérine), ou bien extra-utérine.

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