II. Hépatite chronique
L'histoire de l'hépatite chronique est à faire, surtout au point de vue du diagnostic; car on ne peut considérer comme suffisantes pour la pratique les descriptions souvent imaginaires qui en ont été faites par certains auteurs, et d'un autre côté, lorsque l'on veut consulter les observations, ou constate sur ce point une pénurie extrême.
Si l'on fait abstraction des symptômes généraux de l'hépatite aiguë, à laquelle peut succéder l'hépatite chronique, on trouve que celte dernière est caractérisée par des symptômes analogues, mais à marche lente. De plus, la douleur peut ici n'être qu'une simple gène, Yictère est plus rare; mais d'un autre côté, Yaugmentation de volume du foie est constante et assez considérable pour dépasser de beaucoup (parfois jusqu'à l'os des îles) le rebord inférieur des côtes, en même temps que l'organe conserve sa forme, à moins qu'il n'y ait un abcès sensible à la palpation. Quelques auteurs ont aussi considéré l'infiltration des membres, l'ascite, les hémorrhoïdes, les épistaxis, les taches hépatiques, comme des signes de celte affection ; mais il n'est pas démontré qu'ils fussent réellement sous la dépendance de l'hépatite chronique.