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HERNIES

Lorsque l'augmentation de volume du foie, l'ictère et la douleur se rencontrent à la fois dans une affection de longue durée, on ne peut guère admettre que l'existence de l'hépatite chronique. Mais il est rare que ces signes soient réunis. Aussi at-on confondu souvent avec l'hépatite chronique la simple hypertrophie du foie, la congestion sanguine, auxquelles on peut joindre l'abaissement, le cancer, les hydatides de cel organe, sans qu'il soit possible de rappeler, comme caractères différentiels, autre chose que des banalités ou des particularités parfaitement connues de ces différentes affections.

Au lieu de l'augmentation du volume du foie, il peut y avoir atrophie de cet organe par suite de son inflammation chronique, suivant Frerichs, puisqu'il considère la cirrhose comme une manifestation anatomhjue de l'hépatite chronique. L'induration simple serait une autre forme de cette hépatite, mais qu'il est impossible de distinguer de la cirrhose (Malad. du foie, 2e édit., p. 352). Enfin Frerichs considère aussi la syphilis du foie comme une forme de l'inflammation chronique de l'organe.

Le pronostic de l'hépatite chronique franche est très-grave, comme celui de toute affection chronique du foie. La guérison n'est guère possible que dans les cas de rupture d'abcès signalés à propos de la forme aiguë de l'hépatite..

HÉRÉDITÉ. — L'hérédité est un élément de diagnostic important lorsqu'elle est bien constatée, car elle peut mettre sur la voie du diagnostic ou donner plus de précision aux inductions que l'on tire des faits observés. Mais en général, on accepte trop légèrement dans les livres et par conséquent dans la pratique, l'hérédité comme chose démontrée, dans bien des circonstances où il peut n'y avoir qu'une identité d'influences extérieures amenant des effets semblables, ou une simple coïncidence de la même maladie chez les membres d'une même famille. Une statistique bien faite pourrait seule résoudre définitivement ce problème complexe, et deux pages de ses résultats vaudraient mieux que des volumes entiers écrits après une observation superficielle.

Quoi qu'il en soit, je dois faire remarquer que la recherche de l'hérédité par l'interrogatoire demande quelques précautions. Elle est faite sans réserve ni ménagements par certains médecins, qui ne craignent pas, lorsqu'il s'agit d'une affection grave des ascendants, de faire soupçonner au malade qu'il en est luimême atteint. Cette manière d'agir est regrettable. C'est seulement lorsque la maladie est légère que l'on peut sans indiscrétion interroger ouvertement sur l'existence de cette même maladie parmi les membres de la famille. Dans le cas où il s'agit d'une affection qui menace l'existence et dont la gravité est connue du malade, on doit chercher à s'éclairer sur l'hérédité par des questions détournées et sans prononcer le nom de la maladie.

Je ne discuterai pas la légitimité des très-nombreuses maladies qui ont été à tort ou à raison considérées comme héréditaires. Celles pour lesquelles l'hérédité (sans être absolue heureusement) est le mieux démontrée sont : le cancer, la tuberculisation, les scrofules, la goutte, le rhumatisme, la syphilis (transformée ou non), l'hémophilie, les affections organiques du cœur, l'emphysème pulmonaire, l'hemorrhagie cérébrale, l'aliénation mentale, l'état nerveux, le tremblement idiopathique, certaines affections cutanées.

HERNIES. — Quoique l'étude des hernies soit principalement de la compétence des chirurgiens, le médecin ne doit pas perdre de vue que les accidents qu'elles provoquent peuvent simuler des maladies internes, et que, par contre, des phénomènes attribués à une maladie interne dépendent quelquefois d'une hernie méconnue. On a vu un étranglement herniaire simuler un choléra. Lorsqu'il existe des vomissements dont la cause est obscure, il faut toujours

HERPÈS

rechercher s'il n'existe pas une hernie qui en explique la production. La même recherche doit être faite lorsque les vomissements sont siercoraux, car l'arrêt du cours des matières fécales peut dépendre d'un étranglement herniaire aussi bien que d'une occlusion interne.

Lorsque les accidents sont produits par une hernie inguinale ou crurale, le plus simple examen peut suflire pour mettre sur la voie du diagnostic; mais il n'en est pas ainsi pour d'autres hernies plus rares, et en particulier pour certaines hernies de la ligne blanche (gastrocèle, le plus souvent épiplocèle). Elles ne sont pas toujours visibles, ce qui indique la nécessité d'une exploralion minutieuse de l'épigastre par la palpation. Ces hernies, non réduites, donnent quelquefois lieu à des accidents dyspeptique» et à des vomissements rebelles (Chomel). De plus, Louis m'a dit avoir constaté des petites hernies de ce genre qui eussent pu passer inaperçues, et qui produisaient, chez un malade, une tristesse mec propension au suicide, et chez l'autre (un petit garçon) une douleur épigastrique augmentant après les efforts, l'exerçice elles jeux. Ces accidents disparurent dès que les hernies furent maintenues réduites à l'aide d'un bandage approprié. J'ai actuellement sous les yeux à l'hôpital Lariboisière un homme affecté d'une maladie du cœur et qui présente une hernie à gauche de la ligne blanche, de la grosseur du poing. Au premier abord, cette épiplocèle peut être prise pour un lipome, mais la masse est réductible, et après sa réduction on sent un orifice sous-cutané pouvant admettre l'extrémité du doigt indicateur.

HERPÈS. — 1° Éléments du diagnostic. — Cette affection, considérée d'une manière générale, est caractérisée d'abord par une éruption de vésicules inégales, groupées sur une base enflammée et rouge, d'un diamètre d'un à plusieurs centimètres, puis par des ulcérations superficielles et par des croûtes minces, jaunâtres ou noirâtres, ou par des squames, ou simplement par une furfuration épidermique. La chute des croûtes est suivie de macules d'un rouge sombre disparaissant elles-mêmes bientôt. L'affection est rapide et ne se prolonge pas au-delà d'une, de deux ou de trois semaines au plus. En ayant égard à la généralité des faits, en dehors des fièvres éphémères, on peut dire que l'herpès est rarement précédé de symptômes généraux.

2° Inductions diagnostiques. — Le diagnostic des différentes espèces d'herpès est facile lorsque les vésicules se groupent sur un fond rouge plus ou moins saillant et bien limité. On ne saurait alors le confondre avec Yeczêma dont les vésicules sont plus fines, qui ne fait [pas saillie, qui occupe un plus large espace. Mais les vésicules ne sont qu'une période de la maladie, période si courte et si fugace, dans certaines circonstances, que l'on a été jusqu à révoquer en doute son existence dans des affections considérées comme de nature herpétique. En dehors des vésicules, ce sont surtout les ulcérations, les squames ou les furfures, lorsqu'on les constate à première vue, qui pourraient induire en erreur. L'erreur est d'autant plus imminente dans certaines circonstances, que, dans l'état actuel de la science, on n'esl pas encore suflisammeut fixé sur la séméiologie exacle du genre herpès.

La question qui domine ici le diagnostic est celle du siège de la lésion herpétique locale. La meilleure marche à suivre est donc d'examiner d'abord les herpès suivant leur localisation particulière, et ensuite les espèces qui ont élé admises d'après d'autres caractères.

a. — Herpès des lèvres. — Il a pour caractères particuliers la disposition des vésicules en groupes isolés au pourtour de la bouche, au niveau de la peau et des lèvres, groupes pouvant s'élendre sur les joues, les ailes du nez, le men-

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Ion, la face interne des lèvres, la voûte palatine, et jusque dans le pharynx. Le liquide des vésicules d'abord transparent, puis lactescent ou jaunâtre, donne lieu, au niveau de la peau, à des croûtes qui tombent vers le septième ou huitième jour. Cet herpès est presque toujours précédé d'un malaise fébrile d'un ou de deux jours; il accompagne assez fréquemment le coryza, l'angine, la stomatite, surtout la fièvre éphémère, et, suivant Tourdes (de Strasbourg), il aurait été un symptôme remarquable dans l'épidémie de méningite cérébrospinale èpidemique qu'il a observée.

6. — Herpès du pharynx (ou angine herpétique). — Gubler a attiré l'attention, dans lés dernières années, sur l'herpès du pharynx comme origine de Yangine couenneuse commune, qui en serait la conséquence nécessaire, la fragilité de l'épithélium du pharynx ne permettant pas à cet épithélium d'être soulevé en vésicules. Mais l'observation d'herpès fébriles avec éruption vésiculeusc pharyngienne, dont j'ai rencontré moi-même plusieurs exemples, a dù faire modifier cette explication de l'exsudat herpétique signalé par Gubler.

Lasègue a consacré à l'angine herpétique un long chapitre de son livre sur les angines. Il considère cette affection comme la solution localisée d'une fièvre plus ou moins intense, qui survient habituellement sous l'influence d'un refroidissement. — Dans la forme la plus aiguë, un malaise considérable, avec frisson, courbature, céphalalgie considérable, pouls plein, fréquent, résistant, et tout le cortège d'une fièvre intense qui s'atténue en douze heures environ, marquent le début de la maladie, en même temps qu'apparaît l'herpès guttural, qui est très-précoce, et qui s'accompagne de la gêne gutturale commune à toutes les angines. Cet herpès est discret ou confluent; il a pour siège de prédilection les amygdales, qui sont gonflées, mûriformes, et de là il se propage ou non aux parties voisines. Il consiste en quelques vésicules, dont l'éruption dure en moyenne quatre à six jours au plus. Ces vésicules se présentent sous deux formes : l'une, sur laquelle j'avais appelé l'attention dans la première édition de ce dictionnaire (article Herpès), caractérisée par des vésicules transparentes; la seconde, dans laquelle la vésicule est de prime abord marquée par un point blanc opaque, qui occupe l'orifice d'une crypte muqueuse, orifice où se développent toujours les vésicules , suivant Lasègue. Les productions couenneuses qui sont quelquefois constatées , proviennent d'une couche caséeuse qui se développe dans les intervalles des vésicules, et qui peut revêtir la totalité de l'amygdale. Cette couche, qui apparaît «à des périodes diverses de l'affection, se distingue de celle de la vraie diphthérie par son défaut de transparence , et surtout par le siège de l'éruption située à l'orifice des cryptes tonsillaires, tandis que la couche caséeuse de seconde formation occupe les surfaces saillantes. Cela démontre que l'angine couenneuse commune est une simple modification ou complication de l'angine herpétique. En enlevant la concrétion à l'aide d'une tige de bois revêtue d'ouate à son extrémité (Voy. Pharynx), il persiste les traces des vésicules au niveau des fossettes des amygdales. Dès lors, comme le fait remarquer Lasègue , l'hésitation n'est plus permise (Traité des angines, 18M, p. 03). Cette angine se complique quelquefois de douleur dans les muscles du cou, et de gonflement des ganglions sous-maxillaires; enfin elle favorise l'hypertrophie des amygdales. — Une forme subaigué de cette affection se manifeste par les mêmes signes locaux, mais elle est apyrétique, et, comme la précédente , elle coïncide fréquemment avec l'herpès labial.

r. — Herpès du prépuce. — Il siège à la face externe ou a la face interne de ce repli cutané-muqueux. Il présente d'abord , comme particularité remarquable , la résorption du liquide des vésicules , auxquelles succèdent non des

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croûtes, mais des squames ou une simple furfuration légère. De plus, l'éruption de la face interne du prépuce a des vésicules plus larges , extrêmement ténues . transparentes , et qui sont suivies d'excoriations superficielles qu guérissent sans cicatrices et qui diffèrent par conséquent complètement des ulcérations syphilitiques. Lorsque l'herpès en se renouvelant suit une marche chronique, comme Ta signalé Biett, l'inflammation plus profonde rend le prépuce moins souple, plus rude; elle rétrécit beaucoup son ouverture, qui devient quelquefois comme cartilagineuse , et se fendille ou se gerce avec douleur lorsqu'on veut le ramener vers la base du gland.

d. — Herpès de la vulve. — Cet herpès, qui a été l'objet d'un très-bon Mémoire de Legendre (Arch. de mèd., 1853), a une plus grande importance que les précédents, parce que l'on peut facilement le confondre avec des lésions syphilitiques, confusion dont les conséquences seraient toujours graves.

Selon Legendre , dont le travail me servira ici de guide, l'herpès de la vulve se présente sous deux aspects différents, suivant qu'il est limité à un ou deux groupes de vésicules, ou qu'il consiste en un grand nombre de vésicules disséminées ou groupées.

Dans le premier cas, on observe rarement soit le groupe de vésicules qui marque le début de la maladie, soit le soulèvement bulleux que peuvent former l'élargissement et la confusion des vésicules; très-souvent on est consulté lorsque l'érosion de la bulle pourrait donner le change et êlre prise pour un chancre si l'on n'était averti. — Quand l'herpès esi plus étendu et occupe de nombreux points de la face interne et externe des grandes lèvres, cl souvent même du périnée et de la marge de l'anus, il y a des cuissons brûlantes et des douleurs vives dans les parties génitales externes , surtout au moment du passage des urines et pendant la marche. On trouve les parties atteintes tuméfiées et rouges , et occupées par de nombreuses ulcérations qui peuvent s'étendre jusqu'aux cuisses et qui sont ordinairement superficielles, à fond grisâtre, nettement découpées et de la largeur d'une petite lentille, à moins qu'elles ne soient réunies et alors plus étendues. Il en est qui ont des bords gonflés, taillés à pic par suite de ce gonflement, et qui simulent encore mieux des ulcérations syphilitiques. Heureusement que, dans la plupart des cas, on trouve en même temps des groupes de vésicules à liquide transparent ou lactescent, des vésicules récemment déchirées, des soulèvements bulleux de l'épidémie, ou enfin des croûtes brunâtres du volume d'un grain de chènevis et recouvrant une petite ulcération sous-jacente. Pour rechercher ces signes caractéristiques , il faut tendre la peau et effacer les plis et les rides au milieu desquels ils sont souvent cachés. Dans tous les cas de cette espèce, les ganglions lymphatiques de la partie interne des aines sont tuméfiés et sensibles ; ils acquièrent quelquefois le volume d'un petit œuf de pigeon au toucher.

L'ulcération herpétique peut faire saillie en se cicatrisant, et simuler des plaques muqueuses; cela est très-rare heureusement, car on ne pourrait éviter ici de méconnaître l'herpès si l'on n'avait pas suivi toutes les phases de la maladie.

La marche rapide de l'herpès est caractéristique : elle se termine par la guérisou en peu de jours. Les ulcérations perdent leur aspect grisâtre du jour au lendemain, et leur cicatrisation se fait en général en quatre ou cinq jours, sauf dans quelques cas où elle se fait attendre dix , quinze jours et plus. Il y a loin de là à la marche si lente des ulcérations syphilitiques. — Il y a aussi des causes de l'herpès dont la connaissance favorise le diagnostic , comme l'époque menstruelle, la grossesse, les courses longuo a pied, la saison chaude

520 HERPÉTIDES. HERPÉTISME.

pour les femmes obèses, et tous les frottements répétés de la vulve (prurit, excès de coït, tentatives de viol, masturbation).

e. — Herpès tonsitrant (Cazenave). — 11 siège au cuir chevelu, comme son nom l'indique. Mais ce n'est pas une affection parfaitement définie, en ce sens qu'elle rentre dans la teigne tonsurante de Bazin, et que cette affection n'a pas toujours le caractère vésiculeux, selon ce dernier observateur (Voy. Teignes).

f. — Herpès circiné. — La même incertitude existe sur la nature vésiculeuse de l'herpès circiné, qui est caractérisé par des cercles érythémateux et furfuracés sur le cuir chevelu, au niveau de la barbe, du dos des mains (surtout de la droite), de la partie externe de l'avant-bras. Est-il une affection de cause interne toujours identique, ou la simple conséquence de la germination d'un cryptogame microscopique dans les points où se manifestent les plaques herpétiques ? C'est une question en litige avec de grandes probabilités pour le parasitisme (Voy. Parasitaires [Affections] et Teignes).

g. — Vherpès iris est composé de cercles concentriques disposés en cocarde autour d'un centre vésiculeux , d'un blanc jaunâtre, et parfois de couleur différente, pouvant varier du rose au rouge brun. Bazin considère cet herpès c:imme une simple variété de l'herpès circiné parasitaire, n'attachant aucune importance à la forme dite élémentaire des éruptions qui accompagnent les plaques arrondies.

h. — Devergie rapproche de l'herpès circiné l'herpès à forme quadrilatère, qu'il a observé sur les membres supérieurs d'un homme de soixante ans, atteint d'un eczéma chronique des bourses. L'éruption formait un carré parfait de 2 centimètres, consistant en un liseré rouge vif, parsemé de petites lamelles adhérentes, résultant des vésicules rompues, et circonscrivant une peau saine. Le mal avait débuté par un point qui s'était guéri à mesure que l'affection s'élargissait (U nion méd 1800).

t. — On doit admettre comme une variété d'herpès bien tranchée, Vherpès fébrile aigu et plus ou moins généralisé, qui débute par des symptômes généraux auxquels succèdent des plaques d'éruption herpétique vésiculeuses bien caractérisées , se montrant simultanément dans diverses parties extérieures du corps, ainsi qu'au pharynx , et se terminant au bout d'un septénaire environ par une exfoliation épidermique. J'en ai observé trois cas , l'un avec éruption très-généralisée, et coïncidant avec un érytbème noueux aux membres inférieurs. Les jeunes femmes qui en étaient affectées, examinées chaque jour, ne présentèrent aucune pseudo-membrane dans le pharynx. Bucquoy a rencontré un fait de ce genre chez un malade atteint de delirium tremens alcoolique.

3° Pronostic. — Quelles que soient les variétés de l'herpès , et quelle que soit sa durée , cette affection doit être considérée comme bénigne. Cependant l'herpès aigu généralisé peut s'observer dans des cas suivis de mort, comme dans l'intéressante observation communiquée par J. Simon à la Société des hôpitaux en 1805, et qui concernait une jeune fille âgée de quatorze ans. Mais la mort, en pareille circonstance, est due à une maladie principale, qui paraissait être une affection typhique chez la malade dont il vient d'être question. L'herpès généralisé n'est alors qu'une complication.

HERPÉTIDES. HERPÉTISME. — On a compris sous cette dénomination toutes les manifestations cutanées de la dartrk, appelée aussi herpètisme, en considérant cette dernière comme une maladie constitutionnelle. Ces manifestations cutanées sont plus ou moins nombreuses, suivant l'idée que l'on se fait de

HYDATIDES — HYDATIDES EN GÉNÉRAI..

la maladie générale qui les engendre. Pour Hardy, Yeczéma, le lichen, le pityriasis et \e psoriasis (en mettant de côté le psoriasis syphilitique) sont les seules affections cutanées que l'on doive considérer comme l'expression de la dartre. Pour Bazin, le cadre en est de beaucoup plus étendu , et l'on devrait y ajouter la roséole, l'urticaire, l'herpès phlycténoïde , le zona, le pemphigus, le prurigo, l'impétigo , l'épinyctide (d'Alibert), l'ecthyma et le furoncle. Et si l'on songe que la plupart de ces affections cutanées se décomposent en variétés qui sont ou ne sont pas des herpétides , on comprendra la confusion que présente à l'esprit le moins prévenu cette dernière nomenclature. En l'absence de caractères spéciaux qui puissent affirmer la nature herpétique de ces affections, le meilleur parti à prendre, ce nous semble, est d'adopter les quatre herpétides de Hardy, dont les signes sont parfaitement déterminés. La divergence qui existe entre les deux savants médecins de Saint-Louis à ce sujet montre quelles difficultés on éprouve à circonscrire nettement l'état constitutionnel appelé dartre.

HÉTÉROMORPHIE. — Voy. INSPECTION.

HIPPOCRATIQUE (Faciès). — Voy. Face.

HIPPURIE. — Voy. Urines.

HOQUET. — Ce phénomène, qui résulte de la contraction subite et involontaire du diaphragme , est habituellement très -secondaire comme élément de diagnostic. Il se montre chez les sujets nerveux, surtout chez les femmes hystériques, et principalement à la suite d'émotions vives. Il se rencontre dans la péritonite , dans les cas graves d'occlusion intestinale , de tympanisme abdominal, de cystite aiguë, dans certaines coliques saturnines, dans la pleurésie diaphragmatique, dans les fièvres graves, et assez fréquemment à la suite de libations copieuses.

On a vu le hoquet idiopathique se prolonger pendant des mois et des années, et devenir ainsi insupportable par sa persistance , qui a entraîné quelquefois un dépérissement marqué.

H YD ARTHROSE. — Voy. Rhumatisme (articulaire).

HTDATIDES. — Les recherches helminthologiques modernes paraissent avoir établi que les larves des téniadés constituent des vers vésiculaires ou cystiques, les hydatides en un mot. Cependant on n'a pas encore saisi la filiation qui pourrait exister entre X embryon, Yhydatide, Yéchinocoque, et le ver adulte ou parfait , qui représenteraient le filiation du développement complet de l'animal. Je n'ai pas à discuter cette théorie; je la rappelle seulement parce qu'elle a simplifié la classification des acéphalocystes ou hydatides, qui constituaient pour Laennec au moins trois genres différents : les acéphalocystes, les cysticerques et les échinocoques.

Davaine est l'auteur qui a le plus complètement étudié les hydatides au point de vue pratique, dans un excellent livre (Traité des Entozoaires et des malad. vermin., 1860) auquel je vais avoir recours pour la rédaction de cet article. J'examinerai d'abord les hydatides en général, et ensuite leur localisation dans les différents organes.

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