HYDROCÉPHALIE
kystes hydatiques du bassin parmi les plus graves. D n'a noté que cinq cas de guérison.
HYDRARGIRIE. — On dénomme ainsi un véritable eczéma qui se développe sous l'influence du mercure employé à l'intérieur ou à l'extérieur. Cet eczéma est ordinairement localisé à la partie interne des cuisses, au scrotum, aux aines et à la partie inférieure du ventre. Les éruptions décrites en Angleterre par Allay comme des hydrargiries malignes n'étaient probablement que des scarlatines graves.
HYDROCÉPHALIE. — Depuis qu'il est bien établi que l'on décrivait autrefois sous ce nom un certain nombre d'affections différentes, la véritable hydrocéphalie a perdu beaucoup de son importance. Elle est aiguë ou chronique.
L'hydrocéphalie aiguë est une maladie extrêmement rare, caractérisée plutôt par une manifestation anatomique reconnaissable après la mort, que par un ensemble de symptômes caractéristiques pendant la vie. On a reconnu, en effet, que la plupart des faits ainsi désignés n'étaient autre chose que des méningites tuberculeuses, et l'on a même été jusqu'à penser que l'hydrocéphalie aiguë pourrait bien n'être qu'un simple phénomène d'agonie prolongée. Les auteurs ne sont d'ailleurs pas d'accord sur les symptômes cérébraux que l'on doit attribuer â l'hydropisie intra-crànienne, ni sur le siège de l'accumulation de sérosité, qui a le plus souvent lieu dans les ventricules.
V hydrocéphalie chronique, mieux connue que l'aiguë, a été bien décrite par Barthez et Rilliet (Traité des maladies des enfants, 1854, t. II). Lorsque cette maladie survient après la naissance, elle peut succéder à une hémorrhagie méningée intra-arachnoidienne (Voy. p. 497). Alors la céphalalgie, les convulsions, le coma, etc., symptômes de cette dernière affection, ont ordinairement précédé l'hydrocéphalie chronique, dont le développement est d'abord insensible et latent dans toute autre circonstance.
Le diagnostic n'est facile, en effet, que lorsque la tête a subi une exagération de volume par suite des progrès de l'épanchement intra-arachnoïdien. L'augmentation d'étendue des os du crâne, leur amincissement, l'élévation et la proéminence du front par rapport à la face qui parait relativement rapetissée, l'écartement des sutures où l'on sent quelquefois la fluctuation, constituent un ensemble de signes probants. Il s'y joint d'ailleurs d'autres signes complémentaires importants, comme ceux qui indiquent une compression de l'ence-" phale : obtusionplus ou moins complète de l'intelligence, difficulté de la station ou abolition des mouvements, sensibilité générale diminuée ou abolie dans une partie limitée, selon Barthez et Rilliet, vue affaiblie ou perdue ainsi que l'ouïe, parole difficile ou impossible. Avec cet ensemble de symptômes, les fonctions nutritives sont intactes dans la plupart des cas.
Vers la fin de la maladie, qui peut s'arrêter à divers degrés de son évolution, puis rester stationnaire jusqu'à l'âge de trente, quarante et même soixante-dix ans, on peut constater des vertiges et des vomit uritions si l'on met le malade sur son séant, des compulsions ou de la contracture, et enfin, si la paralysie atteint les intestins et les muscles respirateurs, des évacuations involontaires, des ètouffements, des inspirations incomplètes, ou une suspension moincntanée de la respiration.
L'affection dure rarement moins d'une ou de deux années. Qu'il y ait ou non une hémorrhagie intra-arachnoidienne préalable, elle se développe ordinairement vers l'époque de la première dentition, à moins toutefois qu elle ne soit congénitale.
Lorsque l'hydrocéphalie chrouique survient chez l'adulte, c'est ordinairement