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HYDROCÉPHALIE

par suite de l'existence d'une lésion organique, d'une tumeur intra-crànienne, et, suivant Robert Whytt, cité par Barthez et Rilliet, par la gène ou l'obstacle apporté à la circulation veineuse de l'encéphale. Mais ici la résistance des os du crâne empêche son ampliation, seul signe qui, joint à ceux que j'ai rappelés plus haut, c'est-à-dire à l'affaiblissement graduel de l'intelligence, de la sensibilité et de la my utilité, permettrait de diagnostiquer la maladie d'une manière satisfaisante.

Le développement de la tète par suite d'un rachitisme des os du crâne a été pris pour l'hydrocéphalie chronique; mais Barthez et Rilliet font très-bien remarquer que, dans le premier cas, l'intelligence, loin d'être affaiblie comme dans l'hydrocéphalie chronique, est au contraire souvent plus vive. On aurait dans les signes fournis par l'ophthalmoscope, selon Bouchut, la meilleure base de diagnostic différentiel entre le rachitisme borné à la tête et l'hydrocéphalie. A mesure que s'accumule la sérosité et que la compression du cerveau augmente, il se ferait dans l'intérieur de l'œil : 1" une vascularisation plus grande de la papille et de la rétine, avec dilatation des veines ; 2° un accroissement en nombre des vaisseaux de la rétine; une infiltration séreuse partielle ou complète de la papille; 4° une atrophie de la rétine et de ses vaisseaux, une atrophie plus ou moins prononcée, quelquefois complète, du nerf optique, fig. 98. Ces lésions, non observées dans le rachitisme, résulteraient de la compression des sinus et de celle des nerfs optiques à l'intérieur du crâne. Les mêmes signes serviraient à reconnaître l'existence de l'hydrocéphalie chronique chez les enfants à la mamelle. Pour que ces données de diagnostic aient une valeur pratique réelle, il faut qu'il soit démontré qu'elles ne se rencontrent pas dans d'autres états pathologiques indépendants de l'hydrocéphalie , ce qui n'est pas encore suffisamment établi. — L'hypertrophie du cerveau a des signes trop incertains pour que l'on puisse les comparer à ceux ordinairement plus précis de l'hydrocéphalie chronique.

Il n'est pas possible de diagnostiquer le siège anatomique extra ou intraventriculaire de l'épanchement de sérosité dans le crâne. Cela est fâcheux, car l'épanchement intra-arachnoïdien est évidemment muins sérieux que celui qui distend les ventricules.

Quoique rarement mortelle en peu de temps, et pouvant se prolonger un grand nombre d'années, l'hydrocéphalie chronique est cependant toujours grave. Elle offre beaucoup plus de gravité lorsqu'elle est intra-ventriculaire que lorsqu'elle succède à l'hémorrhagie intra-arachoïdienne. Léonard W. Sedwick a vu guérir un enfant de deux ans par l'issue spontanée du liquide au dehors (The Lancet, 1856).

HYDROÉMIE OU Pléthore séreuse. — Voy. Anémie (p. 60).

HYDROMÉTRIE. — Voy. Rétentions et TUMEURS (abdominales).

H YDRONÉPHROSE . — Voy. Rétention (d'urine).

Fig. Wi — Hydrocéphalie chronique ches un enfant de quatorze mois. Infiltrât ion séreuse de la papille voilant l'expansion du nerf optique (Bouchut).

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