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HYMEN

HYDROPÉRICARDE- — Voy. PÉRICARD1TE.

StdROPHOHIE - Ondoil toujours considérer l'hydrophobie comme un^ôme complexe, caractérisé par l'horreur de l'eau et des liquides, par l a VonX c ion spasmodique du pharynx que détermine la vue de ces liquides, et parte par une anxiété plus ou moins grande et des convulsmns plus ou moms

géÎL-Mropnobie constitue un phénomène très-fréquent mais non constant de la n*OE qu'on ne saurait par conséquent dénommer hydrophobie rabtque. On a rencontré encore l'hydrophobie comme ép.phénomène f "hystérie, de certaines maladies fébriles graves, d'œsopha^e (M»nd ère), de fièvre pernicieuse dite hydrophobique, et enfin comme symptéme d empoisonnement par les septwjues (Voy. p. 339).

Mais l'hydrophobie a surtout de l'importance comme neoro.e indépendante de toute inoculation virulente. Elle a été dite alors hydroplxobxe rabiforme ou non rabùiue, ou rage spontanée, et tous les symptômes pourraient être ceux Se h. véritable rage, même jusqu'à la terminaison fatale. C'est une question que

ie discuterai au mot Rage.

HYDROPISIES. — Si la physiologie pathologique des hydropisies est une étude complexe, il en est de même de leur diagnostic envisagé d'une manière g nérale. Comme signes locaux communs des épanc hements séreux qu. cuns,, tuent les hvdropisies, on a bien la tumeur apparente qu ils peuvent former, a „"ô que fournil la palpation, le déplacement du Ixguxde reconnu par la percussion, le bruit de pot ou de succussion que l'auscultation perçoit lorsqu un L e" t ôint au liquide, et enfin Vécoulement de ce liquide par la canule d un fr^cart explorateur; mais ces diverc signes ne sont pas constants, et ils se rencontrent aussi dans les épanchements inflammatoires. On ne peut donc déterminer la nature hydropique ou non inflammalotre d un liquide dans les imites viscérales (en supposant que la présence du liquide soit démontrée ) qu en tenant

compte de l'ensemble des phénomènes antérieurs ou actuels.

On recherchera avant tout s'il n'existe pas, comme origine de 1 épanchement, une couse générale d'hvdropisies (alors multiples), comme une affection cardhTauê une albuminurie," une maladie fébrile (la scartatine, et b.en plus rare-

ment la rougeole), une cachexie (Vo;/. Anàsarque).

D'autres fois la cause de l'hydropisie est la compression d'un tronc veineux (œdème localisé), ou bien une maladie locale, comme l'obstruction des conduits de certaines cavités naturelles (vésicule biliaire, bassinets des reins, utérus). Enfin on a admis des hydropisies survenant dans les séreuses comme épiphénomènes de maladies particulières, ou comme conséquences de 1 mflam-

m On comprend dans les hydropisies : I'hydrocéphalie : \ydrorachis, qui ne peut se diagnostiquer que lorsqu'il existe un spina bifida, 1 hydropencarde (Vou Péricardite), I'ascite, Yhtjdarthrose, suite de rhumatisme articulaire, 1' anàsarque, I'œdème. Il y a encore Yhydropisie de la vésicule biliaire ,1 hydronèvhvose, eiYhydrométric ,dont il est question aux motsRÉTENTioNs et Tumeurs.

HYMEN — L'élude de l'hymen intéresse plus particulièrement le médecin légiste que le médecin praticien. Cependant, au point de vue clinique, il est quelquefois nécessaire, dans le doute d'une grossesse, de s assurer s il y a eu,

oui de rej

gin (Tardieu).

HYPERTROPHIES. 533

Une autre question de pratique, qui se rattache à la conservation de l'hymen, est celle de l'obstacle qu'il oppose à l'exploration de l'utérus par le loucher ou à l'aide du spéculum. Il est évident que ce n'est qu'avec une extrême réserve que le médecin peut se décider à inciser préalablement l'hymen. Il faut qu'il y soit autorisé par l'urgence ; que la malade, atteinte d'une affection utérine grave, ne soit plus de la première jeunesse, et enfin qu'il n'y ait pas d'autre moyen de faciliter un traitement direct présumé efficace.

HYPERÉMIE. — Voy. CONGESTIONS.

HYPERESTHÉSIES. — Ce mot a été employée par les auteurs nonseulement pour exprimer une sensibilité excessive aux impressions venues du dehors, ce qui est son véritable sens, mais encore les véritables douleurs spontanées constituant les névralgies et les viscéralgies. C'est là une confusion regrettable qui rend difficile l'étude diagnostique des hyperesthésies.

Comme l'anesthésie, l'hyperesthésie cutanée, ou dermalgie, peut être partielle ou plus ou moins généralisée dans les différentes parties du corps. L'exagération de la sensibilité peut d'ailleurs atteindre tous les organes sensibles, les sens (vue, ouïe, odorat, goût), les muscles, les filets nerveux, et même les viscères.

Les conditions pathologiques de l'hyperesthésie sont assez variées pour que sa signification soit souvent difficile à déterminer, d'autant mieux qu'elle a été jusqu'ici incomplètement étudiée. Aussi me contenterai-je de les énumérer.

Durand-Fardel rappelle (Mal. des vieill., 1854) que l'exaltation de la sensibilitérutanée est fort justement mise par Récamier au nombre des signes caractéristiques du ramollissement cérébral, mais que ce phénomène appartient presque exclusivement au ramollissement qui débute graduellement, et non à ceux qui sont apoplectiformes. — L'hyperesthésie est un symptôme de la paralysie générale des aliénés, et de Valcoolisme chronique. — On la rencontre dans la congestion de la moelle (Luys, Recueil de la Soc. d'observ., t. I), dans la myélite, Yhématorachis, la méningite rachidienne, la méningite cérébro-spinale épidémique, où l'exaltation de la sensibilité serait extrême (et l'anesthésie très-rare), quelquefois dans la méningite tuberculeuse, dans laquelle l'anesthésie est au contraire commune. — L'hyperesthésie (jointe à l'aversion pour tout exercice) peut longtemps être le symptôme de Yostéomalacie avant qu'apparaissent les déformations osseuses (Beylard). — Il y a exaltation extrême des sens dans la rage. — Les membres et la région spinale sont quelquefois le siège d'une hyperesfhésie qui coïncide avec la paralysie diphthérique (Maingault). — Certaines lésions locales produisent des hyperesthésies également localisées : au cuir chevelu dans certaines teignes, au rectum avec les oxyures, dans les parties atteintes de névralgies (indépendamment des foyers douloureux). — D'autres névroses, comme la migraine, le tétanos, s'accompagnent d' hyperesthésies diverses. Mais il n'est aucune affection dans laquelle les hyperesthésies soient aussi généralisées ou aussi variées que dans I'hystérie, dans laquelle les phénomènes d'hyperesthésie les plus irréguliers peuvent se rencontrer et alterner ou coïncider avec des anesthésies partielles. Cette coïncidence de l'exaltation de la sensibilité dans un point, et de son obtusion ou de son abolition dans d'autres, est un fait qui se remarque aussi dans les conditions précédemment rappelées, mais qui n'a pas toujours été recherché avec soin par les auteurs. L'hyperesthésie partielle suivie d'aneslhésie se remarque dans la lèpre des Grecs.

HYPERTROPHIES. — On a décrit anatomiquement, comme une classe particulière de maladies, l'augmentation de volume des organes par simple

HYPERTROPHIES. — hypertrophie du cœur.

exagération de nutritimi. Mais cette augmentation de volume, constatée pendant la vie, peut être due à toute autre cause qu'à un excès de tous leurs éléments essentiels. C'est ce qui arrive, par exemple, pour la paralysie pseudohypertrophique ou myo-sclérosique de Duchenne, dans laquelle il n'y a qu'hypertrophie apparente du tissu musculaire. Pour les viscères, la simple hypertrophie est très-difficile à déterminer au lit du malade, et lorsqu'on l'admet, on exprime plutôt son ignorance sur la véritable cause de l'accroissement de volume de l'organe qu'on ne reconnaît une hypertrophie réelle. C'est en qui arrive, par exemple, pour le foie ou la rate augmentés de volume. Il faut cependant reconnaître que les recherches histologiques modernes ont éclairé d'un jour tout nouveau la question des hypertrophies, en révélant dans les organes la nature réelle de beaucoup d'entre elles.

Les hypertrophies des organes les mieux connues sont : d'une part, les hypertrophies extérieures; d'autre part, les hypertrophies du cœur et du col de l'utérus, les seules des organes internes qui soient caractérisées par des signes suffisants. On a bien essayé de tracer une description symptomatique de l'hypertrophie du cerveau, mais les signes en sont trop incertains pour avoir une valeur particulière. Le docteur Higguet a signalé en outre l'hypertrophie des parois vésicales, donnant à la vessie une rigidité qui l'empêche de revenir sur ellemême, comme la condition du gargouillement vésical (Voy. ce mot) qui suit quelquefois le cathétérisme par suite de l'aspiration de l'air et des dernières gouttes d'urine à la fin de son écoulement par la sonde.

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