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ANTAGONISME

physionomie de l'affection se trouve modifiée par l'insuffisance des symptômes. — C'est là surtout qu'est l'origine des erreurs qui peuvent être commises. Quoi qu'il en soit, si l'on arrive à diagnostiquer l'angine de poitrine, on aura établi en même temps si elle est symptomatiqtœ d'une affection du cœur, ou des gros vaisseaux, ou de l'estomac, ou bien si elle est primitive et indépendante de toile lésion organique saisissable à nos moyens d'investigation.

3^ Pronostic. — Il est grave dans les deux circonstances que je viens de rappeler. Si l'angine de poitrine est symptomatique, elle partage la gravité de la maladie qui en est l'origine, et, dans les affections du cœur et de l'aorte, la mort feut survenir subitement au moment d'un accès. Si elle estsimple ou primitive, fcs chances de mort ne sont qu'un peu moindres, car ici encore la terminaison rst le plus souvent fatale. A mesure que l'angine s'aggrave, les accès deviennent plus fréquents, plus longs, plus douloureux ; le contraire arrive lorsque l'angine diminue et tend à guérir, ce qui a lieu dans un certain nombre de cas, ainsi <]ue je l'ai observé chez le malade dont j'ai parlé plus haut.

AXGIOLEUCITE. — Quoique produite le plus souvent par des blessures w des ulcérations de la peau et l'absorption de matières putrides, et par oroséquent du ressort de la chirurgie, l'an-ioleucite n'en intéresse pas moins au point de vue de certaines maladies internes (Voy. Blennorrhagie, Métrite, Morve, Syphilis). Quant à la confusion que l'on pourrait établir entre les signes locaux de l'angioleucite et ceux de la névrite, de la phlébite, de Yérythème Noueux, et de Yérysipèle, je renvoie à ce que nous en avons dit aux articles consacrés à ces dernières affections.

ANGOISSE. — Voy. Anxiété.

ANIMALCULES. — Voy. Parasites (Animaux), Spermatozoïdes. ANOREXIE . — Voy. Faim.

ANTAGONISME. — On a introduit ce mot dans le vocabulaire médical pour désigner le principe en vertu duquel il y aurait, « en raison de l'endémicité ffième de certaines manifestations pathologiques, incompatibilité plus ou moins 3i>solue de coexistence pour un autre ordre de formes morbides dans la même î'calité (Boudin). » Outre cet antagonisme géographique, on admettrait aussi un antagonisme individuel, qui rendrait les sujets qui sont affectés de certaines maladies, indemnes d'autres maladies incompatibles.

Cette manière d'envisager les faits est sans doute fort ingénieuse ; mais lorsque l'on étudie attentivement les travaux qui ont été publiés sur ce point de palaologie, on ne peut s'empêcher de reconnaître que les conclusions formulées «reposent que sur de simples allégations d'auteurs, sur des aperçus dénués de i-reuves, ou sur des données statistiques très-insuflisantes. C'est, en effet, sur m base aussi fragile que s'est appuyé Boudin, qui, le premier, a voulu donner f«ame une loi l'antagonisme entre les fièvres paludéennes et la phthisie pulmonaire, et entre les mêmes lièvres et la lièvre typhoïde (Boudin, Traité des itères intermittentes, 481*2; Traité de géographie médicale, 1857, t. II, P .r»U, etc.). Combattue par Forget (de Strasbourg), Gintrac, Michel Lévy, et par kancoup d'autres observateurs distingués qui exercent dans des contrées maréfcateuses, cette opinion a été surtout très-fortement ébranlée, ou plutôt renversée mt le consciencieux travail du docteur Lefèvre, directeur du service de santé

la marine à Brest, qui n'en a laissé rien subsister.

bu fait de l'insuffisance manifeste des preuves, je ne conclus pas que 1 antagonisme n'existe point comme fait général, mais que les antagonismes annoncés J'JHju'â présent ne sont nullement démontrés. Que faudrait-il donc pour formuler les véritables lois de l'antagonisme? Il faudrait évidemment recueillir, sans

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