INSPECTION. — INSPECTION DE LA POITRINE
INOSITE INOSURIE. — L'inosite qui, par sa composition chimique, appartient à la famille des sucres et dont la formation semble étroitement liée à la fonction glycogénique du foie, peut quelquefois se montrer dans l'urine. Ce phénomène a été désigné sous le nom d'inosurie par Gallois, dans un Mémoire couronné par l'Académie des sciences (1864). Dans l'état de sanlé, l'inosite fait défaut dans l'urine.
Gomme Gloetta, Lebert et Neukomm, Gallois a trouvé l'inosite accompagnée d'albumine ou de glycose. Cette association avec l'albumine ou la glycose est constante, et l'inosite ne se trouve pas en dehors de ces conditions. Et comme l'inosurie ne constitue qu'un simple épiphénomène qui est sans expression syrnptomatique, il est peu utile de la rechercher dans la pratique, d'autant moins que sa constatation exige des manipulations chimiques nombreuses.
INSENSIBILITÉ. — Voy. Anesthésie.
INSOMNIE. — Voy. Sommeil.
INSPECTION. — Envisagée d'une manière générale, l'inspection est un mode d'exploration qui s'applique à toutes les données diagnostiques que la vue peut saisir. Elle fait constater l'habitude extérieure dans tous ses détails, les expressions varices que provoquent les douleurs, une foule de symptômes au moment de leur production, et enfin les caractères physiques de toutes les matières excrétées.
L'inspection permet encore de constater l'aspect de certaines parties profondes, grâce à certains instruments, tels que l'abaisse-langue (que le doigt peut souvent suppléer) et les ditférents spéculums du vagin, de l'anus, du conduit auditif, qui font arriver le regard directement jusqu'à des parties d'abord cachées, et que Fonssagrives a eu l'ingénieuse idée d'éclairer au moyen de l'électricité (Voy. OnGANoscoPE). D'autres appareils agrandissent encore le champ de l'inspection exploratrice, comme I'ophthalmoscope, le laryngoscope, ('endoscope, etc.
Enfin, la loupe et le microscope étendent les limites ordinaires dans lesquelles s'exerce l'inspection : la loupe, en permettant de découvrir à la surface cutanée les vrais caractères de certaines éruptions ou lésions d'abord douteuses, et des parasites à peine visibles à l'œil nu ; le microscope, en révélant dans les matières ou liquides excrétés, dans les exsudats, dans le sang, des nouveaux éléments de diagnostic.
A propos de chaque région, de chaque organe, ou des différentes maladies, il a été question des signes nombreux que l'inspection peut recueillir, et pour la plupart d'entre eux, une courte description a pu suffire, leur constatation pouvant se faire facilement sans méthode particulière. Mais il n'en saurait être de môme des signes fournis par l'inspection de la poitrine, dont l'emploi doit être soumis à certaines règles, si l'on veut en obtenir des résultats satisfaisants.
Inspection de la poitrine.
Depuis les premières recherches que j'ai publiées sur la configuration de la poitrine (Thèse, 1835 ; Recherches sur l'inspection et la mensuration de la poitrine, 18:i8), j'ai souvent été à même de confirmer les résultats alors nouveaux qu'elles renfermaient. Quoique l'ensemble de ces résultats ait été reproduit par un certain nombre d'auteurs, notamment par le docteur Walshe, de Londres (Diseuses of the lungs and the heart, 18M), et par les auteurs du Cornpendium, je crois devoir en donner un exposé succinct, en résumant les autres travaux qui ont été faits, soit sur la configuration de la poitrine, soit sur l'inspection des mouvements respiratoires ou circulatoires. Je n'exposerai, dans ce simple aperçu, que les données le plus utiles à la pratique.