LARYNGITE. — LARYNGITE AIGUË
grisâtre dans Pétai sain, elle est tantôt très-pàle (anémie), tantôt d'un ronge plus ou moins vif, soit sur toute sa surface, soit seulement sur ses bords, le centre étant le siège d'un enduit blanchâtre, jaunâtre ou brunâtre, Dans les maladies graves, on la trouve tantôt souple et humide, tantôt racornie et sèche, quelquefois fendillée, brune, tremblante, sans que les particularités qu'elle présente soient nécessairement, comme on l'a dit longtemps, en rapport avec des lésions de l'estomac. Si l'on excepte l'enduit limoneux d'un blanc grisâtre ou d'un jaune bilieux qui est un des meilleurs signes de l'embarras gastrique, on doit reconnaître avec Louis que l'aspect de la langue peut être naturel avec des lésions graves de l'estomac , et très-modifié au contraire en l'absence de toute lésion stomacale. Elle est déviée dans Yhémorrhagie cérébrale, dont cette déviation est un signe important (Voy. p. 495), tremblante dans les /lèvres graves, dans Yalcoolisme chronique, l'ivresse, le delirium tremens, la paralysie générale, Yintoxication saturnine et surtout l'intoxication mercurielle.
Les douleurs qui occupent la langue sont le plus souvent provoquées ou augmentées par l'exercice de ses fonctions rappelées plus haut. On a signalé comme complication de pharyngite granuleuse une douleur particulière très- fatigante de la langue (Spengler).
La gêne de la parole, celle de la mastication ou de la déglutition , par le fait d'une affection de la langue, constituent les symptômes fonctionnel* dont elle est le siège. Outre les enduits dont il est question plus haut, la langue est souvent le siège du muguet , et bien rarement celui d'exsudations diphthériques, et de parasites végétaux microscopiques.
On a constaté encore sur la langue la nigritie, due à une couche de cellules épithéliales entourées de corpuscules pigmentaires visibles au microscope (Eulenberg, VierordCs Arch. f. phys. Heilkunde, 1853). Cette coloration, compatible avec une santé parfaite, a paru à Bertrand de Saint-Germain résulter aussi d'une ecchymose dont la résolution a été marquée par une coloration jaunâtre de ses bords (Acad. des se, 1856). Les vésicules ou lysses, signalées dans le voisinage du frein de la langue comme épiphénomène de la rage, sont loin d'être habituellement constatées dans cette dernière affection. Il en est de même des vésicules signalées par Gambérini dans la coqueluche.
3° L'exploration de la langue a lieu principalement par l' inspection, qui révèle les signes rappelés précédemment, et par le toucher, qui permet déjuger de l'humidité ou de la sécheresse de la langue, de sa mollesse ou de sa dureté, ainsi que des noyaux d'induration qu'elle peut offrir.
LARMOIEMENT. — L'écoulement des larmes dû à une cause pathologique est surtout du ressort de la chirurgie. Cependant le médecin constate le même phénomène accidentel pendant les accès de névralgie de la cinquième paire, et comme symptôme de la rougeole et de la grippe.
LARVÉES (Fièvres). — Voy. Intermittentes (Fièvres ou affections).
LARVES. — Voy. Entozoaires et Parasites (Animaux).
LARYNGITE. — Plusieurs auteurs ont groupé sous le nom de laryngites plusieurs affections dont il ne sera pas question dans cet article, consacré uniquement au diagnostic de la laryngite simple, aiguë ou chronique. Celles que l'on a appelées striduleuse, pseudo-membraneuse, ou oedémateuse, constituent des maladies particulières, dont j'ai parlé aux mots Croup, Pseudo-croup et Œdème de la glotte.