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LARYNX

et le palais du môme côté (Deutsch Klinik, 4868). Le laryngoscope a montré de plus à Polain, dans le fait qu'il a rapporté, que la paroi trachéale était visiblement refoulée par la tumeur anévrysmale, aulr^ signe nouveau fourni par l'inspection laryngoscopique. Il est clair que le même procédé permettra de décider si l'aphonie est due à une paralysie des cordes vocales due à une autre cause de paralysie plus ou moins éloignée, l'hystérie par exemple.

LARYNX. — Situé à la partie antérieure du cou et en avant de l'œsophage, le larynx constitue la première partie des voies respiratoires profondes. Il sert non- seulement à la respiration, mais encore, par sa portion glottique, à la production des sons dans les actes de la phonation et du chant. Quoique jouissant d'une certaine mobilité, le larynx n'est que légèrement dévié de sa position normale dans les cas rares où une tumeur se développe dans son voisinage.

1° Maladies. — Les affections dont le larynx est le siège sont assez nombreuses. Les plus fréquentes sont les différentes espèces de laryngite, qui est simple (aiguë ou chronique), striduleuse (pseudo-croup), diphthérique ou pseudo-membraneuse (croup), ulcéreuse aiguë ou chronique (phthisie laryngée). L'œdème de la glotte a été considéré par certains auteurs comme une laryngite œdémateuse. Des affections beaucoup plus rares que les précédentes sont les polypes du larynx, les végétations, le cancer, les hydatides, les calculs, et des tumeurs épilhéliales. Enfin le spasme de la glotte, la paralysie ou I'apuome lorsqu'elle est le seul phénomène appréciable au niveau de cet organe, sont encore considérés comme des affections du larynx.

Toutes ces maladies ou lésions laryngées, qui se rattachent souvent à un état morbide général1, ne sont pas également faciles à diagnostiquer; la laryngorrhagie ou hémorrhagie du larynx est un phénomène pathologique dont il est souvent impossible, dans l'état actuel de la science, d'établir le siège anatomique dans l'organe qui m'occupe {Voy. p. 48G).

2° Symptômes. — La douleur au niveau du larynx est très-variable : lorsqu'elle est spontanée, elle est vaguement localisée par le malade à la partie antérieure et moyenne du cou, ou bien elle est provoquée ou augmentée par les mouvements respiratoires un peu énergiques, par la déglutition, et surtout par l'exercice de la voix, du chant, ou par la toux. Son intensité n'est pas considérable dans la plupart des cas, si ce n'est lorsque la toux produit au niveau du larynx une sensation passagère de déchirement, comme dans certaines laryngites aiguës. La pression du larynx d'avant en arrière provoque quelquefois aussi la douleur.

Les symptômes fonctionnels fournissent souvent des signes d'une grande valeur. Je viens de dire que les mouvements respiratoires, la phonation, le chant, la toux et la déglutition même pouvaient être douloureux. La respiration peut en outre être rendue difficile par un obstacle que le malade localise parfaitement dans le larynx par suite de la sensation de gène qu'il y éprouve ; de plus, le rhythme des mouvements respiratoires est quelquefois modifié, l'inspiration étant beaucoup plus courte que l'expiration; le passage de l'air est parfois sonore à distance, soit dans le premier temps, soit dans les deux temps respiratoires. La voix peut être rauque, étouffée, modifiée, en un mot, dans son timbre; l'aphonie est souvent complète. La toux peut présenter un timbre sonore, éclatant, ou au contraire étouffé. La déglutition est parfois sensiblement difficile.

Les mucosités et les exsudais expulsés du larynx par la toux sont quelquefois caractéristiques; mais d'autres fois il est difficile de décider si les excrétions proviennent du larynx lui-même ou d'une partie plus profonde des voies respiratoires. On a tout lieu de croire que les matières expectorées viennent de cet

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