‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 199 sur 355 · LARYNX · texte numérisé non relu

LARYNX

organe : 1° lorsqu'elles sont expulsées plutôt par une expiration brusque que par un mouvement de toux, et que les signes physiques n'annoncent pas la présence de mucosités dans le reste des voies aériennes; 2° lorsqu'il existe en même temps des signes fonctionnels localisés dans le larynx ; 3° lorsqu'il se joint à ces signes des crachats striés de sang, ou bien lorsque les mucosités expectorées, épaissies et rendues sans quinte de toux, semblent avoir été moulées dans les ventricules du larynx ; 4° on aura, non plus des probabilités, mais la certitude que les parties expulsées proviennent du larynx si on y reconnaît des fragments de cartilages laryngiens, ou des fausses membranes qui portent l'empreinte des parois de ce conduit ou qui forment des espèces de viroles d'un diamètre trop grand pour appartenir aux autres portions des conduits respiratoires.

3° Exploration. — L'exploration du larynx fournit aussi des signes d'une certaine valeur. — L'inspection lui est devenue applicable, grâce au perfectionnement qui a été apporté aux instruments explorateurs (Voy. Laryngoscope). Précédemment, l'inspection ne pouvait s'exercer que Irès-incomplétement, dans les cas exceptionnels où l'on avait été forcé de pratiquer la laryngotomie. Il n'est pas inutile de rappeler qu'alors l'inspection a été quelquefois un moyen de contrôle du diagnostic porté, en rendant évidentes l'absence ou la réalité de la lésion soupçonnée, des fausses membranes diphthériques, par exemple. J'ai indiqué, à propos du croup, le signe indiqué par Wilson pour reconnaître si l'obstacle réside dans le larynx ou dans le poumon (p. 261). — La palpation extérieure du larynx, que l'on presse d'avant en arrière ou en lui imprimant des mouvements de latéralité, réveille parfois une douleur dont la constatation est utile au diagnostic; d'autres fois, elle fait sentir des espèces de craquements qui indiquent l'altération profonde des cartilages. Il ne faut pas oublier, à ce propos, qu'une sensation de craquement bien moins tranchée se produit quelquefois chez l'homme sain pendant les mouvements de latéralité, par suite des frottements réciproques des cartilages laryngiens. L'introduction dans le pharynx du doigt indicateur, surtout lorsqu'il est armé de la virole métallique de Loiseau, pénètre facilement jusqu'à l'orifice de la glotte, et cette palpation est le meilleur moyen de reconnaître l'engouement ou l'œdème du pourtour de cet orifice. L'épiglottc sert de guide pour celte exploration comme pour l'introduction dans le larynx de la sonde de Loiseau, qui n'a d'importance que comme auxiliaire thérapeutique. Quant à la pince dilatatrice du même auteur, son extrémité recourbée peut quelquefois extraire des fausses membranes flottantes dans le larynx, où leur présence pouvait d'abord n'être que soupçonnée. — V auscultation du larynx a été de la part de Barth l'objet de recherches consciencieuses comme toutes celles qu'on lui doit. Le stéthoscope, placé sur l'un ou l'autre côté du larynx, y fait entendre, comme phénomènes physiologiques, un bruit respiratoire à timbre creux et caverneux, un retentissement vocal à son maximum, et une toux donnant la sensation évidente du passage rapide de l'air à travers un espace creux. Ces signes peuvent servir à trouver la position d'un larynx qui se trouverait engtobé dans une tumeur cervicale. Comme phénomènes pathologiques, on trouve parfois le bruit respiratoire plus rude ou plus râpeux; d'autres fois on entend un sifflement plus ou moins prolongé, ou bien un petit cri aigu tout particulier, un ronflement qui est, dans certains cas, comme métallique, un ronchus humide à grosses bulles, ou enfin, plus rarement, une espèce de râle vibrant, de tremblottementy comme si un voile membraneux était agité par l'air.

Ces signes stéthoscopiques, comme le fait remarquer Barth, sont secondaires, et ne doivent être placés qu'en seconde ligne comme signes des affections laryn-

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