MÉNINGES
ultérieures, mais qui ne sauraient s'imposer à la pratique ou à la science comme des vérités démontrées.
MEMBRES. — Les fonctions des membres se rattachent presque uniquement à la sensibilité générale, et surtout à la myotilité.
Les douleurs ont des caractères variables si elles occupent la peau (dermalgie), le trajet des nerfs, celui des vaisseaux, les muscles, les os. Je n'ai pas à insister sur ces particularités, parce que ces douleurs tantôt sont caractéristiques, et tantôt s'accompagnent de signes concomitants qui ont une signification plus nette. La limitation des foyers névralgiques, l'œdème, les taches ou marbrures violacées qui annoncent les oblitérations vasculaires, les rougeurs rubanées qui révèlent l'inflammation des vaisseaux lymphatiques, l'exaspération ou l'apparition des douleurs par les contractions musculaires, l'apparition des douleurs la nuit (ostéocopes), sont autant de données qui feront immédiatement entrevoir le siège anatomique de la douleur observée. Des douleurs plus vagues seront rapportées à des causes générales, comme celles qui ont été appelées
ARTHRALGIES.
L'anesthésie ou I'iiyperesthésie de la peau ou des muscles des membres, la paralysie générale ou partielle de ces muscles, leur atrophie, la perversion de leurs mouvements, sont autant de troubles fonctionnels dont il a été suffisamment question, et que je n'ai qu'à rappeler.
L'exploration des membres se rattache également à la constatation de ces phénomènes; mais de plus la palpation permet aussi de juger de la flaccidité, de la résistance. ou de l'induration des tissus, et Yinspection fournit quelquefois d'autres renseignements particuliers qui sont loin d'être sans valeur. Ce sont : d'abord des éruptions cutanées, qui occupent plus particulièrement les membres supérieurs ou inférieurs; des déformations provenant d'infiltrations ou d'altérations plus profondes, de lésions ou de courbures des os; des positions particulières prises instinctivement, comme l'entre croisement des jambes dans la myélite, et l'immobilité dans la demi-flexion qui rend certaines douleurs moins pénibles (rhumatisme); enfin des flexions forcées résultant de contractures. Je donne ces simples indications pour montrer comment se groupent les différents phénomènes que l'on peut rencontrer sur les membres; c'est le seul but de cet article (Voy. Peau, Tissu conjonctif, Myotilité; Nerveux, Vasculaire [Appareils], Squelette).
MÉMOIRE. — Voy. Intelligence.
MÉNINGES. — Si l'on excepte les fongus de la dure-mère, on peut dire que les lésions observées au niveau des méninges et qui ont servi à qualifier leurs maladies, occupent l'arachnoïde et la pie-mère, soit dans la cavité crânienne, soit dans le conduit vertébral, soit dans ces deux cavités à la fois.
Les maladies des méninges cérébrales sont : I'hémoriihagie méningée, la méningite simple ou tuberculeuse, et I'hyurocéphalie chronique; celles des méninges du rachis comprennent également Vhcmorrhagie (p. 503) et la méningite rachidienne, et de plus des lésions chroniques formant des tumeurs qui produisent une compression de la moelle indépendante des lésions des vertèbres ou de leurs ligaments.
Quant aux affections qui occupent à la fois les méninges cérébrales et spinales, une seule mérite une mention particulière : c'est la méningite cérérrospinale, soit sporadique, soit épidémique.
Je n'insiste pas sur les signes de ces affections, la comparaison de ces signes avec ceux fournis par les maladies du cerveau ou de la moelle ayant été faite à propos des mots Tète el Hachis.