MÉNINGITE. — MÉNINGITE AIGUË SIMPLE
MÉNINGITE. — Si l'importance de l'anatomie pathologique avait besoin d'être démontrée, on n'aurait qu'à rappeler l'immense service qu'elle a rendu à la pathologie en faisant cesser la confusion qui régnait au commencement de ce siècle au sujet des affections cérébrales de l'enfance, et surtout de la méningite. Il est devenu constant, depuis les importantes recherches de Rufz et Ghérard, que les maladies vaguement désignées sous les noms A' hydrocéphale aiguë, d'arachnitis, à'arachnoïdite, de fièvre cérébrale et de méningo-céphalite, comprennent principalement deux espèces de méningites, l'une simple trèsrare, et l'autre d'origine tuberculeuse, qui est la plus ordinaire. Quelques auteurs, Delcour, Barrier, Bouchut, Trousseau, vont môme jusqu'à nier l'existence de la méningite simple. Mais les recherches de Rilliet (Arch. de méd., 1846, t. XII, et 1847, t. XIII et XIV) ont mis hors de doute la réalité de cette forme de méningite.
Je dois donc examiner à part le diagnostic de ces deux espèces de méningite, principalement chez les enfants, en signalant les particularités qui peuvent exister chez l'adulte. Je ne dirai rien de la méningite chronique, car elle ne se manifeste pendant la vie que par des phénomènes qui se rattachent à la paralysie générale, et qui ont été signalés par Bayle. Je terminerai par la méningite spinale et cérébro spinale.