MENSTRUATION
n'est pas graduellement croissante, elle s'accompagne immédiatement de fièvre et de signes abdominaux plus ou moins graves ; tandis que, dans la méningite cérébro-spinale épidémique , les caractères opposés se rencontrent , et ne laissent pas de doutes au médecin. Cependant on a vu plus haut que, dans certaines circonstances, la confusion a pu être faite.
On ne peut arriver à reconnaître pendant la vie l'étendue ou le degré de la lésion qui caractérise anatomiquement la maladie dans la plupart des cas; aucun signe ne peut indiquer positivement s'il y a seulement injection, inflammation simple ou suppuration, ou même s'il y a absence de ces lésions, ce qui s'est vu dans un certain nombre de cas suivis de mort. Cela ne permet pas, ainsi que je l'ai dit plus liant, de voir dans cette maladie une simple méningite.
Presque jamais on n'observe d'infirmités consécutives à la méningite cérébrospinale épidémique ; et quant aux complications suivantes, survenant dans son cours, et qui sont plus ou moins graves, elles se montrent rarement. La fréquence des troubles diaestifs a pu faire penser qu'ils se rattachaient à de véritables complications. On peut rencontrer du côté des organes respiratoires la bronchite, te pneumonie, la pleurésie, la péricardite ; parfois il est survenu une arthrite du genou. Knfin on a vu quelquefois apparaître des signes évidents de fièvre typhoïde dans le cours de la maladie. La méningite avait-elle précédé en pareil cas la fièvre typhoïde? Cela ne me paraît nullement établi; car il est possible que la fièvre typhoïde, d'abord méconnue, se soit elle-même compliquée de méningite.
3° Pronostic. — La méningite épidémique ne peut être classée parmi les grandes épidémies qui envahissent une vaste étendue de pays. Cela est heureux, car elle est très-meurtrière , puisqu'elle enlève plus de la moitié des sujets atteints, soit en ville, soit dans les hôpitaux. Dans l'enfance, et au-delà de quarante ans, presque tous les cas sont mortels. Les signes fournis par les lésions de la moelle épinière ont toujours été les plus fâcheux, et l'isolement des symptômes cérébraux a été au contraire d'un heureux augure. J'ai d'ailleurs indiqué, à propos des formes diverses de l'affection, le pronostic variable d'après les principaux symptômes qui les caractérisent. Je dois ajouter que la diminution prompte des accidents les plus graves est loin d'amener toujours une terminaison heureuse.
MÉNOPAUSE. — Voy. Mknstiuation.
MÉNORRHAGIE. — L'écoulement sanguin menstruel exagéré auquel on a donné ce nom, lorsque l'hémorrhagie se répète périodiquement, a plusieurs origines qu'il ne faut pas perdre de vue dans la pratique. La ménorrhagie constitue assez souvent, chez les jeunes filles , le caractère dislinclif d'une espèce de chlorose (celle dite ménorrhagiqvc). Chez des femmes plus âgées, on doit la soupçonner symptomatique d'une affection de l'utérus, d'une métrite chronique, ou d'une lésion organique plus grave. Dans ces derniers cas, on trouvera quelquefois, mélangés au sang, du mucus ou des matières purulentes , qui éclaireront le médecin sur l'origine des accidents ménorrhagiques , et qui nécessiteront une exploration des organes génitaux de la femme. Aran croyait la ménorrhagie dite chlorotique beaucoup plus rare qu'on ne le pense, parce qu'on explore alors très-rarement l'utérus, qui peut être lésé (Leçons sur les maladies de l'utérus, p. 307). IWihorski le pense également, et il se demande si, a mesure qu'on aura étudié davantage les altérations histologiques de l'utérus, on ne verra pas diminuer le nombre des ménorrhagies attribuées à une cau>e générale de l'économie (Traité de la menstruation, 18C»8).
MENSTRUATION. — Une première question concernant la menstruation.