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MIGRAINE

urinaire, soit de l'arrêt de l'urine par obstacle dans les uretères, soit enfin d'une simple émotion pendant l'opération de fistules vésico vaginales , comme Ta observé Jobert, de Lamballe {Chirurgie plastique). Le défaut de sécrétion urinaire se rencontre dans le choléra, dans la fièvre jaune, dans la néphrite des deux reins. Lorsqu'il y a obstacle dans les uretères par la présence d'un calcul, l'anurie qui accompagne alors les coliques néphrétiques ne prouve pas toujours que l'obstacle soit double, car on l'a observée avec la présence d'un calcul dans un seul des uretères.

Les envies fréquentes d'uriner avec miction facile, mais douloureuse dans certains cas, sont un signe fréquemment observé dans les affections de l'utérus, et notamment dans les déviations de cet organe (surtout dans l'antéversion). Les envies sont incessantes toutes les fois que du pus arrive dans la vessie (pyélo-néphrite, calculs).

MIGRAINE. — Tout en admettant que la migraine est une névrose, on a émis des opinions différentes sur son siège. Pour les uns, c'est une névrose intra-crànienne, pour le plus grand nombre une névralgie diversement localisée, et pour du Bois-Reymond un trouble dans les fonctions de la partie cervicale du grand sympathique , trouble dont le point de départ se trouverait dans cette partie de la moelle cervicale à laquelle Haller et Budge ont donné le nom de région cilio- spinale (Archiv fur Anat., 1860). Ferrand a reproduit cette opinion (1 868), dont se rapproche aussi celle de Mnllendorf (Vichow's Arch., 1868).

1° Éléments du diagnostic. — Cette névrose, caractérisée principalement par une douleur de tête particulière, survient par accès intermittents plus ou moins éloignés.

Le principal symptôme de ces accès est la douleur, qui débute ordinairement vers l'arcade sourcilière ou bien dans tout autre point d'un des côtés de la tête, pour envahir tout ce côté (d'où le nom d'Iiérnicrànie donné à la migraine). Quelquefois la douleur gagne le côté opposé, le cou et même des parties plus éloignées; mais c'est ordinairement le front, la tempe, l'œil, la narine qui en sont plus particulièrement le siège. Cette douleur est tensive, ordinairement aiguè", accompagnée de battements douloureux qui correspondent aux battements artériels, de frémissements dans le cuir chevelu et d'autres sensations variables; elle est augmentée notablement par les mouvements, la mastication, la lumière, le bruit, et par la pression, qui dénote en général une augmentation de la sensibilité de toute la tête ou d'un côté seulement, et qui constate parfois les mêmes points douloureux que dans la névralgie trifaciale et cervico-occipitale (Valleix). Très-fréquemment à cette douleur se joignent des nausées et des vomissements pénibles, d'abord alimentaires, puis bilieux s'ils continuent, car il arrive maintes fois que les premiers vomissements soulagent rapidement. Le pouls et la chaleur de la peau sont naturels; cependant la tête est souvent brûlante, et parfois il y survient des sueurs vers la fin de l'accès, qui est marqué aussi par du brisement des membres et de la lourdeur de tête dans un grand nombre de cas. Le plus souvent, le malade est forcé de garder le lit, loin du bruit et de la lumière; mais parfois, l'accès étant léger, il peut continuer à vaquer à ses occupations.

2° Inductions diagnostiques. — Il suffit d'exposer ces symptômes pour montrer que le diagnostic de la migraine n'offre aucune difficulté au point de vue de la constatation de la maladie. Ce diagnostic est confirmé par la durée éphémère des accidents, qui ne dépasse guère douze à vingt-quatre heures, sauf dans des cas exceptionnels, et par le retour des accès, dans les inter-

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valles desquels la santé est parfaite, à moins que ces accès ne soient symptomatiques.

Une fois la migraine reconnue, l'essentiel est de déterminer si elle est idiopathique ou symptomalique. — La forme idiopathique se rencontre principalement chez la femme, sous l'influence d'un tempérament nerveux, de l'hérédité, des divers troubles de la digestion stomacale, de la faim trop prolongée, de l'ingestion de certains aliments, sous l'influence de certaines odeurs (suivant les individus), de l'élude trop suivie, des émotions morales, des temps orageux, du froid : conditions qui expliquent l'apparition des accès. — Lorsqu'elle est symptomalique ou sympathique, la migraine s'observe comme conséquence de certaines lésions de Y utérus, de Yestomac, ou d'un autre organe; comme accompagnant les troubles de la menstruation, ou se montrant, chez certaines femmes, à chaque retour des règles.

La migraine se distingue aisément , par se3 accès passagers , des céphalalgies dues au coryza, aux affections fébriles à leur début, à celles du cerveau, qui toutes sont plus ou moins longtemps continues. La névralgie trifaciale mérite seule une mention particulière comme pouvant, par ses accès, faire croire à une migraine. On a dit que la concentration de la douleur sur le trajet des nerfs était un signe propre à faire reconnaître que Ton a affaire à une névralgie plutôt qu'à la migraine; mais Valleix lui-même a fait remarquer, d'une part, qu'il n'est pas toujours possible de circonscrire les douleurs de la névralgie et, d'autre part, qu'il y a des migraines avec douleur contusive, points douloureux à la pression, et même élancements dans le trajet des nerfs. Il faut donc reconnaître avec lui qu'il y a une migraine névralgique ou dermalgique, ou plutôt confusion des deux affections entre elles. On ne peut pas considérer, en effet, comme des différences applicables à tous les faits, attendu que ces caractères ne sont pas constants , que la névralgie revient ordinairement tous les jours ou tous les deux jours, tandis que la migraine se montre à des intervalles plus grands, et que, dans la névralgie, l'œil affecté est injecté et larmoyant, tandis qu'il ne l'est pas dans la migraine.

En dehors de ses formes idiopathique, symptomatique ou sympathique, la migraine se montre sous une autre forme très rare, signalée, mais trop généralisée par Piorry; c'est Yirisalgie , dans laquelle l'iris est affecté, et où s'obsorvenl principalement des troubles do la vision (arcs lumineux, obscurcissement do la vue, pupille dilatée). Celle espèce de migraine se développerait de préférence sous l'influence de la lecture, do l'étude ou des préoccupations après les repas.

3" Pronostic. — Jamais le pronostic de la migraine n'a de gravité ; elle est seulement pénible dans certains cas, par la ténacité du retour des accès et par leur intensité.

MILIAIRE. — Dans l'état actuel de la science, il est impossible de ne pas isoler l'éruption miliaire qui survient comme épiphénomène dans un certain nombre de maladies, de l'affection, le plus souvent épidémique, qui a été désignée sous le nom de suette miliaire. Hais comme il a été question au mot Suette des caractères de l'éruption miliaire vésiculeuse ou vésiculo-pustuleuse, il me sufïit de rappeler les conditions dans lesquelles elle se montre comme épiphénomène.

La miliaire, ainsi envisagée, se rencontre assez fréquemment : dans le cours du rhumatisme articulaire aigu; moins fréquemment dans la scarlatine, où elle n'est qu'une exagération du caraclère de l'éruption finement vésiculeuse de • et exanthème; dans Yictèrê grave; dans la méningite cérébro-spinal* épidé-

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