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MOELLE ÉPINIÈRE

inique, et dans plusieurs autres affections aiguës d'une certaine gravité. La miliaire, avec des taches livides, peut aussi se rencontrer dans certains cas (I i foisonnement par l'arsenic (p. 339). Enfin les boues de Saint-Amand contiennent, selon Edmond Robiquet (Thèse d'agrégation, 1853), un limon composé de détritus végétaux décomposés sous l'eau qui fait développer sur la peau une éruption miliaire accidentelle.

MOBILITÉ NERVEUSE. — Voy. Nerveux (État).

MOELLE ÉPINIÈRE. — A voir les nombreux et importants travaux dont ranatomie et la physiologie de la moelle épinière ont été l'objet, on devrait croire que la pathologie de ce centre nerveux a fait des progrès considérables. Mais il n'en est pas ainsi. Suivant la juste remarque de E. Fritz (Arch. de mèd.y 1801 , t. XVII), les expérimentateurs se sont appliqués à décomposer le faisceau qui constitue la moelle , et à déterminer la part afférente à chacun des éléments dont elle se compose ; mais la maladie ne procède pas avec ces restrictions, et le plus souvent elle est vaguement circonscrite. De plus, on n'est pas encore arrivé à déterminer la nature des lésions et à bien en préciser le siège intime, conditions nécessaires pour bien connaître la pathologie de la moelle épinière.

Enfermée dans un conduit à parois résistantes, la moelle épinière, de môme que le cerveau, est le siège d'affections dont le diagnostic est basé uniquement sur des symptômes fonctionnels.

1° Maladies. — Outre la congestion , Yhémorrhagie , Y inflammation {myélite aiguë ou chronique) , le ramollissement et la sclérose de la moelle qui conduit à l'atrophie, ce centre nerveux est le siège de dégénérescences tuberculeuses, cancéreuses ou autres, qui agissent surtout en comprimant la moelle. Il en est de même de toute autre tumeur quia son point de départ dans les parties voisines, soit au niveau des vertèbres , soit au dehors, comme on l'observe pour des ai\évrysmes qui usent les corps de ces os avant d'arriver à la moelle.

2° Symptômes. — Les maladies caractérisées anatomiquement par une lésion de la moelle épinière, ou qui en produisent la compression, ont pour symptômes principaux : une douleur locale qui est d'ailleurs loin d'être constante; des fourmillements dans les membres; Yanesthèsie et rarement Yhyperesthésie cutanées; la paralysie des muscles auxquels se distribuent les nerfs qui émanent de la moelle, au niveau et au-dessous de la partie lésée; la j/aralysie de la vessie, du rectum; parfois de la contracture, et même des attaques épilepti formes.

Ces symptômes ont pour caractère habituel de siéger symétriquement des deux côtés du corps, d'occuper à peu près constamment les membres inférieurs, et d'envahir de bas en haut une étendue d'autant plus grande du tronc que la lésion se rapproche davantage de la partie supérieure de la moelle. Je dois faire remarquer cependant que les effets de la lésion considérés en euxmêmes sont plus complets dans la moitié inférieure du corps que dans sa moitié supérieure, attendu que, supérieurement , une fonction essentielle à la vie, la respiration, se trouvant atteinte par la paralysie ou la contracture des muscles respirateurs , le danger est imminent avant que cette paralysie soit complète, tandis qu'aux membres inférieurs et au bas du tronc, la paralysie la plus absolue peut longtemps être compatible avec la vie.

Celte étendue plus ou moins grande des symptômes produits par les lésions de la moelle est donc une donnée diagnostique de grande valeur. Mais peut-on admettre que toutes les parties anatomiquement inférieures à la lésion de la

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