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OLFACTION

de l'œsophagite. Mais lorsqu'on la soupçonne, il faut tenir compte des conditions anatomiques et étiologiques de la maladie en dehors des symptômes, ainsi que des résultats de l'exploration de l'œsophage par la sonde, si l'on veut arriver à quelque précision de diagnostic.

L'œsophagite ulcéreuse , hypothétique à l'état simple, et rarement observée dans la syphilis, dans le cours de la fièvre typhoïde ou de la phthisie pulmonaire (Louis), donnerait lieu à une douleur plus fixe, plus limitée et plus vive au moment de la déglutition que l'œsophagite non ulcéreuse. Mais ces particularités seront bien insuffisantes, si une bougie œsophagienne n'entraîne pas au dehors une certaine quantité de pus, comme Mondière en a cité un exemple. Les phénomènes locaux, joints à des symptômes cérébraux graves (congestion de la face, délire, convulsions), ainsi que l'a observé Barras (Acad. de méd., 1825), seraient également de nature à révéler l'œsophagite suppurée.

Dans les cas douteux, les commémoratifs et les conditions étiologiques viendront surtout en aide pour le diagnostic. L'œsophagite qui a été observée, en effet, aurait été le plus souvent provoquée par l'ingestion de certaines substances : l'abus du mercure, suivant Hildenbrand , Yiode (Gohier), Yémétique à tr£s-haute dose, les acides concentrés et les autres substances corrosives, le sublimé en solution, les liquides brûlants, peut-être l'eau glacée, et manifestement les corps étrangers volumineux et durs séjournant dans le conduit œsophagien. On n'oubliera pas que l'affection peut aussi être symptomatique ou un accident secondaire de la rage, de la variole, de la rougeole, de la fièvre jaune.

Malheureusement l'ensemble de données diagnostiques ne saurait être utilisé dans tous les cas; et les difficultés seront d'autant plus grandes que l'on pourra confondre les phénomènes existants avec ceux d'autres affections de l'œsophage ou des organes voisins.

Il me suffira d'abord de nommer le cancer, le rétrécissement, la dilatation du conduit œsophagien. — Son spasme se distinguera de l'œsophagite en ce qu'il survient inopinément dans le cours d'une affection nerveuse, Yhystèrie ou l'état nerveux, et qu'il n'est pas précédé des circonstances occasionnelles de l'œsophagite rappelées plus haut. — Quant au rhumatisme de l'œsophage, il se distinguera encore de l'œsophagite par l'absence de toute particularité actuelle caractéristique autre que la coïncidence d'un rhumatisme, et par le fait de la diminution de la douleur pendant la déglutition, après Vingestion des premières portions d'aliments.

Outre les formes simple ou ulcéreuse de l'œsophagite, on a admis des formes gangréneuse ou pseudo-membraneuse, mais ici l'importance de l'affection s'efface en présence d'autres lésions locales plus graves, ou de la condition générale de l'économie qui les engendre (Voy. Gangrènes, Diphthérie).

Les complication de l'œsophagite qui peuvent survenir sont : l'œsophagisme ou spasme de Vœsophage, Yhydrophobie (Mondière), Yœdème de la glotte dans les cas d'abcès, et enfin la rupture de l'œsophage. Son rétrécissement est quelquefois la conséquence de l'œsophagite passée à l'état chronique.

3° Pronostic. — La terminaison par résolution est la plus fréquente. L'œsophagite est toujours grave lorsqu'elle se termine par suppuration , ulcération ou gangrène, ou par rétrécissement de l'œsophage.

OÏDIUM. — Voy. Parasites végétaux.

OLFACTION. — Comme moyen d'exploration, l'olfaction fournit un nombre de résultats bien limité. Elle fait percevoir la fétidité de V haleine produite

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