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PARALYSIES

Outre le strophulus, le lichen simple ou syphilitique {Voy. Syphilides), le prurigo, la phthiriase, il existe une affection cutanée que je dois rappeler ici, c'est I'érythéme dit papaletu'j quoique les saillies en, soient souvent mal circonscrites.

PARACENTÈSE. — Voy. Ponctions.

PARALYSIES (en général). — On sait que l'on comprend sous le titre paralysie non-seulement la diminution ou l'abolition de la myotilité dans les muscles de la vie animale ou de la vie organique, mais encore la diminution ou l'abolition des fonctions sensoriales, dont il a été question ailleurs (Voy. Anesthésies, Amai rose, Gout, Surdité). Gubler a insisté avec raison sur la nécessité de distinguer la paralysie réelle de l'asthénie ou de l'adynamie. La vraie paralysie est pour lui « la diminution ou l'abolition des facultés de sentir ou de se mouvoir, ayant pour cause immédiate des troubles fonctionnels, avec ou sans lésion apparente, d'une ou de plusieurs parties de l'appareil sensitivomoteur » (Arch. de méd., 1861, t. XVII, p. 333).

11 ne sera question ici que des paralysies du mouvement.

Ces paralysies sont tantôt un symptôme, et tantôt une véritable maladie. Elles se montrent dans des conditions si variées, que leur diagnostic est fréquemment une des questions cliniques les plus complexes, quoique très-souvent le fait d'une paralysie généralisée ou localisée puisse se présenter immédiatement au praticien comme une donnée bien définie. Cette complexité m'oblige à traiter d'abord du diagnostic des paralysies considérées en général, avant de les examiner à leur point de vue le plus pratique , celui de leur généralisation ou de leur localisation, ce qui sera fait dans deux articles particuliers.

Les troubles qui surviennent au niveau des muscles soumis à la volonté sont les données les plus caractéristiques des paralysies de la myotilité.

D'abord la simple inspection des parties envahies peut faire souvent soupçonner ou reconnaître la paralysie. Tantôt c'est simplement Yattitude des malades ou la position pendante d'un membre, qui met sur la voie du diagnostic; tantôt c'est la diminution relativement prononcée du volume des membres , des masses musculaires, de muscles isolés ou même de simples faisceaux de certains muscles; d'autres fois c'est la difficulté particulière qu'éprouve le malade à exécuter certains mouvements, ou bien enfin ce sont des déformations dues à la contraction tonique et prépondérante des muscles sains , antagonistes de ceux qui sont paralysés.

La sensibilité des parties atteintes de paralysie est fréquemment diminuée ou abolie comme la myotilité, ce qui explique que la paralysie s'accompagne rarement de douleurs locales. La sensibilité électro-musculaire est d'ailleurs diversement affectée dans les paralysies, car elle est tantôt conservée , tantôt diminuée ou abolie, et tantôt exaltée : conditions dont on a tiré parti pour le diagnostic.

Les symptômes fonctionnels sont manifestement les plus importantes des données diagnostiques. Ils comprennent avant tout la diminution ou l'abolition de la myotilité volontaire ou involontaire. Les stations et mouvements divers, la marche, la préhension des objets, le regard, l'articulation des mots, l'émission des sons, la déglutition , la respiration, l'expulsion des matières intestinales ou de l'urine, sont particulièrement affectés dans les paralysies. Mais il est évident qu'il est toujours beaucoup plus facile de diagnostiquer la diminution ou l'abolition de la fonction motrice des musles volontaires que celle des fibres musculaires des organes internes. Il suffit, en effet, que le malade ne puisse exécuter d'une manière absolue, ou qu'il effectue seulement d'une manière

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