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Sphincter dr l'anus

Les signes de cette lésion sont : Yincontinence des matières fécales et des gaz contenus dans le gros intestin, parfois la chute du rectum, et la facilité avec laquelle le doigt pénètre, sans que le sphincter se contracte, du moins avec son énergie habituelle. Celte paralysie, observée dans un certain nombre de circonstances pathologiques, parmi lesquelles les lésions des centres nerveux occupent la plus large place, peut être la conséquence d'une diarrhée chronique ou d'une dysenterie ; mais alors elle est ordinairement incomplète, et cède rapidement à l'emploi de l'électrisation, qui est d'ailleurs extrêmement douloureuse, et doit par conséquent être employée avec un faible courant.

P. Vessie.

Lorsque la paralysie de la vessie ne dépend pas d'un obstacle matériel à la sortie de l'urine, il n'y a d'abord qu'une simple paresse de l'organe : le besoin d'uriner est moins fréquent et Y émission tardive; le jet de l'urine, surtout vers la fin, est moins fort et finit par tomber verticalement entre les jambes. Plus tard, les besoins d'uriner ne se font sentir que lorsque la vessie est distendue et même douloureuse par cette distension; les contractions des muscles de l'abdomen plus ou moins énergiques produisent alors un jet faible, souvent interrompu, et laissent dans l'urètre une partie du liquide m inaire qui s'écoule ensuite dans les vêlements. Lorsque la paralysie persiste, les efforts abdominaux augmentent de jour en jour; les envies d'uriner deviennent plus fréquentes; enfin il finit par y avoir impossibilité absolue, et l'emploi de la sonde devient indispensable. Il y a alors une rétention d'urine complète, qui s'est développée graduellement par la distension de plus en plus prononcée de

PARASITES, PARASITAIRES (Affections). 763

la vessie, distension due à l'accumulation de l'urine toujours incomplètement expulsée, et qui est caractérisée principalement par une tumeur hypogastrique particulière (Voy. Rétention de l'urine dans la vessie). L'écoulement spontané de l'urine goutte à goutte qui peut] survenir alors (miction par regorgement), loin de démontrer la fin de la paralysie, indique au contraire sa persistance, comme le prouve la tumeur hypogastrique. L'introduction d'une sonde dans la vessie, où elle pénètre sans difficulté, est . indispensable pour rechercher s'il y a paralysie réelle ou seulement apparente. Lorsqu'elle est réelle, les premières colonnes de l'urine sont seules expulsées en jet," et dès que l'élasticité de la vessie a produit son effet, le liquide sort en bavant et l'écoulement s'arrête dès qu'on cesse de faire faire des efforts d'expulsion au malade, ou de comprimer l'hypogastre. Lorsqu'il y a paralysie apparente due à un obstacle au col de la vessie, qui empêche l'expulsion de l'urine, la pénétration du cathéter, le malade étant couché sur le dos, permet à la vessie de se contracter avec force et d'expulser rapidement l'urine jusqu'à la dernière goutte : il est évident qu'il n'y a pas alors de paralysie (Civiale). Il en est de même lorsqu'il y a simple rétention d'urine, résultant du défaut de conscience du besoin d'uriner (anesthésie vésicale) : l'urine est expulsée franchement par la sonde jusqu'à la fin.

En constatant s'il y a réellement paralysie de la vessie par l'introduction de la sonde, on peut s'assurer s'il existe ou non un obstable au niveau du col de la vessie ou de la prostate, obstacle qui serait toujours, suivant Leroy (d'Étiolles) et Mercier, la cause de la paralysie vésicale. Le toucher rectal vient parfois en aide au diagnostic en faisant sentir le développement anomal de la prostate.

Cependant on a admis des paralysies vésicales primitives, comme celles qui seraient produites dans l'âge mûr et surtout chez le vieillard, par l'habitude funeste de résister trop longtemps au besoin d'uriner, et comme celles, plus hypothétiques, dues à la débauche, aux excès vénériens, à la masturbation. Quoi qu'il en soit, il est incontestable que la paralysie de la vessie est la conséquence de lésions cérébrales produisant des paralysies étendues, mais principalement de lésions-de la moelle, dont elle est considérée comme un excellent signe. Néanmoins cette signification est loin d'être absolue, car on voit aussi survenir la paralysie vésicale (quoique plus rarement que dans les cas de lésions médullaires) dans les hémiplégies et les paraplégies dites nerveuses ou dynamiques, dans l'hystérie, par exemple.

Le pronostic de cette paralysie locale ne présente pas de gravité, à moins qu'il ne s'y joigne une cystite intense. La guérison est possible au début, surtout lorsque la paralysie est la suite de la distension des fibres musculaires; mais quand l'affection est ancienne, elle peut se prolonger indéfiniment.

PARAPHRÉNÉSIE. — La maladie ainsi désignée par les anciens n'est autre que la pleurésie diaphragmatique des modernes (Voy. Pleurésie).

PARAPLÉGIE. — Voy. Paralysies localisées (p. 748).

PARASITES , PARASITAIRES ( Affections ) . — Les parasites de l'homme font partie du règne animal ou du règne végétal. Ils sont fort nombreux; mais je ne tiendrai compte ni des parasites imaginaires ou fabuleux, comme la. furie infernale (que personne n'a vue), ni de ceux qui, ne provoquant pas d'accidents morbides particuliers et ne se montrant pas au dehors, n'offrent aucun intérêt clinique. On verra que les parasites dont il va être question sont très-utiles à connaître, soit comme élément principal ou secondaire de certaines affections , soit comme point de départ de phénomènes

morbides qu'il importe de ne pas perdre de vue comme sources d'erreurs diagnostiques.

Le microscpe a permis de connaître une foule de parasites précédemment inconnus, soit animaux soit végétaux, et il en est résulté un propres réel dans l'élude des affections de la peau. Mais on a été beaucoup trop loin en admettant sans preuves que le typhus, le choléra, la peste, la fièvre jaune, la dysenterie, les fièvres intermittentes et la pourriture d'hôpital sont des maladies parasitaires.

Les parasites animaux et végélaux sont trop distincts, non-seulement par leurs caractères, mais par leurs effets, pour que l'on doive les examiner à part.

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