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PLÉTHORE

ment les pigments comme dus à la transformation de la matière colorante du sang. Virchow {Pathologie cellulaire) a montre que le dernier degré de ratatinement des globules rouges du sang formait des corpuscules wê- Ia)iiques {Voy. Sang). Il rappelle en outre qu'on a extrait de l'hématine (rois formes particulières de crislaux colorés ou pigments, dont la forme principale, appelée par lui hématatdtne, est composée de prismes rhomboédriques obliques, ou en tables analogues à celles de l'acide urique , et d'un beau jaune rougeatre ou rouge de rubis. Ces crislaux sont communs dans les épanebements sanguins. Il a trouvé des granules de pigment dans des globules blancs du sang, cbez un malade sujet a la fièvre intermittente, fig. 200, ce qui a été le point de départ de la tbéorie de l'altération du sang par le pigment dans cette maladie (Voy. p. 017).

L'infiltration des granules pigmentaires infiltre le plus souvent les cellules des tissus, ce qui leur donne un aspect spécial, fig. 201. Pour distinguer le pigment des agglomérations charbonneuses qui le simulent dans les organes ou dans les produits des excrétions , il suffit, en dehors de l'examen microsco-

t'i'j. iul. — Matiôro pigmontairo ou pigment. — c, »/, granulation* pigini'iiUires des cellules do la couche lia Ualpigttfi J, granulation* piguuntaires et libres. /, m, amas de pigment dans les cellules, b, cellule» pi >ruientatres polyédriques do la choroïde. jr, cellules pi^meutairea irrégulières. ;j , cellules pigtnenUin s avec des gouttes do graisse dans leur épaisseur.

pique, d'employer comme réactif l'acide sulfurique, qui dissout la matière pigmentaire, et qui est sans action sur le charbon.

PITUITE. — Voy. C.ASTnoRrhée.

PITYRIASIS. — Voy. Squames.

PLACENTAIRE (Souffle). — Voy. Vasculaires (Druits). PLAIE. — Voy. Ulcérations.

PLAQUES MUQUEUSES. — Voy. 'Syphilis.

PLESSIMÉTRE. — Voy. Percussion

PLÉTHORE. — Depuis les intéressantes recherches de Andral et Gavarret sur le sang, on est disposé à admettre avec ces observateurs que la pléthore est essentiellement caractérisée, non par une augmentation de la masse du sang, mais par l'augmentation du nombre de ses globules et la diminution de ses parties aqueuses. On a môme prétendu que l'augmentation de quantité du sang, admise par les anciens, ne pouvait être démontrée; mais en ceci on est allé trop loin. La pléthore, rarement observée à Paris, surtout dans les hôpi-

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