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ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE

Pour le cœur , on a bien noté comme signes d'atrophie, outre l'absence on la limitation de la matité précordiale, signe d'ailleurs très- problématique, la faiblesse des battements et des bruits, et la petitesse du pouls; mais, de son roté, Kreysig a insisté au contraire sur dos palpitations assez fortes qui existeraient en pareil cas, ce qui ne s'accorde guère avec les signes précédents. Il n'y a donc là rien qui ne puisse se rencontrer dans une foule d'autres circonstances. Le professeur Albers. de Bonn, a signalé (1837) des symptômes en apparence plus caractéristiques : dypsnée au début, agitation, insomnie, toux légère , respiration suspirieuse, battements du cœur comme incertains, sentiment de frémissement pour le malade à la région précordiale, où la'main appliquée ne seat pas les battements du cœur, et où le sthéthoscope les fait percevoir très-faiblement; pouls insensible pendant les accès, puis offrant une fréquence de 420 à 140 pulsations (Wochenschrift fur die Gesammte Heilkunde, 1836).

L'atrophie du foie est importante à constater, lorsqu'il y a en même temps ateite et œdème borné aux membres inférieurs, car elle- est alors un des meilleurs signes de la cirrhose plus ou moins avancée. L'atrophie hépatique est évidente alors si, malgré le refoulement du foie vers la poitrine par l'épanchément ascitique, sa limite supérieure à la percussion est au-dessous de ce qu'elle doit être dans l'état normal ( Voy. Foie), et si la pression brusque de l'épanchement ascitique, opérée au-dessous du rebord des fausses côtes droites, n'y sent pas le bord inférieur du foie débordé vers la partie inférieure de l'abdomen.

Quant à la rate , cet organe pouvant glisser, dans l'état sain, plus ou moins profondément entre les organes abdominaux qui l'entourent et ainsi échapper complètement à l'exploration pendant la vie, l'on conçoit que l'on ne puisse mesurer une simple diminution de son volume, à moins que cet organe ne soit d'abord notablement hypertrophié (Voy. Rate).

L'atrophie est quelquefois un signe de terminaison favorable pour certaines tumeurs accidentelles , des kystes de l'ovaire ou des tumeurs hydatiques, par eiemple.

ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE. — Entrevue par Van Swieten, Ch. Bell, Abercrombie et quelques autres auteurs, cette maladie, qui Q'a pris place dans la cadre nosologique que depuis quelques années, grâce aui travaux de Duchenne (de Boulogne), d'Aran, et de Cruveilhier, a été dénommée aussi atrophie musculaire idiopathiqne ou primitive, parafyaie musculaire atrophique (Thouvenet, Thèse, 4851), atrophie musculaire graisseuse progressive (Duchenne, De Vèlectrisation localisée). La transformation graisseuse des muscles a été niée par Robin, qui dit ne l'avoir jamais constatée ; mais Virchow, Friedreich (d'Heidelberg) et Lebert ont soutenu l'opinion de Duchenne, qui était aussi celle de Cruveilhier. Envisagée d'abord comme le résultat de la transformation graisseuse locale des fibres musculaires, sans lésion des nerfs ou des centres nerveux, elle fut rattachée ensuite à l'atrophie des racines antérieures des nerfs spinaux qui se distribuent aux musrles atrophiés (Cruveilhier, Bull, de VAcad. de méd., 1853, t. XVIII, P- 490, 546), tandis que Virchow en 1855 (Arch. fur pathol. Anatomie) et Fromann en 1858 (Med.-chir. Monatschrift) ont signalé, dans deux faits, une altération évidente de la moelle épinière. N'est-on pas en droit de considérer ces lésions comme consécutives aussi bien que primitives ? C'est le doute soulevé par ces questions qui fait que la nature de la maladie reste problématique, malgré les recherches qui, aux yeux d'observateurs très-habiles, démontrent la constance de lésions visibles à l'œil nu, ou microscopiques , et occupant les cordons antérieurs de la moelle épinière.

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