PROFESSIONS
ou aux nerfs intercostaux, à moins que Ton ne comprenne parmi les douleurs le sentiment d'oppression que produisent les maladies pulmonaires. — La ma- ' nière dont s'accomplit la respiration et spécialement la dyspnée, la toux et X expectoration (Voy. Crachats) sont les données principales du diagnostic en dehors des signes physiques, qui sont manifestement les plus importants.
Ces signes sont principalement recueillis par l'inspection des mouvements respiratoires et de la forme de la poitrine, par la percussion, Yapplication de la main, Y auscultation, la mensuration.
PRÉCORDIALE (Région). — Voy. Poitrine.
PRESSION. — Vjoy. Palpation.
PRIAPISME. — Vêrection permanente et douloureuse du pénis, sans désir de l'acte vénérien, constitue le symptôme de ce nom. Il diffère du satyriasis, qui est une sorte de folie vénérienne chez l'homme, en ce que ses causes sont toutes locales et n'ont point, comme le satyriasis et la nymphomanie, leur point de départ dans l'encéphale.
La recherche de la cause du priapisme est le point capital du diagnostic. Parmi les causes locales faciles à constater sont : la blennorrhagie, un rétrécissement de l'urètre, la balanite, l'accumulation de la matière sébacée entre le prépuce et le gland. En l'absence de ces causes, il faudra s'informer si le priapisme ne dépendrait pas d'excès vénériens, d'habitudes de masturbation, de la présence (Y oxyures dans le rectum, de l'inflammation du rectum ou de la vessie, de l'existence d'une cystite, d'un calcul vésical, d'excès alcooliques, ou enfin d'écarts de régime.
PROFESSIONS. — Quand on interroge un malade, la simple connaissance de sa profession fait parfois soupçonner qu'il peut être affecté de certaines maladies, ce qui met immédiatement le praticien sur la voie du diagnostic. D'autres fois c'est au contraire la constatation des accidents morbides qui fait rechercher si le malade n'a pas été exposé par sa profession à des causes nuisibles que l'on soupçonne, et qui pourraient échapper à un interrogatoire superficiel.
A ces deux points de vue, il serait certainement utile de rappeler toutes les professions qui sont considérées comme l'origine de diverses maladies; mais une pareille énumération dépasserait toute limite raisonnable. Il y a d'ailleurs beaucoup de ces influences professionnelles qui sont d'observation vulgaire ; je puis donc me contenter de rappeler celles qui pourraient ne pas se présenter à l'esprit du médecin.
Sans vouloir établir une division complète des professions suivant leur manière d'agir, je rappellerai que leur influence s'exerce principalement, en utilisant des corps : 1° qui ont une action nuisible immédiate sur la peau; 2* qui infectent le sang en pénétrant dans l'économie par inoculation involontaire; * 3° qui pénètrent dans l'économie par des voies naturelles. — Je mets ici de côté les nombreuses professions qui exposent simplement à l'influence du froid ou de l'humidité, à celle des émanations putrides, à des causes diverses d'asphyxie, à une chaleur ou à une lumière très-vives, à des travaux musculaires exagérés, etc.
La peau saine est diversement affectée par le contact habituel des mains avec des substances irritantes, comme on l'observe : chez les épiciers, les boulangers, les raffineurs (eczéma); chez les ouvriers qui fabriquent les cordes à boyau (crevasses et gerçures); chez ceux qui manient les préparations arsenicales, comme pour la fabrication ou le maniement de certains papiers peints, ou d'étoffes teintes en vert arsenical (ulcérations papulo-ulcéreuses); par le contact des huiles essentielles de certains fruits (chinois), d'où résultent l'enflure et la