PULSATIONS
paupières (Voillemier), un coma de plus en plus profond, une chute croissante des forces, l'obtusion extrême ou la disparition des douleurs, la petitesse prononcée ou l'insensibilité du pouls, le refroidissement des extrémités et la fétidité extrême des selles. Les mauvaises conditions hygiéniques et l'encombrement augmentent manifestement la mortalité.
Dans les cas de guérison dont il a été déjà question précédemment, on voit persister une faiblesse notable plus ou moins longtemps pendant et après la convalescence, ainsi que des lésions locales, qui peuvent constituer des affections chroniques consécutives dont la guérison n'est pas toujours complète.
PULMONAIRES (Régions). — Voy. Poitrine.
PULSATIONS. — Il a été question des pulsations du cœur ou des vaisseaux aux mots Cœur, Anévrysmes, Pouls, Battements, Tumeurs. Je ne veux rappeler ici que les pulsations qui se produisent dans des régions insolites où l'on n'en rencontre pas habituellement, et qui méritent une attention particulière.
Des pulsations, qui peuvent être d'un intensité considérable, s'observent assez souvent à l'épigaslre, sans qu'il y ait de lésion anévrysmale, malgré l'énergie des battements épigastriques, chez des sujets nerveux et principalement chez les femmes anémiques ou atteintes de gastralgie. Lorsqu'il existe, en même temps que des pulsations épigastriques, une tumeur soulevée par ces battements artériels, on peut commettre fréquemment des erreurs de diagnostic. Souvent alors, suivant le docteur Parry, les pulsations sont dues à une accumulation de matières fécales dans le côlon, qui est soulevé à chaque pulsation de l'aorte : un purgatif énergique est un excellent moyen de diagnostic en pareille circonstance, en faisant disparaître la tumeur et les battements du jour au lendemain. Mais d'autres tumeurs constituées par le pancréas, un cancer du pylore ou toute auire induration organique située au voisinage de l'aorte ou d'une de ses branches principales, peuvent présenter aussi à leur niveau les battements abdominaux qui simulent encore bien mieux des anévrysmes que des battements simplement nerveux. L'ensemble des signes de l'affection permettra seul de lever les doutes.
Des battements moins limités, isochrones à ceux du cœur, peuvent s'observer au niveau de toute la partie antérieure d'un des côtés de la poitrine comme coïncidence et au niveau d'une pneumonie. Graves a rapporté un fait de cette espèce (Dublin journ., n° 10, et Arch. de mèd., 1834, t. VI, p. 550). L'auteur anglais compare ici le poumon (qui n'était qu'engoué) aux tumeurs fongoïdes ou cérébriformesjqui sont le siège de battements comme anévrysmatiques; il admet d'ailleurs que le cœur est violemment excité, de même que dans certains faits dans lesquels les veines du dos de la main sont le siège de pulsations distinctes, comme il l'a vu chez un malade atteint également de pneumonie. — On rencontre quelquefois aussi des pulsations thoraciques dans certains empyèmes dits pulsatiles (Voy. p. 847). — Enfin Seidel et Geigel ont vu le foie hypertrophié et soulevé à chaque systole du cœur, par suite d'une insuffisance tricuspide considérable avec distension de la veine cave supérieure (Voy. Pouls veineux); il n'y avait pas d'avévrysme artériel.
Les pulsations, au lieu d'être localisées, peuvent être généralement très-exagérées au niveau du cœur, des artères du cou, des membres et même de l'épigaslre, soit dans des maladies du cœur, et principalement dans Yinsuffisance aortique, soit comme un des signes principaux de la cachexie exophthalmique ou thyroïdienne (Voy. Battements, Anévrysmes, Cœur, Pouls).
PUNAISIE. — Voy. Ozène.