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REINS

autres, ulcérations, polypes, rétrécissements (p. 927), paralysie (p.

On explore le rectum par le toucher avec le doigt indicateur enduit d'un corps gras. Cette exploration sert à constater l'état anatomique du rectum ou celui des organes voisins (utérus, prostate), les tumeurs intra-rectales, cl entre autres les hémorrhoïdes internes, les invaginations, les polypes, les concrétions intestinales stercorales ou autres, les corps étrangers, et les rétrécissements. Un spéculum spécial est employé aussi pour l'exploration du rectum dans des cas exceptionnels (Voy. Anus).

RÉFLEXES (Actions ou phénomènes). — Malgré l'importance que le* phénomènes dits réflexes ont en pathologie, comme on peut le voir dans beaucoup de pages de ce dictionnaire, je ne crois pas devoir leur consacrer un article particulier, le lecteur pouvant consulter avec fruit les traités les plus récents de Physiologie (J. Béelard, Longet), et l'Introduction de Rouget à la traduction des Leçons de Brovvn-Séquard sur les paralysies des membres inférieurs.

REFROIDISSEMENT. — Voy. Thermométrie.

REGLES. — Voy. Menstruation.

REINS. — Profondément situés dans l'abdomen dans les régions lombaires, les reins sont très- difficilement accessibles à l'exploration dans l'état normal. Mais ils peuvent devenir mobiles par suite du relâchement de leurs moyens d'attache et se déplacer, ou bien acquérir un volume plus ou moins considérable qui leur fait envahir parfois une grande partie de l'abdomen. C'est dans ces deux circonstances que l'on peut explorer ces organes. Les anomalies que les reins présentent dans leur situation suffisent pour faire commettre des erreurs graves de diagnostic (Voy. Tumeurs de l'abdomen).

1° Maladies. — Lorsqu'il y a lieu de soupçonner que le rein est affecté, il faut se rappeler qu'il peut être atteint de congestion (p. 229), de néphrite aiguë ou chronique, avec ou sans abcès, de maladie de Bright, de CANCER, de kystes simples, de kystes hydatiques, de vers rénaux, ou de simple mobiliti. Il est quelquefois difficile de distinguer ces affections d'autres maladies siégeant, soit dans le tissu cellulaire qui entoure le rein. (périnéphiute), soit au niveau du bassinet ou de la partie supérieure de l'uretère (calculs , COUQrES néphrétiques, pyélite, hydronèphrose).

2° Symptômes. — La douleur s'étendant le long de l'uretère jusqu'au testicule correspondant chez l'homme, ou à la grande lèvre chez la femme, les tumetir* dues aux affections rénales, les troubles fonctionnels de la sécrétion urinairf. et les caractères de Yurine , sont les principales données séméiologiques qui servent au diagnostic des affections des reins. Malgré ses caractères en apparence spéciaux, la douleur s'irradiant vers les testicules n'est pas pathognornonique. car elle se rencontre dans certaines coliques hépatiques, et les tumeurs de la région rénale ont souvent leur siège dans un autre organe que le rein (Vo>j. Tumeurs). Enfin il faut quelquefois rapporter aux affections du rein des symptômes qui se manifestent seulement vers la vessie, comme l'ont indique Rayer et Brodie (Leçon*)] des douleurs à l'hypogastre ou vers l'anus pendant oo après la miction, et quelquefois un peu de difficulté dans la miction sont alors observés.

3" Exploration. — L'exploration des reins complète cet ensemble dt données séméiologiques; mais les moyens qu'elle utilise sont limités. En dehors de ["inspection, qui rarement constate l'intumescence produite par des tumeur* du rein, on ne peut avoir recours qu'a la palpation et à la percussion.

Exercée nu niveau de la région lombaire, la palpation ou pression provoque

REINS MOWLES.

quelquefois de la douleur lorsqu'il existe une affection rénale; mais il est toujours difficile en pareil cas de décider si cette douleur n'est pas simplement un foyer de névralgie lombo-abdominale. Pratiquée vers l'abdomen, la palpation a plus d'avantages. Elle permet de juger de la situation, de la sensibilité morbide, de l'étendue, de la direction et de la consistance des tumeurs rénales, de la mobilité de l'organe lorsqu'il est simplement flottant. Rayer dit avoir ainsi reconnu la |>osition anomale des reins dans la fosse iliaque ou sur la colonne vertébrale. Un bon moyen qu'il indique pour explorer profondément la région rénale de chaque côté, consiste à appliquer une main en arrière sur la région lombaire et à presser à plat avec l'autre main la région correspondante de l'abdomen, en dirigeant l'extrémité des doigts vers la ligne médiane du tronc.

La percussion rend également de grands services au diagnostic des affections rénales en venant en aide à la palpation ; mais on ne doit pas, ainsi qu'on l'a fait, en exagérer l'importance, et se persuader qu'il est possible de limiter les reins dans l'état sain vers la lésion lombaire. Ce n'est que lorsque l'organe est augmenté de volume, ou déplacé, que la percussion, vers l'abdomen, a quelque utilité (Voy. Lombes).

REINS MOBILES. — La mobilité des reins, que Rayer a fait connaître (Maladies des reins, t. III. p. 783) est due au relâchement de leurs moyens naturels de contention. Désignée aussi sous les dénominations de reins flotta>tts, luxation des reins, cette affection mérite d'autant plus de fixer l'attention qu'elle a été une source d'erreurs fréquentes de diagnostic. Fritz (Arch. de méd., 1859, t. XIV) a résumé dans un bon travail tous les faits connus; et depuis sa publication, Becquet, dans un remarquable travail (Arch. de méd., 1805), Trousseau (Union méd., 1865) ainsi que Dietl et Gilewski, ont ajouté des notions nouvelles a celles déjà connues.

1° Éléments du diagnostic. — Le principal est l'existence d'une tumeur abdominale sous les hypochondres, occupant ordinairement le côté droit, rarement les deux côtés ; la mobilité est son principal caractère. Tantôt le rein n'est pas entièrement déplacé, et alors les deux mains disposées en avant et en arrière comme pour l'exploration du rein sentent facilement l'extrémité inférieure de l'organe, surtout à la lin d'une grande inspiration, et pendant l'expiration on peut refouler la tumeur sous les côtes (Fritz). Tantôt le déplacement est complet, et il est facile d'explorer à travers les parois abdominales, par la palpation et la percussion, la tumeur tout entière formée par le rein, dont on peut apprécier le volume, la rénilence, la surface lisse et la forme ovalaire; son grand axe est dirigé obliquement de haut en has et de dehors en dedans, et il offre en dedans et en haut une dépression sensible (hile du rein). Enfin on peut constater par la pression la vacuité de la région lombaire correspondant au rein déplacé. — En même temps, à une douleur ordinairement peu vive de la région lombaire et se propageant parfois dans la direction des nerfs lombaires et cruraux, se joignent un sentiment de faiblesse et de malaise dans le bas-ventre et des troubles digestifs (nausées, vomissements, digestions difficiles). Dietl signale aussi comme symptômes Yhyperesthésie, V hystérie, Yhypochondrie et surtout les névralgies.

2° Inductions diagnostiques. — Elles découlent naturellement de ce seul exposé des éléments du diagnostic. La mobilité de la tumeur, sa convexité uniforme, quelquefois sa forme, les douleurs pénibles qui se montrent surtout pendant la station droite et la marche, et qui cessent par le repos et le décubitus, ou quand le ventre est maintenu avec les deux mains ou avec une jceinlure, enfin les troubles digestifs plus ou moins prononcés, constituent un ensemble

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