C. Voies génitales
Les obstructions des voies génitales, ebez l'homme et la femme , sont «les causes de stérilité. De plus, chez la femme, il peut y avoir des oblitérations complètes des voies génitales, qui s'opposent non-seulement à la fécondation, mais encore à la sortie des règles, et même à la sortie de l'enfant au moment de l'accouchement. Dans ce dernier cas, l'oblitération du col utérin par des adhérences est accidentelle, et la cause n'en est pas bien connue (Depaul, Acad.de méd., 1800). Mais c'est surtout au point de vue du diagnostic de la rétention du flux menstruel chez la femme que j'ai à m'occuper des obstructions des voies génitales.
Cette rétention du flux menstruel a été principalement étudiée dans ces derniers temps par Bernutz, à qui l'on doit le travail le plus complet qui ait été publié sur ce sujet (Bernutz et Goupil : Clinique sur les maladies des femmes, t. I). Il admet qu'une obstruction des voies génitales existant, on a souvent confondu les effets du liquide sanguin cataménial retenu par l'obsUu le avec plusieurs maladies : la congestion morbide qui marque le début des accidents, avec la métrite ; la distension de l'utérus et des trompes par le sang accumulé en amont de l'obstacle, avec des phlegmons des ligaments larges; et enfin le reflux sanguin dans le péritoine par le pavillon de la trompe, avec une simple péritonite ou une simple hématocHe. Après ces phénomènes aigus, qui peuvent se répéter successivement à plusieurs époques menstruelles, il } aurait encore, comme conséquences intermédiaires ou chroniques de ces rétentions, des concrétions sanguines, des hydropisies de l'utérus et des trompes (kystes tubo-ovariens). Enfin Bernutz considère comme des résultats médiat* la métrite, les phlegmons des ligaments larges et des fosses iliaques qui peuvent alors survenir.
La rétention du flux menstruel se reconnaît, à son début, à des doulettn très-vives vers les parties génitales, en particulier au niveau de l'utérus, et i l'ensemble des phénomènes de la dysménorrhée, on de Yamënorrhée, survenant à l'époque menstruelle; puis apparaît une tumeur hypogastrique dure, globuleuse, qui peut s'élendro en lobes particuliers de chaque côté ait-dfflPB du ligament de Kallope; plus tard enfin se déclarent les phénomènes des hrmorrhagies intra-péritonéales (péritonite et hématocèle; Voy. p. 50-t). L> n'est qu'à la longue qu'il peut se former une hydropisie utérine ou hydmmètru