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SCLÉROSE

santés publications (Journ. de méd.f et Union mêd.y 1847). Plusieurs observateurs en ont publié depuis de nouveaux exemples. Gillette a résumé dans un Mémoire remarquable tous les faits connus (douze), en y joignant deux observations nouvelles , dont une de Nat. Guillot (Actes de la Soc. méd. des hôpit.fS' fasc). Il démontre que le sclérème simple chez l'adulte n'est pas œdémateux comme dans la première enfance.

L'humidité froide en a été la cause habituelle. Il a constamment occupé Ut parties supérieures du corps, il s'est montré à tout àge? et il a affecté plus particulièrement les femmes que les hommes ( : 12 . 2). La peau était généralement pâle, parfois parcheminée et comme tannée; chez la malade de Nat. Guillot (femme de 42 ans), la peau des seins rendait un son tympanique à la percussion. Un œdème dur peut à la rigueur simuler le sclérème chez l'adulte ; Bouillaud en a signalé, sous le nom d'éléphantiasis des membres inférieurs, un exemple remarquable dû à l'oblitération de la veine cave inférieure. J'ai moimême observé, chez un malade de l'Hôtel-Dieu, atteint d'une affection valvulaire du cœur (rétrécissement auriculo-ventriculaire gauche), une anasarque prononcée surtout aux membres inférieurs, où la peau des cuisses offrait la dureté du bois, sans se laisser déprimer ni mouvoir sur les tissus sous-jacents. Mais le siège seul de cet œdème dur au niveau des extrémités pelviennes le distingue du vrai sclérème, qui a toujours occupé les parties supérieures du corps.

Voici comment Gillette expose les différences du sclérème des nouveau-nés et de celui des adultes : « Le sclérème des nouveau-nés débute par les parties déclives, l'autre par les parties supérieures; l'un offre les signes ordinaires de l'œdème; chez l'autre, au contraire, ce n'est qu'une très-rare exception. Chez le nouveau-né, la peau subit un refroidissement considérable; elle conserve dans le sclérème simple sa température normale. Dans un cas, le médecin se trouve en présence d'une maladie des plus graves, que les suffusions internes, séreuses et hémorrhagiques rendent à peu près incurable; dans l'autre, pour peu qu'il mette son malade dans des circonstances hygiéniques favorables et qu'il combatte avec prudence les complications, s'il s'en présente, il finit par arriver à la guérison. »

SCLÉROSE. — Le mot sclérose, d'abord exclusivement employé pour dé signer une altération du cerveau, a été appliqué à d'autres organes, pour dénommer une lésion caractérisée par une induration de tissu due à une exagération des éléments du tissu conjonctif, à une hyperplasie interstitielle de ce tissu, pour employer l'expression des micrographes, avec formation de corpuscules amyloldes, et atrophie des éléments propres de l'organe affecté. Le tissu conjonctif composant la trame de tous les organes, on comprend qu'on puisse trouver partout la sclérose. Cependant c'est une lésion dont les effets n'ont pas encore été suffisamment étudiés.

La sclérose de la moelle êpinièrq a principalement attiré l'attention des observateurs modernes. Bornée aux cordons postérieurs de la moelle et des racines attenantes, la sclérose est la lésion de l'ataxie locomotrice progressive (Voy. p. 404). Mais cette même lésion occupant les cordons antérieurs ou latéraux de la moelle a donné lieu à la paralysie ou à la contracture, Tune et l'autre de ces conséquences se généralisant quand la lésion est disséminée, comme l'ont montré Jaccoud, Vulpian et Charcot. Plus récemment L. Ordenstein a publié un travail sur le même sujet (1868).

Jaccoud a étudié la sclérose diffuse de la moelle et les symptômes qui s'y rattachent dans une de ses leçons cliniques (1807). Une douleur au niveau de la colonne vertébrale, s'étendant aux membres, avec exaspération à la pression

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