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SPASMES

les valves de la tricuspide, et le samg est refoulé dans l'oreillette et dans les veines caves. C'est à ce genre de faits que se rapporte l'insuffisance tricuspide consécutive à la bronchite capillaire, à l'emphysème pulmonaire, à la pneumonie* et que Gouraud a décrite dans sa thèse {Influence pathogén. des malad. pulmon. sur le cœur droit, 1865).

On voit combien sont nombreuses les conditions de l'insuffisance tricuspide. Cependant Parrot a pensé qu'il fallait encore en élargir le cadre, puisqu'il considère les souffles cardiaques dits anémiques comme toujours dus à cette insuffisance.

Jusqu'à ces derniers temps les différents auteurs, et Putain lui-même (Dict. encyclop. des se. méd., t. IV, 1866), ont localisé la production du souffle anémique à l'orifice aortique. Mais Parrot (Arch. de méd., 1866, t. VIII), rapprochant du souille anémique, comme analogues, les murmures qui se produisent dans certaines cachexies, dans l'hypochondrie, l'hystérie, le rhumatisme articulaire aigu et dans les fièvres, en place l'origine à l'orifice auriculoventriculaire droit, en faisant remarquer que tous ces bruits anomaux s'accompagnent ordinairement d'un pouls veineux des jugulaires externes. Aussi les nommet-il tricuspidiens, en les distinguant en passifs ou anémiques, et en actifs ou fébriles. 11 les explique par l'élargissement du cœur droit et des vaisseaux par débilité, ou par intervention immédiate du système nerveux dans les fièvres, élargissement d'où résulterait l'agrandissement consécutif de l'orifice auriculoventriculaire, et partant l'insuffisance de la valvule. Cette manière de voir, très-ingénieuse, ne me parait pas appuyée sur des preuves suffisamment convaincantes. Elle est même fortement ébranlée par deux particularités qui sont d'observation vulgaire dans l'anémie : la propagation du souffle dans les vaisseaux du cou en l'absence du pouls veineux des jugulaires, et la rareté de ce pouls veineux dans l'anémie.

Il n'a nullement été question dans cet article d'une lésion qui accompagne fréquemment le rétrécissement ou l'insuffisance des orifices du cœur; je veux parler de Yinduration avec gonflement plus ou moins prononcé des valvules. C'est que cette induration, dont il a été question dans un article particulier, n'influe que sur la qualité du souffle, qu'elle rend plus ou moins rude, et encore y a-t-il de très-nombreuses exceptions.

SPASMES. — Tout en n'appliquant le mol spasmes qu'aux phénomènes convulsifs des muscles non soumis ou incomplètement soumis à la volonté, il comprend une foule de contractures, que l'on a constatées au niveau des organes de nutrition.

Comme pouvant provoquer les spasmes les plus divers, il faudrait rappeler toutes les causes générales des convulsions, dont les spasmes ne sont que des expressions particulières. Les altérations du sang et certaines névroses (l'hystérie surtout) sont les origines principales de ces accidents convulsifs, dont les phénomènes varient suivant l'organe atteint.

Je ne fais que mentionner certains spasmes hypothétiques ou réels, qui ne méritent pas de description particulière en tant que spasmes. Tels sont : celui du larynx dans la laryngite dite spasmodique; celui des bronches, auquel on a voulu attribuer la production de l'asthme; celui du cœur, qui amènerait une syncope mortelle; celui des intestins ; et ceux des organes génito-urinaires, parmi lesquels, chez l'homme, le spasme des muscles éjaculateurs joue un si grand rôle dans les pertes séminales involontaires. A propos des contractures, j'ai rappelé à leur véritable place les convulsions toniques fonctionnelles si curieuses que Duchenne (de Boulogne) a décrites sous la dénomination de spasmes

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