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AUSCULTATION

rappeler : respiration ordinaire, respiration accélérée et plus profonde, et toux. Cette recommandation est surtout utile chez le vieillard, lorsque l'on soupçonne une affection thoracique, et principalement une pneumonie, maladie si fréquente à un âge avancé, et si souvent obscure.

Tour l'auscultation du cœur, au niveau duquel des bruits anomaux, peu accentués, peuvent quelquefois être pris pour des bruits respiratoires accélérés, ou ceux-ci masquer les bruits du cœur, il est de règle de faire suspendre momentanément les mouvements de la respiration par le malade. Lorsqu'il n'existe pas de dyspnée avec menace de suffocation, cela est presque toujours possible, au inoins pendant un temps très-court, mais suffisant pour permettre ensuite de faire la part des bruits cardiaques ou vasculaires et des bruits respiratoires. La palpation du pouls, pendant l'auscultation des bruits du cœur, est encore un excellent moyen de discerner les deux bruits cardiaques.

Quant à l'auscultation pratiquée dans les régions autres que la poitrine, ou au uiveau des organes situés en dehors de cette cavité splanchnique, j'indiquerai, s'il y a lieu, les particularités de son application à propos de ces régions ou de ces organes. L'auscultation obstétricale sera traitée au mot Grossesse.

3° Signes. — Les signes perçus par l'auscultation varient suivant les organes qui en sont le siège. Tantôt ce sont des résonnances particulières qui se manifestent au niveau d'organes qui sont exempts de tout bruit dans l'état physiologique; tantôt, au contraire, les signes perçus sont des résonnances qui se substituent ou s'ajoutent aux bruits normaux qui se produisent dans les organes. Cette distinction est importante, car, dans le premier cas, il suffit de constater le bruit anomal pour lui attribuer toute sa valeur; tandis que, dans le second cas, les bruits physiologiques modifiés peuvent quelquefois ne l'être pas assez franchement pour que leur signification soit exempte d'incertitude. Pour échapper autant que possible aux difficultés qui en résultent, il faut bien connaître les bruits perçus dans l'état normal. Je vais rappeler sommairement les uns et les autres, mais seulement pour l'appareil respiratoire, l'application de l'auscultation aux autres appareils ayant été traitée dans des articles particuliers consacrés aux régions ou aux organes.

Du côté des organes respiratoires, il ne faut pas oublier que le murmure vésicitlaire normal (comme le retentissement de la voix et de la toux) est d'autant plus intense que les parois thoraciques sont plus minces, et que la pénétration de l'air est plus rapide et plus profonde; qu'à l'origine des bronches, sur les côtés de l'épine, ce murmure prend quelquefois le caractère bronchique; et qu'au sommet des poumons, il est parfois plus intense ri droite qu'à gauche, surtout dans l'expiration (Louis). — Chez les enfants, le bruit respiratoire est habituellement exagéré (respiration puérile), presque souillant même, si l'expiration est rendue plus profonde par un soupir ou toute autre cause. Mais cette exagération serait loin d'être habituelle chez les plus jeunes enfants, suivant Trousseau et Bouchut, ce qui tient à ce que la respiration est très-courte dans le premier âge, comme Barrier l'a fait remarquer. Barrier ajoute qu'il suffit que l'enfant pousse on soupir ou fasse une inspiration profonde, pour que le bruit respiratoire soit presque soufflant. Barthez et Rilliet, qui ont décrit avec détail les résultats de l'auscultation chez les enfants sains ou rachitiques, adoptent celte explication, dont j'ai moi-même pu constater la justesse, à l'hospice des Knfants-Trouvés. Tout dépend donc des conditions d'ampleur ou de vitesse dans lesquelles se font les mouvements respiratoires. — Chez les vieillards, la respiration est assez souvent plus faible, ou bien plus bruyante ou plus rude que chez l'adulte, sans qne

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