AV
/Yj/. 299. — Cristaux d'indigo. — a, tenu- par sublimation. — b , largo* cristaux groupés. — c, petite cristaux.
Fig. 300. — Cristaux d'uroglaucine. — a, ma granuleuse* bleue». — A, masses spbériques. — C, cristaux d'uroglaucine , d'un pourpre violet.
Fig. 301. — Acide hip- Fi/. 302. — Tyrosine (L. purique X. Heale). Beale).
3u4. — Cellules canoéreusea trouvées dans l'ariM d une malade atteinte de cancer de la
l'iy. 305. — Créatine.
Fui, 307. — Sporules de fungns, vibrions (L.
Boale).
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Fig, 308. — Sporules de penicilium glaucum «ant \L. Beale).
Fig. 309. — Sporules cristaux d'oxalate de
de petits (L. Boale).
URINES
de couleur rouge brique, par suite d'une simple excitation fébrile, de l'existence de calculs, de la goutte, etc., et se mélangeant fréquemment aux autres sédiments; 4° Yoxalate de chaux (fig. de la page^UH), reconnaissable à sa forme octaédrique, et observé après l'ingestion de l'oseille, avec des pertes séminales, ou la dyspepsie (Gallois); 5° l'acide hippurique, fig. 301, formant des groupe de cristaux en aiguilles ou prismes irradiés ou étoiles, dont la présence ne suffît pas pour constituer une maladie, puisque cet acide résulte d'un simple trouble de nutrition; 0° la cystine, rencontrée dans les cas de calculs de cette espèce, et ordinairement associée à l'urée et à l'acide urique {Voy. fig. de h p. 465); 7° enfin je dois mentionner encore la leucine, la tyrosine, fig. 3»^ et 303, la créatine, fig. 305, et Yinosite, fig. 300.
L'urine peut laisser déposer, immédiatement après son émission, du sable ou des graviers provenant des reins (gravelle), des fragments d'hydatides, des grumeaux de matière tuberculeuse, etc., qui sont quelquefois fournis par le même organe, ou par les organes voisins, des cellules cancéreuses, fig. 304, et des sporules diverses, des vibrions, fig. 307, 308 et 309.
Les produits contenus accidentellement dans l'urine et qui ne peuvent provenir ni des organes urinaires, ni des éléments habituels de l'urine, sont : le sperme (Voy. Pertes séminales), des poils fournis par des kystes pileux du bassin, des débris de fœtus (grossesse extra-utérine), et enfin des parasites animaux (Voy. p. 305) et végétaux. La recherche, en Kgyple, des ovules du distome /itrma<obte(p.36f>) pourrait, selon Davaine(7Vai<c des Entoz., p. 312l révéler la présence de ce ver, qui se développe dans les veines des parois de !j vessie, en donnant lieu a de l'hématurie et à des troubles plus ou moins graves du côté des organes urinaires. Les ovules agglomérés constituent quelquefois des noyaux de graviers.
On peut tirer parti de ces données dans un assez grand nombre de maladies. Rayer a fait remarquer que le dépôt urinaire, dans la néphrite goutteuse, est presque entièrement composé de cristaux d'acide urique chez les goutteux (Voy. Goutte), tandis que, dans la néphrite simple, le sédiment est généralement formé de poudres amorphes de phosphate de chaux ou d'urates, et de cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien.
B. Caractères chimiques de l'urine.
L'analyse chimique complète de l'urine n'est pas une méthode d'investigation diagnostique plus praticable au lit du malade que l'analyse du sang. Mais to chimie n'en a pas moins rendu de grands services à la clinique en permettant de constater, à l'aide de réactions et de procédés assez simples pour être usuels, certains éléments contenus pathologiquement dans l'urine. La présence de certains de ces éléments anomaux, en etfet, est un signe d'affections graves et par cela même très-importante à reconnaître ; or, ces affections pourraient passer inaperçues ou être confondues avec d'autres maladies, ce que les procédés eu question empêchent heureusement.
On constate facilement l'acidité de l'urine (qui est son état habituel^, son alcalinité, ou son état neutre, à l'aide du papier de tournesol ou du sirop de violettes. L'urine devient alcaline accidentellement sous la simple influence de 'ingestion d'eau de Vichy ou d'autres liquides alcalins, par suite d'abus de fruits ou d'un régime végétal, ou par la transformation de l'urée en sels ammoniacaux. Elle est d'autant plus acide que l'alimentation est plus azotée. Mais on a dû conclure, des conditions nombreuses qui font varier la réaction alcaline ou acitle de l'urine, qu'on ne doit pas attacher une valeur absolue à ces réactions, comme1 on l'avait fait d'abord pour certaines maladies.
URINES
Je n'ai pas à décrire les procédés qui ont pour objet de constater dans l'urine la présence de I'albumine ou de la glycose ; des articles étendus ont été consacrés à ces deux éléments importants de diagnostic, ainsi qu'à 1' albuminurie et à la glycosurie, qui complètent les précédents. Des moyens d'exploration chimique aident aussi à constater la présence du pus ( Voy. p. 31), ou de la bile dans le liquide urinaire. A propos de la présence de la bile, ou plutôt de sa matière colorante, appelée aussi pigment biliaire, j'ai à compléter ce que j'ai dit de sa recherche [Voy. p. 125 et 544).
On peut employer le chloroforme comme réactif, à l'exemple de Gunisset, qui, à 40 ou 50 grammes d'urine contenant la matière colorante de la bile, ajoute 5 à 6 grammes de chloroforme. Le mélange étant agité, prend une belle couleur jaune (Arch. de méd., nov. 1865). — Jaccoud a employé un procédé qu'il dit extrêmement sensible, et qui donne des résultats quand les autres procédés n'en • fournissent pas. C'est une modification du procédé habituel avec l'acide azotique ordinaire, auquel il substitue Vacide azotique monohydraté fumant. Une seule goutte de cet acide ajouté avec une baguette de verre aux couches supérieures du liquide urinaire, dans le verre à expérience, gagne le fond entraînant avec elle une quantité de matière verte dont l'abondance est en raison directe de la proportion du pigment biliaire contenu dans l'urine. Si cela est nécessaire, une seconde goutte est ajoutée, sans que l'on soit jamais obligé de dépasser trois ou quatre gouttes. Si l'on en met davantage, on obtient une teinte d'un vert noir que l'on ramène à un belle couleur vert pré en ajoutant de l'eau (Clin. méd., 1868, p. 846). — Heller, qui a recours comme réactif à l'acide azotique ordinaire, ajoute d'abord une petite quantité d'albumine à l'urine, en couvre le fond d'une assiette blanche, et obtient des flocons verts élégants en y versant quelques gouttes d'acide azotique.
L'analyse chimique a appris que certaines substances introduites dans l'économie ne peuvent pas se retrouver dans l'urine ; que d'autres s'y retrouvent décomposées ; et enfin qu'il en est qu'on y constate en nature, comme les matières colorantes que j'ai rappelées précédemment. L'arsenic et l'antimoine (Orfila), le mercure (Cantu), l'iode, le 1er, le plomb, le sulfate de quinine, sont éliminés par les urines.
Les traces de fer qui passent par l'urine chez les malades qui font usage de ferrugineux donnent une teinte noire au liquide urinaire , si on le traite par la noix de galle. — Pour la recherche du plomb, l'on fait d'abord prendre au sujet 254 30 centigrammes tfiodure de potassium trois fois par jour; puis un morceau de sulfure de potassium, contenu dans un linge assez épais est laissé dans l'urine pendant cinq minutes. S'il existe du plomb dans le sang, il a été transformé en iodure de plomb par l'iodure de potassium et éliminé par les reins; cet iodure de plomb, en contact avec le sulfure de potassium contenu dans l'urine est rapidement décomposé, et il se forme du sulfure de plomb noir insoluble qui reste dans le linge (Reeves, Austral, méd. Record, 1861). — Les iodures, comme l'iodure de potassium, se constatent en humectant avec l'urine du papier blanc collé, et en versant sur la couche de liquide une goutte d'acide nutrique qui s'empare de la potasse en mettant à nu l'iode qui produit une coloration bleue en se combinant avec l'amidon du papier. Degauquier (Bull, de Thérapeut., 1864) a signalé le sulfure de carbone comme le réactif le plus sensible de l'iode et des iodures contenus dans les liquides, et en particulier dans l'urine. Pour 5 grammes de liquide à analyser , on ajoute 2 à 5 gouttes d'un mélange composé de parties égales d'acide nitrique pur à 36°, et d'hypochlorite de chaux liquide concentré ; si le liquide est incolore et contient Woilwï. - Dict de Dlagn. 2- édit. 60