VERTIGES
nable, des cicatrices et des déformations hideuses, ou des gonflementt œdémateux éléphant iasiques. Assez fréquemment pour que Rufz et plusieurs autres observateurs en aient vu chacun plusieurs exemples, on rencontre de* amauroses temporaires ou persistantes, des hémiplégies complètes ou des paralysies d'un seul membre. On a encore vu une hémicrânie rebelle, Yhypochondrie et un mutisme complet malgré la liberté entière des mouvements de la langue (Seisson, Rufz), être la suite d'une piqûre de serpent.
Ces particularités sont pour nous intéressantes à connaître, car elles permettent de remonter à la cause de phénomènes qui pourraient nous paraître inexplicables ou nous induire en erreur, si nous les constations chez des malades de ce genre venus d'outre-mer. Mais en France on peut aussi, dans certaines contrées, la Vendée par exemple, rencontrer des cas nombreux de morsures de vipère. Yiaud-Grand-Marais a publié, en 1860, un livre intéressant basé sur 203 observations qu'il a pu rassembler. Il signale les deux empreintes des dents vénéneuses comme étant habituellement à peine visibles, plus ou moins écartées suivant la grosseur de la tète du reptile. La rétraction de la peau peut faire disparaître à leur niveau toute trace de piqûre. Il a constaté que la mort avait eu lieu 24 fois, sur les 203 faits qu'il a réunis, environ dans la huitième partie des cas.
VENTEUSES (Maladies). — Voy. Pnkumatoses. VERS INTESTINAUX. — Voy. Entozoàikes.
VERTÉBRALE (Région). — Voy. Rachis.
VERTIGES. — Le vertige consiste en une sensation momentanée de tournoiement et, dans la station droite, dans un défaut d'équilibration qui fait que l'on cherche un point d'appui pour éviter une chute, qui a lieu quelquefois. Le vertige avec perte de connaissance caractérise une forme d'ÉHLEPSiE Mais en dehors de cette maladie, il a lieu avec conservation de la conscience individuelle, ainsi que l'a fait remarquer Trousseau, dans sa Clinique médicale de V Hôtel- Dieu; et alors il se présente comme un symptôme ou comme une maladie (névrose). Max Simon a fait un très-bon travail sur le vertige nerveux (Mèm. de VAcad de méd., 1858).
Gomme symptôme, le vertige se rencontre dans une foule de conditions en apparence contradictoires, c'est-à-dire avec la congestion (active ou par stase sanguine) du cerveau, et avec son anémie. Le vertige n'est donc pas, comme on le croit souvent encore, un signe presque exclusif de congestion cérébrale et un signe avant-coureur iïhémorrhagie du cerveau. On le rencontre aussi nonseulement dans les affections cérébrales et méningienncs en général, et surtout dans la paralysie générale des aliénais (où il affecte la forme épileptique), mais de plus dans les maladies d'organes éloignés (vertige sympathique), surtout lorsque ce phénomène est prédominant ou en apparence isolé.
La détermination de l'origine du vertige symptomatique est un point capital du diagnostic, surtout lorsque ce phénomène est prédominant ou en apparence isolé. Il faut songer, en effet, qu'en dehors des affections cérébrales et des affections fébriles graves (fièvres typhoïdes), ce phénomène peut résulter des affections des organes centraux de la circulation avec stase sanguine vers la tète, des maladies des organes respiratoires avec dyspnée extrême, dans lesquelles le vertige semble indiquer une asphyxie commençante, des affections des organes digestifs, et surtout de la dyspepsie stomacale, d'une indigestion. d'un embarras gastrique (vertige stomacal). Les entozoaires des voies digestives donnent également lieu à des vertiges et à d'autres accidents nerveux {Voy. p. 359). Le wrtige est encore produit par la constipation, par des empoison-