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VES8IE

nements (narcotiques, septiques), par certaines intoxications, par la goutte, par la maladie de Brigth, par tous les genres d'anémie. Enfin il est, avec la syncope, un des premiers signes de la rage.

Le vertige nerveux considéré comme névrose doit être admis lorsqu'il se produit spontanément ou par des causes accidentelles, en dehors de celles que je viens de rappeler.

VÉSICULES. — VÉSICULEUSES (Affections). — Les soulèvements peu étendus de l'épidémie par une sérosité ordinairement transparente, auxquels on a donné le nom de vésicules, se rencontrent comme signes d'un assez grand nombre d'affections cutanées. Ce sont: les diflérentes variétés d'HERPÈs, I'eczéma, la miliaire, la gâte, Y éruption scarlatineuse, exceptionnellement celle de la rougeole, la varicelle, certaines varioloïdes, la variole au (niveau du pharynx), et les syphilides dites vésiculeuses.

En outre de ces affections, dans plusieurs desquelles les vésicules confluenles peuvent se convertir en bulles, je dois rappeler encore : les si'damina, qui sont un symptôme important de quelques affections , et notamment de la fièvre typhoïde; les vésicules sublinguales que l'on a cru constater dans la coqueluche et dans la rage; et enfin l'éruption vésiculeuse qui peut accompagner beaucoup de piqûres d'animaux parasites ou venimeux, ou succéder à des frictions irritantes, comme celles avec de la teinture d'arnica, par exemple, qui est si fréquemment employée, avec Yhuile de crolon, le tartre stibié. Comme complément de cet article , voyez le mot Bulles.

VESSIE. — La vessie est entièrement cachée derrière le pubis et dans la profondeur du bassin dans l'étal sain, et ce n'est que lorsqu'elle est plus ou moins fortement distendue par l'urine qu'elle s'élève vers l'abdomen dans la région hypogastrique et même jusqu'au delà de l'ombilic, où elle constitue une sorte de globe qui est comme inséré par sa base dans la concavité pelvienne.

1° Maladies, — La vessie est atteinte (Ihémorrhagies (Voy. p. 490, b), de cystite, de calculs, de paralysie, de distension (Voy. Rétentions d'urine, p. 921), de ruptures. Mais la vessie peut paraître affectée lorsque ce sont les reins et les voies urinaires qui en partent (calices, bassinets, uretères) qui sont réellement atteints, et qui lui transmettent du sang, du pus, des calculs

2° Symptômes. — Outre la douleur spontanée qui peut exister au niveau de la vessie, c'est surtout celle que provoque la miction, et les troubles qui caractérisent cette dernière, qui ont une valeur clinique ( Voy. Miction). La sortie involontaire de l'urine par le vagin indique chez la femme une solution de continuité, ou fistule vésico-vaginale. Les qualités de Purine sont une source importante de données diagnostiques, et notamment lorsqu'elles contiennent des matières filantes (mucus) qui s'accumulent dans le fond du vase, et qui indiquent l'existence d'une cystite. L'émission goutte à goutte de l'urine est un signe de paralysie de la vessie.

V exploration de la vessie se fait à l'aide de différents moyens. — L'inspection constate quelquefois la saillie de la région inférieure et moyenne du ventre par le globe urinaire ayant acquis un grand volume. Mais celte saillie globuleuse ne peut être jugée à la simple vue comme appartenant nécessairement à la vessie (Voy. Tumeurs). — Lsl palpation sent que celle tuméfaction est uniforme, plus ou moins dure, plus ou moins fluctuante ; mais l'application de la main à l'hypogaslre peut constater la saillie de la vessie distendue, bien avant qu'elle y forme un relief apparent. — Le toucher par le rectum chez l'homme, et par le vagin chez la femme, donnent plus de probabilité au diagnostic en faisant sentir sous le doigt et antérieurement la saillie globuleuse et élastique de la vessie. —

1108 V1TILIGO.

La percussion produit une niatité à convexité supérieure et occupant exactement t'axe vertical de l'abdomen, ce qui, lorsque la tumeur est fluctuante, la distingue aisément de l'ascite, dont la matité a au contraire des limites à concavité supérieure. — Mais le moyen par excellence de constater si une tumeur hypogastrique est due à la distension de la vessie, c'est le cathètérisme vésical, qui, en donnant issue à l'urine, fait disparaître la tumeur, et qui, à la manière dont l'urine s'échappe de la sonde, permet de juger de la contraclililé de la vessie. Cette contrartililé est intacte si le jet de l'urine est lancé en avant avec plus ou moins de force et d'une manière continue; elle est diminuée ou abolie, et par suite il y a paralysie complète ou incomplète, si le jet sort en bavant après le jet primitif, ou seulement par la pression exercée sur la région hypogastrique. Il se produit quelquefois un singulier bruit de gargouillement vésical au moment du cathètérisme qui a été signalé par Higguet, et dont il a été question au mot Gargouillement (p. 434).

VIBRATIONS THORACIQUES. — Voy. Voix thoracique.

VIEILLESSE. — Voy. ÂGES.

VIPÈRE. — Voy. Venins.

VIRGINITÉ. — Voy. Hymen.

VISCÉRALGIE. — Les névralgies des viscères sont un des points les plus obscurs de la pathologie. Si, en se fondant sur des considérations anatomiques, on a démontré comme l'a fait Jolly {Dict. de méd. et de chir. prat., article névralgie), que des douleurs nerveuses indépendantes de toute lésion pouvaient occuper les différents organes internes, une difficulté insurmontable n'en exista pas moins dans l'état actuel de la science ; c'est celle de pouvoir distinguer, au lit du malade, les viscéralgies des autres affections douloureuses des organes.

Si l'on excepte la gastralgie et I'entéralgie, tout est obscurité dans le diagnostic des autres viscéralgies, et ce n'est que par des subtilités de raisonnement que Ton peut chercher à l'établir. Si l'on y arrive par voie d'exclusion, il reste toujours du doute sur la légitimité du diagnostic porté, et des doutes d'autant plus sérieux que, dans la même région, les organes sont plus nombreux.

Ces réflexions s'appliquent à Yhépatalgie, à la nèphralgie, à la cystalgie, à Vhystéralgie. Lorsque ces viscéralgies existent réellement, on ne peut que les soupçonner par voie d'exclusion, surtout lorsque les douleurs alternent avec d'autres névroses douloureuses bien caractérisées. Quant à affirmer que la viscéralgie est incontestable, cela me parait impossible. Je n'insiste donc pas davantage sur ce sujet.

VITILIGO. — Le vitiligo, décoloration partielle de la peau dans des points ordinairement bien délimités où elle manque de pigment, ce qui la fait dénommer aussi achromie, peut être congénital ou accidentel. Les taches sont d'un blanc laiteux, irrégulières, en stries ou en plaques; elles ne sont accompagnées ni de chaleur ni de démangeaisons, elles siègent principalement au scrotum chez l'homme, mais aussi dans d'autres régions.

Dans la maladie d'Addison, il n'est pas rare de constater des tlots de vitiligo au milieu des surfaces bronzées, où le pigment semble s'être réfugié. Chez les nègres atteints de cette décoloration, elle contraste vivement avec la couleur noire de leur peau.

Bazin considère comme dû au parasite crvptogamique de la teigne pelade le vitiligo qui a son siège de prédilection au cuir chevelu, et qui est caractérisé par des surfaces décolorées de forme ovalaire ou circulaire, par l'altération des caractères physiques des cheveux, et surtout par une coloration beaucoup plus

VOIX. VOIX THORAGIQUE. 1109 *

foncée de la peau au pourtour des parties blanches, par suite d'hypersécrétion pigmentaire.

Quoi qu'il en soit, on ne devra pas confondre le vitiligo avec les surfaces blanches qui résultent de cicatrices avec destruction du derme. L'irrégularité du tissu cicatriciel, lorsqu'elle existe, suffit pour établir la distinction ; mais il n'en est pas de même quand ces inégalités manquent. C'est ce qui explique comment J. Franck a décrit comme vitiligo des hydropiques ou des femmes grosses les cicatrices en lignes blanches qui résultent de la distension exagérée des parois abdominales.

VOIX, VOIX THORAGIQUE. — Les modifications de la voix sont fréquentes dans les maladies. Outre la diminution d'intensité ou l'abolition de la voix qui constituent I'aphonie, il en est qui, sans avoir la même importance, sont utiles à rappeler. Tels sont les changements de timbre et de tonalité que subit la voix dans les affections suivantes. Elle est altérée dans la pharyngite tonsillaire, comme si le malade avait dans la gorge un corps volumineux, et parfois elle est en même temps nasonnée; elle est modifiée dans son timbre, sa tonalité et sa puissance, suivant N. Guéneau de Mussy, dans la pharyngite granuleuse; elle est grave dans le coryza; aiguë et parfois même un peu chevrotante (Woillez) dans la pleurésie avec épanchement; nasonnée dans h paralysie du voile du palais , et avec les calculs de cet organe; entrecoupée et expirée avec peine dans la paralysie du diaphragme. Ces particularités montrent l'intérêt qu'il y aurait à étudier plus complètement qu'on ne l'a fait jusqu'ici les modifications du timbre et de la tonalité de la voix articulée dans les maladies. L'examen laryngoscopique peut éclairer sur l'existence ou l'absence d'une lésion laryngienne expliquant l'aphonie, ou révéler un anévrysme de l'aorte altérant la voix.

La voix thoracique est celle qui résonne dans les cavités aériennes sousglottiques, dont les vibrations y produisent des phénomènes pathologiques utiles au diagnostic, et qui sont perçus par l'auscultation et la palpation. Les premiers de ces phénomènes sont la bronchophonie, la pectoriloquie, Yégophonie, la voix soufflée, et le bourdonnement amphorique de la voix. Les phénomènes constatés par la palpation sont les modifications que subissent les vibrations des parois thoraciques pendant l'exercice de la parole.

La bronchophonie, qui résulte de la condensation du tissu pulmonaire par infiltration, compression ou induration, est presque toujours un signe complémentaire de la respiration bronchique ou soufflante. Tantôt il semble que la voix du malade, devenue bourdonnante et diffuse, se passe dans le voisinage de l'oreille de l'explorateur, comme dans la congestion pulmonaire, la compression des poumons par des tumeurs, etc.; tantôt elle a un timbre moins moelleux, comme métallique (pneumonie), et il n'est pas rare, dans ce dernier cas, de voir coïncider avec la bronchophonie un souffle articulé, à chaque mot prononcé, et semblable au souffle de la respiration. Ce phénomène de la voix, qui est bronchique et soufflant à la fois, n'a pas suffisamment fixé l'attention des observateurs : je l'ai plusieurs fois constaté dans la pneumonie et dans la pleurésie avec épanchement.

La pectoriloquie, signalée par Laennec comme signe de cavernes pulmonaires, semble se passer, en effet, dans des cavités plus vastes que la bronchophonie, et c'est à tort que Skoda n'a pas tenu compte de cette distinction sous le prétexte que la bronchophonie et la pecloriloquie sont réunies par des nuances intermédiaires insaisissables (Voy. p. 184). La pectoriloquie n'est pas constante dans les cas de cavernes.

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